voilà,encore un chapitre que, comme d´habitude, j´espère que vous allez aimer, parce que là j´ai de moins en moins de temps à conacrer à ma fic, mais vous inquiétez pas, je continuerais coûte que coûte!! allez bonne lecture!!
Chapitre 7 : Une langue bien pendue
A l’instant ou Raphaël allait répondre, ils entendirent le battant de l’autre côté de la porte qui s’ouvrait.
-Prépare-toi, lui chuchota Raphaël.
Ils se tinrent tout deux dans un coin sombre de la cale et attendirent.
Le jeune homme qui entra dans la pièce portait des vêtements bleus et blancs, d’un style orientale, et il chaussait des sandales. A en voir sa coupe de cheveux, il avait désespérément tenté de les coiffer une arrière, mais quelques épis lui opposaient une résistance farouche.
-Fait chier, s’écria-t-il, où sont les toilettes bon sang ?
A cet instant, Mathias et Raphaël bondirent sur l’intrus et essayèrent de le mettre hors d’état de nuire.
Malheureusement pour eux, l’inconnu sortit son arme, une épée courte à lame recourbée, et la pointa vers ses agresseurs, ce qui stoppa net leur élan.
-Hé là, dit-il avec arrogance, vous ne tenez pas à vos vies tous les deux ? s’exprima-t-il en parfait français. Vous êtes qui ? Je vous ai jamais vu sur le bateau !
-Vous savez très bien pourquoi ! répliqua Raphaël. Vous nous avez enfermé ici, je ne sais encore pour quelle raison, mais c’est votre jour de chance aujourd’hui : je n’ai pas avec moi mon arme avec moi, sinon je vous aurai volontiers empalé du bout de ma rapière.
-Décidément, tu ne tiens pas à ta vie, dit le jeune homme roux, avec un sourire sur le visage.
-Si je dois mourir aujourd’hui, déclara Raphaël avec dignité, alors je mourrai avec courage de la main d’un lâche.
-Mourir est une erreur stupide, répliqua le jeune homme, qu’on soit courageux ou lâche.
Mathias se précipita alors sur le jeune homme roux, qui à a plus grande surprise, évita sa charge en faisant un salto arrière digne du plus grand acrobate, tandis que Mathias s’étala lamentablement par terre.
-Hé, du calme !! dit le jeune homme roux en riant. Je ne veux de mal à personne !
-Quoi ? s’étonna Raphaël. Vous n’êtes pas un de ces bandits qui nous ont enlevé ?
-De quoi vous parlez, là ? répondit le jeune homme en riant. On est sur un bateau de voyage, là !
-Un bateau de voyage, tu dis ? lui demanda Mathias. Alors comment ça se fait que nous étions attaché dans la cale ?
Mathias lui expliqua alors la situation dans laquelle ils étaient avant qu’il arrive. Le jeune homme roux hocha gravement la tête, avant de déclarer :
-Je n’y suis pour rien dans ces histoires, et si vous voulez, je vous aiderais à vous venger de ces esclavagistes en leur faisant tâter de ma lame !! Ah oui, j’oubliais !! Je m’appelle Hong Yunsung !
-D’où tu viens ? lui demanda Mathias
-De Corée, mais tu ne dois pas connaître où c’est, vous les occidentaux, vous ne voyagez pas beaucoup en Orient.
-Et d’où vous viens le savoir de notre langue ? lui demanda Raphaël
-On se tutoie s’il te plaît, ça me rend mal à l’aise de vouvoyer quelqu’un.
Après avoir brièvement fait la moue, l’épéiste accepta finalement sa proposition, et ajouta :
-Enchanté de faire ta connaissance, Younsoung.
-Non, c’est Yunsung, corrigea-t-il avec amusement.
-Alors, comment ça se fait que tu parles notre langue ? demanda une nouvelle fois Mathias.
-Hé bien en fait, j’en sais pas plus que vous !!
-Quoi ? s’énerva Raphaël. Arrête de te moquer de nous, veux-tu ?!
-C’est vrai, j’vous dis !! se défendit le jeune coréen avec véhémence. La seule chose que je sais, c’est que j’ai pu parler un peu toutes les langues après être entré en possession de cette amulette !
Accompagnant ses paroles, il sortit un pendentif caché sous ses vêtements. Le bijou était serti d’or, mais au centre, un morceau de métal brillait d’une lueur…maléfique.
A cet instant, Mathias sentit qu’une force obscure essayait de s’emparer de son esprit. Sa peau pâlissait à vue d’œil, et ses yeux commençait à dégager une lueur rougeâtre.
Le changement fut tellement rapide que Raphaël, qui n’était pourtant pas homme à s’effrayer pour rien, eut envers Mathias un mouvement de recul involontaire.
Après quelques secondes, Mathias réussit enfin à reprendre le contrôle de lui-même, et sa peau retrouva à peu près sa couleur naturelle, mais elle restait de plus en plus pâle à chacun des assauts de l’entité maléfique qui l’habitait pour prendre le contrôle de son corps. Bientôt, il ne serait plus en état de se contrôler, et la présence diabolique qui le possédait envahirait totalement son esprit il ne faisait rien. Le temps lui était compté.
-Ca va ? lui demanda Yunsung, qui retira sa main de la garde de son épée.
-Oui, ça va mieux, lui répondit Mathias
-Qu’est-ce qui s’est passé ? l’interrogea Raphaël
-Ne t’inquiète pas pour moi, répliqua Mathias, et sortons de ce bateau.
-Désolé, déclara Yunsung, pas maintenant.
-Je savais que tu étais avec les gredins qui nous ont enlevé, traître !! proféra Raphaël avec colère. Et maintenant,vous allez nous empêcher de sortir d’ici ?!
-Hé doucement !! se défendit Yunsung. Ne t’emballe pas comme ça, mais si vous voulez sortir vivant de ce bateau, vous feriez mieux d’attendre que nous soyons à quai !
-Et pourquoi ? demanda Raphaël
-Tout simplement parce que vous n’avez pas d’armes, et que près de soixante matelots seront près à vous étriper si vous pointez le bout de votre nez dehors ! Et en supposant que vous réussissiez à vous emparer d’une caravelle pirate à mains nues, est-ce que vous seriez capables de le diriger ?
-Je crois que ce sont des raisons suffisantes pour rester dans les cales jusqu’à ce que nous arrivions, non ? suggéra Mathias
-Très bien, grommela Raphaël, je pense que nous n’avons pas vraiment le choix, n’est-ce pas ?
-Hé ben dis donc, t’en a pris du temps pour comprendre, je pensais que tu étais plus vif d’esprit !! plaisanta Yunsung.
-Cesse de te moquer, tu veux, ou je te transperce du bout de !…
Raphaël porta sa main là où se trouvait d’habitude son épée, mais se rendit compte avec confusion qu’il avait oublié qu’elle n’était plus avec lui.
-Bon, je vous laisse, s’excusa Yunsung, je dois remonter sur le pont, sinon les pirates se douteront sûrement que je vous ai vu dans la cale.
-Mais…juste une question, demanda Raphaël, suspicieux. Comment n’as-tu pas pu t’apercevoir que le bateau sur lequel tu montais était un bateau pirate ?
-C’est sûrement très courant chez les pirates que de déguiser leurs activités, notamment en faisant semblant de faire du transport maritime. Heureusement que je vous ai rencontré, quand j’y pense…
-Et pourquoi ? demanda Mathias, perplexe.
-J’aurai sûrement subi le même sort que vous, après leur avoir servi de couverture : ils m’aurait assommé, pris mon arme(à ces mots, Mathias remarqua qu’il serrait son épée beaucoup plus fort que de coutume), et j’aurai été condamné à servir dans une famille de riches marchands…Et le pire, dans tout ça, c’est qu’ils m’ont fait payer très cher le billet pour entrer à bord !! Mais je vais me rembourser moi-même bientôt !
-Tu…tu peux me la prêter ? demanda Mathias, d’un air hésitant, en désignant l’épée du jeune homme roux.
-Quoi, mon épée ? dit le jeune homme. Après un instant d’hésitation, Yunsung tendit son épée à Mathias.
-C’est l’un des trésors de la famille Seung, dit il, non sans un certain respect. Sa lame possède le don de révéler les sentiments les plus profonds du cœur de celui qui s’y reflète.
Mathias se regarda dans l’épée. D’abord, il ne vit que le scintillement de la lumière sur l’épée. Mais, petit à petit, la lueur se faisait de plus en plus forte, et il s’était vu terrasser les ténèbres en l’objet de Soul Edge avec une épée qui dégageait une lueur bleutée, réconfortante.
Mais cette image s’effaça, pour laisser place à des flammes qui montaient de plus en plus haut sur la lame. Il se voyait, un rictus sauvage sur le visage, démembrer…
-Des enfants…murmura Mathias, effrayé et déconcerté par cette vision d’horreur.
Les enfants, il le savait, possédaient une âme pure et innocente, encore vierge de toute souillure, et il essayait d’ignorer du mieux qu’il le pouvait l’appel lancinant d’une partie de lui…qui réclamait des âmes….d’enfants. Et l’épée qu’il tenait, l’Epée maudite, roulait l’œil qu’elle possédait en son centre avec une lueur de plaisir effréné.
-Alors, qu’est-ce que tu as vu ? demanda Yunsung avec curiosité.
-Oh, rien d’important, répondit Mathias, en se tirant à regret de sa torpeur.
-Bon, dans ce cas, je m’en vais, dit Yunsung…
-Attends !! s’écria, Raphaël. Tu ne vas pas nous laisser mourir de faim comme ça ? demanda-t-il, paniqué.
-Une fille m’accompagne pendant mon voyage. Je lui expliquerais la situation, et je suis sûr qu’elle voudra bien vous apporter à manger !! dit Yunsung, en regardant Mathias d’un air appuyé.
Il ferma finalement la porte sur un Raphaël bougon, et un Mathias interloqué, qui se demandait bien à quoi pouvait bien ressembler cette fille dont parlait Yunsung.