Bravo , je suis ta fic depuis le debut sans poster de commentaire mais là je me dois de te feliciter c´est tout simplement génial . Continue comme ça
.
J´espère que ce n´est pas réellement la fin!Elle est trop bonne ta fic!Continue!T´es mon idole
je plaisante ; )
J´ai adoré ce chapitre ! Bravo ! J´ai hâte à la suite ( Soul Calibur 2) ! ![]()
merci
là j´ai plus internet mais rassurez-vous!! je continuerais mon histoire, je posterai juste un peu moins souvent, c´est tout.
blue-toad45 t´inkiète pas c pas la fin y aura encore deux épisodes et celui là c´est que le premier
voilà la suite, profitez en je pourrais pas poster avant longtemps.
Partie 2 : Soul Calibur
Chapitre 1 : Résurrection
-Réveille-toi…
Cette voix qui résonnait dans sa tête…Pas encore !
-Réveille-toi, Siegfried…se fit entendre la voix d’un ton plus autoritaire.
Une odeur de mort, de chair en putréfaction et de sang chaud lui monta aux narines et manqua de le faire se sentir mal. Sachant déjà ce qui l’attendait, il ouvrit doucement les yeux, afin de retarder l’inévitable.
Des centaines de cadavres l’entouraient, le regardant de leurs yeux vides et ternes. Tous semblaient porter sur lui un regard accusateur. La plupart des cadavres étaient horriblement mutilés, il leur manquait un bras, une jambe, ou bien même la tête.
-Non, ce n’est pas moi…murmura Siegfried. Ce n’est pas possible…
-Si, c’est toi le responsable de tout ça…lui murmura insidieusement la voix. C’est toi…
La dernière phrase résonna dans sa tête comme une condamnation.
-Non ce n’est pas moi ! !! s’écria le jeune chevalier. C’est toi, c’est ta faute ! ! Je n’y suis pour rien dans le meurtre de tous ces innocents ! !
Des larmes s’échappèrent de ses yeux et creusèrent des sillons sur ses joues tandis que la voix murmurait impitoyablement :
-Mais je suis toi, Siegfried…lui chuchota la voix. Quand le reconnaîtras-tu enfin ?
-Non, tu n’es pas moi ! ! hurla Siegfried. Tu n’es…qu’un monstre !
-Tu t’insultes toi même, Siegfried, lui répliqua la voix d’un ton moqueur. Regarde tous ces gens…
-Non, implora Siegfried. Non, pas ça…
-Regarde…insista la voix d’un ton sans réplique.
Une force étrange et invisible força Siegfried à tourner la tête malgré lui et à regarder le spectacle désolant qui s’offrait à ses yeux.
Il se trouvait au centre de la place du village, inondée de cadavres. Des cadavres d’hommes, de femmes, et d’enfants jalonnaient les rues.
Les dalles des rues qui desservaient la place principale du village étaient recouvertes du sang des villageois, au point même qu’on ne pouvait même plus distinguer les dalles, le sang s’étant infiltré dans les crevasses qui se formaient entre celles-ci jusqu’à les remplir.
A ses yeux s’étendait un paysage apocalyptique : les murs des maisons léchées par les flammes étaient éclaboussés de sang, et la plupart des maisons étaient en ruine.
-Comment ai-je pu…se lamenta le jeune chevalier.
-Accepte enfin ta vraie nature…lui susurra doucement la voix. Laisse-toi emporter…Laisse-moi te guider…Je te montrerai la voix si tu m’obéis…Et tu sera récompensé…
-Toutes ces années, ces trois années que j’ai passé à ton service, je les ai passé à tuer des innocents pour toi ! ! cria Siegfried au désespoir. Tu devais ressusciter mon père ! ! Et tu m’as menti ! !!
-Je peux encore le faire, Siegfried…lui murmura la voix. Je peux rendre la vie à ton père…Si tu m’en laisse le temps…Si tu restaures ma puissance…
-Père, qu’ai-je fait ? ! se lamenta Siegfried. Pardonnez-moi, Père ! !
-C’est pour ton père que tu as fait ça, lui souffla la voix. Tu n’as pas à te faire pardonner, il serait fier de toi…
-Non ce n’est pas vrai ! ! s’écria le jeune chevalier. Père était un homme juste et bon, et il n’aurait jamais voulu que je devienne ce que je suis s’il était encore vivant…Si je ne l’avais pas tué…Ô, Père, pourquoi ne t’ai-je pas obéi ? Pourquoi a-t-il fallu que je quitte le droit chemin pour devenir un vulgaire brigand ? Si je t’avais obéi, si seulement j’avais aidé les villageois à reconstruire le village au lieu de devenir un voleur, tu serais encore en vie…
-C’était ton destin, Siegfried…lui répondit la voix. Et c’est le destin qui t’a mis sur mon chemin. Laisse-moi t’aider une nouvelle fois…
-Si c’est le destin qui t’a mis sur ma route…alors je vais le prendre en main, dit d’une voix résolu le jeune chevalier. Je déciderais seul de ma destinée…
Sur ses paroles, il leva son épée et la dirigea contre lui.
-Nooon ! !! résonna la voix à l’intérieur de son esprit torturé.
Au moment fatidique, Siegfried s’arrêta. Il semblait une nouvelle fois se livrer à une lutte intérieur, comme lorsqu’il avait affronté ce jeune homme à la cathédrale quatre ans auparavant. Un jeune homme qui lui ressemblait…
-Que fais-tu ? ? hurla la voix dans sa tête. Veux-tu nous tuer tous les deux ? Si tu nous tues, tu ne pourras jamais revoir ton père !
-Tu as sûrement raison, répliqua Siegfried. Père doit sûrement se trouver au paradis, et moi, si je me tues, je brûlerai dans les flammes de l’enfer, à cause de tous les péchés que j’ai commis. Mais si ça peut t’empêcher de tuer, alors je le ferai ! !
-Tu ne retrouveras pas ton père comme ça ! ! lui répondit la voix
-Si je te tues, je pourrais mourir en paix ! ! lui rétorqua Siegfried. Et comme ça je n’aurai pas à rougir devant mon père, si je le croise dans l’au-delà…
La lame de l’épée se rapprochait dangereusement de son objectif, menaçant de transpercer Siegfried.
-Non, je t’en empêcherai ! ! rugit la voix.
Alors qu’elle était presque arrivé à son but, son épée s’arrêta, et s’éloigna inexorablement.
-Non… gémit Siegfried. Je dois réussir…
-Tu ne réussiras pas!! s’exclama la voix, triomphante!! Tu m’appartiens!!!
-Non, je suis moi, murmura le jeune chevalier, résistant du mieux qu’il pouvait aux assauts de l’entité maléfique qui menaçait d’envahir son esprit. Et je n’appartiens à personne…
-Tu es à moi!! jubila la voix.
A cet instant, les fragiles barricades du fragile esprit de Siegfried finirent par céder sous les assauts constants de l’entité maléfique.
-Nooon!!! hurla Siegfried au désespoir.
L’armure noire du chevalier maléfique remplaça peu à peu celle qu’il portait, mais s’arrêta au bas de son torse. Le bras droit de Siegfried fut brusquement pris de convulsions violentes. Un bruit de déchirement écœurant se fit entendre tandis que trois énormes doigts faisaient leur apparition.
Soul Edge n’avait pris que partiellement le contrôle de Siegfried, mais assez pour contrôler son corps. Et que Soul Edge ne prenne totalement possession de lui n’était qu’une question de temps.
Siegfried poussa au fond de lui un cri de désespoir, tandis que Nightmare refaisait son apparition.
L´ensemble reste toujours excellent malgré quelques maladresses comme par exemples:
- Cette phrase un peu mal tournée:
" Une odeur de mort, de chair en putréfaction et de sang chaud lui monta aux narines et manqua de < le faire se sentir mal>."
- Quelques répétitions comme celle-ci avec le terme " cadavre":
" Des centaines de < cadavres> l’entouraient, le regardant de leurs yeux vides et ternes. Tous semblaient porter sur lui un regard accusateur. La plupart des < cadavres>..."
" Il se trouvait au centre de la place du village, inondée de < cadavres>. Des < cadavres> d’hommes, de femmes, et d’enfants jalonnaient les rues."
- Aussi cette " question/réponse" qui m´a parue bizarre...:
" -Non, ce n’est pas < moi>…
-Si, c’est < toi> le responsable de tout ça…"
- Encore une petite répétition:
" Les dalles des rues qui desservaient la place principale du village étaient recouvertes du < sang> des villageois, au point même qu’on ne pouvait même plus distinguer les dalles, le < sang> s´étant infiltré dans les crevasses qui se formaient entre celles-ci jusqu’à les remplir."
Tu aurais pu mettre: " Le sang" puis " Ce dernier" par exemple, ça aurait rendu moins lourd le texte ; )
Et pour le reste je n´ai rien vu d´autre, toujours aussi bien présenté, sans fautes du beau boulot, continue ![]()
J´suis l´seul à avoir donné mon avis? Moi qui voulait lire... :/
J´adore la suite ! Je n´y reproche rien du tout ! J´ai hâte à la prochaine ! ![]()
en effet, il y a plusieurs maladresses qui ont échappé à ma relecture, j´essaierai de faire plus attention la prochaine fois, merci Lizardo
Sinon, je viens de terminer le second chapitre, j´espère qu´il vous plaira autant que les autres, bonne lecture!!
Chapitre 2 : Le réveil du démon
La lune blafarde éclairait d’une lumière fantomatique le petit sentier, qui courait entre les herbes folles qui le bordait.
Plus personne n’empruntait ce sentier. Beaucoup disait qu’il était hanté par le fantôme d’un défunt voyageur, assassiné par une bande de voleurs peu scrupuleux. Depuis, l’esprit du voyageur était censé errer dans ce petit sentier, s’en prenant à tout ceux qui osaient poser leurs pieds sur ce petit chemin sinueux.
Une autre thèse, plus probable, expliquait l’arrêt de la fréquentation de ce sentier . Les grands axes de circulations, plus sûrs, faisant leur apparition, le chemin était déserté.
Peu de choses troublaient maintenant le calme de ce paysage spectral, à part quelques voyageurs désireux de passer inaperçu, où les quelques bandits voulant passer entre les mailles de l’Empire français, et par là échapper à l’échafaud.
Cependant, des bruits inhabituels venaient troubler la tranquillité de ce paysage. Des voix s’élevaient dans les airs, nombreuses.
Un groupe d’individus, probablement des brigands, entourait un jeune voyageur isolé. Ils rançonnaient sûrement les voyageurs passant sur le chemin perdu, et le jeune homme venait de tomber à travers leurs mains.
Les voleurs étaient pour la plupart assez jeunes, les plus jeune étant âgé d’à peine onze ans, manifestaient cependant beaucoup de confiance en eux, du fait de leur avantage numérique.
Le voyageur, lui, paraissait avoir une vingtaine d’années environ. Il était robuste, et ses yeux verts regardaient tout autour de lui, comme pour chercher une porte de sortie. Ses traits, délicats, étaient cependant marqués par la souffrance, comme s’il avait traversé de longues années d’affliction. A ses flancs pendait une épée, reflétant la lumière du clair de lune. Le jeune voyageur semblait terriblement inquiet.
Le chef des voleurs s’approcha du voyageur et lui dit :
-Avant d’alléger ta bourse, pourrais-je connaître ton nom?
- Je m’appelle Mathias. Fuyez, vous n’avez aucune chance contre moi!! lui répondit-il d’un air inquiet. Fuyez, ou je ne pourrais plus rien faire pour vous!!
-Oh, mais c’est gentil de t’inquiéter pour nous! répliqua le voleur d’un ton moqueur. Puisque les présentations ne sont pas ton fort, passons à l’étape supérieure. Donne moi ta bourse, tu veux?
-Tiens, lui répondit-il en lui lançant une bourse de cuir. Maintenant, laisse-moi tranquille et va-t-en, ou tu risque d’y laisser ta vie.
-Voyez-vous ça? lui répondit le voleur d’un ton arrogant. Mais, vois-tu, je n’ai pas l’habitude de laisser de témoins en vie. Tuez-le!!
Tous les voleurs foncèrent sur Mathias, leurs dagues dirigées vers lui.
Trente dagues s’enfoncèrent en même temps dans le corps de Mathias, qui écarquilla les yeux de surprise et de douleur. Les voleurs retirèrent leurs dagues. Mathias resta debout quelques instants, du sang coulant de ses plaies.
Soudain, une aura rouge l’entoura, l’enveloppant dans un nuage rouge. Ses yeux, verts foncés, changèrent de couleur et virèrent au rouge.
Surpris par ce changement soudain, les reculèrent lentement.
-Que faîtes-vous? brailla le chef. Continuez, attaquez!!! Tuez-le une fois pour toute!!!
Ébranlés un instant, les voleurs attaquèrent tout de même, retrouvant confiance en eux grâce à leur chef.
Mathias ne semblait plus être lui-même, et ne se contrôlait plus du tout. Deux voleurs foncèrent vers lui, dagues levées. Mathias poussa un cri de rage inhumain, et son aura les repoussa plus loin.
Effrayés, les voleurs commencèrent à fuir, et ce fut la débandade. Chacun courrait de son côté, et ils se dispersaient comme un troupeau de moutons à l’approche du loup.
Mathias fonça sur les deux voleurs qui l’avaient attaqué, et leur porta un coup d’épée qui leur trancha la tête. Deux nuées lumineuses s’échappèrent du corps de deux voleurs. Mathias étendit sa main vers elles et les absorba.
Il étendit la main et une barrière rouge, de la même consistance que l’aura qui l’entourait, s’éleva de la terre, formant un mur imperméable à toute évasion. Les voleurs étaient pris au piège.
Il s’ensuivit alors un massacre spectaculaire, et le sol, ne pouvant plus contenir le sang qui coulait à flots, laissa déborder les vagues d’hémoglobine qui s’échappaient des corps de victimes de Mathias. Il n’épargna personne, et les plus jeunes comme les plus vieux s’effondrèrent aux pieds du jeune homme.
Après à peine une minute, après avoir massacré tous les voleurs, il s’approcha de leur chef, un sourire dément lui barrant le visage.
Le voleur, lui, se recroquevilla de peur, dans un coin du mur rouge, la peur lui déformant le visage.
-Je t’avais dit de fuir quand tu le pouvait!! lui dit-il
-Je t’en supplie, épargne-moi!! le supplia le voleur. Ne me tues pas, pitié!!!
-Désolé, je n’ai pas l’habitude de laisser des témoins en vie, répliqua-t-il, son sourire d’aliéné s’élargissant.
Il enfonça son épée dans le ventre du voleur, qui hurla de douleur. Du sang se mit à couler de sa blessure, se mélangeant avec l’urine qui s’échappait de son pantalon. Mathias tourna l’épée dans la plaie, encore et encore, faisant redoubler les cris de souffrances du voleur. Un sourire sadique étirait ses lèvres.
Le chef des pillards finit par expirer, dans un dernier soupir d’agonie. Les âmes des voleurs défunts quittèrent alors les corps de leurs propriétaires, et se mirent à tourbillonner dans les airs. Après en avoir fini avec le chef des voleurs Mathias étendit la main vers les âmes de ses victimes, et dit avec avidité :
-Venez…Donnez-moi votre force!!
Les âmes, au lieu de tourbillonner dans tous les sens, prirent une direction différente. Toutes les âmes se dirigèrent vers Mathias et entrèrent dans son corps. Il en absorba tellement en même temps qu’il se mit à briller d’une lueur bleutée.
Le jeune homme rit alors d’un rire dément avant de s’effondrer sur le sol, au milieu de ses victimes.
Bon sang, ta fic est géniale. Encore bravo ! ![]()
La seule chose à reprocher : " Soudain, une aura rouge l’entoura, l’enveloppant dans un nuage rouge.". Là, je ne mettrerais pas le mot rouge, deux fois, dans la même phrase. J´aurais ^lutôt dit " Soudain, une aura rouge l’entoura, l’enveloppant dans un nuage de la même couleur." ou quelque chose du genre, mais bon... Rien n´est parfait, de nos jours !
J´adore ta fic ! Continu ! ![]()
la suite ds quelques jours, fidèles lecteurs!! ![]()
J´ai bien hâte ! ![]()
Chapitre 3 : La vision.
« Ne te donne pas cette peine, je suis déjà mort, lui dit Mathias. Désolé Mitsurugi, mais ma famille m’attends là haut…Adieu…
Mathias avait fermé les yeux avant que l’obscurité l’engloutisse totalement.
Le jeune homme avait ouvert lentement les yeux. Des visages aux traits flous flottaient devant lui.
-Suis-je encore en train de rêver ? s’était-il dit
-Hé, il revient à lui !! ! s’était écrié une voix qu’il connaissait.
Sa vue avait commencé à devenir plus précise, et il avait vu Mitsurugi penché sur lui.
-Hé, Mathias, ça va ? lui avait demandé le samouraï d’un air inquiet.
-Où sommes-nous ? avait dit Mathias d’une voix faible.
-On est dans une auberge du village, pas loin du château, avait répondu Mitsurugi. Ca faisait trois jours que tu était dans le coma !
-Comment…comment se fait-il que je sois encore en vie ? avait demandé le jeune homme
-La fille qui était arrivé au château, elle a réussi à te sauver de justesse ! avait répondu Mitsurugi. Et l’homme au bâton, il t’a porté jusqu’ici. Tu peux les remercier, tu leur dois la vie !
La jeune fille et son ami se tenaient dans un coin isolé de la pièce, comme si ils craignaient de déranger les deux camarades dans leur conversation.
-Hé, toi ? demanda Mathias
La jeune fille avait d’abord regardé autour d’elle avant de comprendre que c’était à elle que le jeune homme s’adressait.
-Oui, c’est à toi que je parle ! avait dit Mathias en riant. N’aie pas peur, viens !
La jeune fille s’était alors approchée doucement du lit de Mathias. Le jeune homme voulut se lever pour saluer la jeune fille, mais une douleur lancinante avait couru le long de ses membres, et l’avait cloué à son lit.
-Ne bouge pas, tu n’es pas encore remis de tes blessures !! avait dit la jeune fille en se précipitant vers lui. Tu n’es pas encore en état de bouger !
-C’est…toi qui m’a sauvé ? lui avait doucement demandé Mathias, le souffle coupé par la douleur.
-Oui, c’est moi, avait répondu la jeune fille. Mais ne me remercie pas, c’est tout à fait normal : je n’ai pas pour habitude de laisser quelqu’un mourir sous mes yeux sans rien faire.
-Merci quand même, avait dit le jeune homme en souriant. Quel est ton nom ?
-Je m’appelle Xianghua, lui avait répondu la jeune fille. Et toi ?
-Et toi ? demanda Mathias au jeune homme.
-Je m’appelle Kilik, avait-il simplement répondu. Et je voudrais aussi te remercier.
-De quoi ? lui avait demandé Mathias, surpris.
-Nous n’avions plus la force de combattre ce monstre, avait-il répondu, et Dieu seul sait ce qui serait advenu du monde si tu ne l’avais pas battu. Mais je pense quand même qu’on aurait dû le tuer…
-Ah Kilik, tu ne vas pas recommencer avec ça !! lui avait reproché la jeune fille.
-Hé bien, enchanté, avait dit le jeune homme. Mon nom est Mathias.
Un violent mal de tête l’avait soudain prit, lui faisant pousser des cris de douleur atroces. Des images lui venaient à l’esprit, défilant sous ses yeux à une vitesse vertigineuse. Mais ce qui était étrange, c’était que ces images représentait quelqu’un qu’il n’avait jamais connu…ou plutôt qui lui rappelait quelqu’un, mais il n’arrivait pas à s’en rappeler.
Toutes les images qu’il voyait représentait un homme blond aux cheveux longs, à plusieurs étapes de sa vie. Une de ces images semblait représenter le jeune homme blond au début même de sa vie : sa naissance. Une femme poussait des cris aigus, en plein travail d’accouchement, dans une cathédrale qu’il ne connaissait que trop bien : la cathédrale d’Ostreinbhurg.
Cette image s’était ensuite effacée de son esprit pour laisser place à celle d’un petit garçon, tenant une épée à deux mains, se battant contre un homme deux fois plus grand que lui. L’enfant avait failli toucher l’adulte, et celui-ci avait dit en riant : C’est bien, mon fils, continue comme ça ! Tu deviendras un grand chevalier !!
Cette image avait à nouveau été remplacée par une autre scène. Cette fois-ci, le petit garçon était devenu un jeune homme. Il portait une armure scintillant au clair de lune, sa Zweihander reflétant les éclats de l’astre nocturne; et une bande de jeunes garçons était à ses côtés. Ils guettaient tous ensemble un petit chemin de campagne ; certains aiguisaient leurs épées, et d’autres chuchotaient en riant.
Un convoi s’était finalement montré. Des croisés entouraient un carrosse tiré par quatre chevaux. Ca devait apparemment être un convoi important pour être gardé par des croisés, et les compagnons du jeune homme se frottaient les mains à l’idée des montagnes d’or qui les attendaient. Ils s’étaient alors tous mis à regarder le jeune homme blond, qui semblait être leur chef. Le jeune homme s’était levé lentement, et après avoir passé en revue l’ensemble de ses forces, il avait donné le signal de l’attaque.
Les jeunes pillards avaient déferlé sur le convoi tous en même temps, suivi de leur chef. L’un des soldats qui accompagnait le convoi, et qui à l’évidence était leur chef, avait rapidement donné des ordres à ses subordonnés pour parer la vague de voleurs qui allait s’écraser sur le convoi.
Onze des jeunes voleurs avaient péri sous les coups des chevaliers lors de l’assaut, mais ce qui restait des voleurs avait rapidement submergé les dix chevaliers qui entouraient le convoi et ils avaient massacré tous les croisés, à l’exception de leur chef, qu’ils avaient assommé.
Lorsque le chef des croisés avait repris connaissance, les jeunes pillards l’avaient forcé à poser les genoux à terre et à s’incliner devant le jeune homme blond qui arrivait devant lui, son épée couverte de sang. Le chef des croisés se tenait visage contre terre, maintenu par quatre voleurs, et ne pouvait ainsi se relever pour voir le visage du jeune chef des voleurs.
-C’est toi le chef ? lui avait demandé le jeune homme blond.
-Qui es-tu, bon sang ? lui avait dit le chevalier en guise de réponse. Tu ne peux pas être un simple voleur pour pouvoir manier une Zweihander !!
-Je suis tout simplement celui qui va te tuer, lui avait simplement répondu le jeune homme. Maintenez-le ! dit-il aux voleurs qui le tenaient. Tu devrait être heureux de mourir par ma main, ajouta-t-il, c’est un grand honneur pour un misérable tel que toi !
-Avant de mourir, pourrais-je savoir qui est mon bourreau ? demanda le chevalier.
-Je suis Siegfried Von Schtauffen, d’Ostreinbhurg, répondit-il. Maintenant, prépare-toi à mourir !!
-Quoi ?! ! dit le chevalier. Ce n’est pas possible, Siegfried, tu ne me reconn…
La lame de Siegfried avait coupé court aux paroles du chevalier, et sa tête était allé voler quelques mètres plus loin.
Le jeune homme blond avait pris sa tête et l’avait levé avec triomphe devant ses alliés, puis enlevé le casque. Le visage du chevalier était déformé non par la peur, mais par une surprise presque douloureuse. Le visage était celui de l’homme qui l’avait entraîné au maniement des armes, son propre père !
La scène dramatique s’ était évanoui pour laisser place à un autre acte de son histoire. Cette fois-ci, le jeune homme était tout seul. Il avait l’air de sortir d’un combat éreintant, et il se tenait devant une épée (son épée…). Il semblait avoir vieilli de plusieurs années, et une souffrance intense marquait son visage. Mathias n’aurait pu dire si cette expression de douleur était occasionnée par une blessure, ou si cette expression était restée inscrite sur son visage depuis qu’il avait tué son père. Mais lorsque Siegfried avait vu l’épée qui lui faisait face, l’espoir et la joie avaient chassé la tristesse et la souffrance de son visage, et il s’était emparé avec un sourire radieux de la poignée de la lame.
L’expression de joie qui avait fait son apparition disparut aussi vite qu’elle était partie, et avait été remplacée par une sentiment d’horreur extrême. Des tentacules rougeâtres de l’épée démoniaque avaient entouré le bras du jeune homme, qui avait crié de peur. Il avait désespérément secoué la main afin de faire tomber les tentacules qui agrippaient son bras, mais celles-ci continuaient de s’étendre à tout son corps. En quelques instants, tout son corps avait été recouvert de tentacules rouges, qui se solidifièrent en formant une armure. L’armure avait changé de couleur, et était devenue azure. Puis tout devint noir.
Soudain dans le noir couleur d’encre où il se trouvait, Mathias avait vu briller une lueur rouge, maléfique. Le chevalier maléfique, entouré de flammes, s’avançait lentement vers lui, et la force spirituelle de Nightmare était tellement intense que les genoux de Mathias avait plié sous son poids.
-Tu portes ma marque, avait dit le chevalier. Tu m’appartiens !! !
Le chevalier avait levé son épée.
-Nooooon !! !! avait crié le jeune homme.
Lorsque l’épée l’avait touché, il s’était décomposé en des centaines de milliards de petites particules. Elles se recomposaient petit à petit, mais ce qu’elles formaient n’était plus du tout lui… Il était revêtu d’une armure azure, et tenait de son bras horriblement déformé une épée avec un œil au milieu. Il était devenu Nightmare !
Par quel pouvoir venait-il de voir le destin tragique de l’homme qui était prédestiné à devenir Nightmare ? Et quel était le sens de cette vision étrange ? Il l’ignorait…ou plutôt il le savait, mais il préférait ne pas y penser.
-Hé, Mathias, reprend-toi !! lui avait dit une voix sortie de nulle part.
Les images de ses visions s’étaient effacés pour laisser place une nouvelle fois à un Mitsurugi inquiet.
-Hé, qu’est-ce que tu as ? Ca va ? lui avait demandé Mitsurugi.
-Oui, avait-il répondu après avoir secoué la tête un instant. Mais il y a quelque chose de bizarre…
-Quoi ? lui avait demandé Mitsurugi, curieux.
-J’ai eu des visions…lui avait répondu Mathias. J’ai vu Nightmare…
A ces mots, Xianghua et Kilik avaient vivement tourné la tête, et Kilik avait demandé à Mathias, inquiet :
-Et qu’est-ce que tu as vu ?
Mathias leur avait raconté toutes les visions qu’il avait eu. Mitsurugi avait ouvert de grands yeux ronds en signe d’étonnement, tandis que la frayeur avait à nouveau envahi le visage de la jeune fille. Kilik, quant à lui, semblait réfléchir sur le sens des visions de Mathias.
-Qu’est-ce qu’il y a, Kilik ? lui avait demandé Mathias. A quoi tu penses ?
-Il n’est pas mort…murmura Kilik.
-Quoi ?! avait dit Mathias, interloqué. Mais c’est impossible, tu as vu aussi bien que moi l’état dans lequel il était !!
-Le pouvoir de la Soul Edge a dû le soigner, lui avait répondu la jeune fille.
-Et elle t’envoie un avertissement, avait poursuivi Kilik, pour te dire que…ce n’est pas fini, qu’elle reviendra, et qu’elle…
-Qu’elle quoi ? lui avait demandé Mathias, de plus en plus effrayé par les révélations de Kilik.
-Qu’elle prendra possession de toi ou qu’elle te tueras…lui avait répondu d’un air lugubre.
-Comment peux-tu savoir tout ça ? lui avait demandé Mitsurugi.
-Je viens d’un temple caché de l’Empire Ming, le temple de Ling-Sheng-Tsu, et là-bas j’étudiais la purification des énergies maléfiques. Pour ce faire, il fallait savoir interpréter les moindres signes, y compris les rêves, pour déceler les manières de purifier une source maléfique.
-Je n’en ai jamais entendu parler, avait répliqué Mitsurugi, suspicieux.
Le jeune homme avait baissé un instant les yeux, et avait serré dans son poing un talisman qui pendait à son cou.
-C’est normal…avait-il répondu doucement. J’ai tué tous les habitants du temple, lors de la cérémonie où je devais succéder au gardien de l’un des trois trésors sacrés de mon temple…
-Et tu veux que je fasse confiance à un assassin ?! avait demandé Mitsurugi.
-Arrête, tu ne sais pas de quoi tu parles !! lui avait violemment lancé Xianghua.
-Laisse, Xianghua, ce n’est pas grave, lui avait dit le jeune homme. J’ai tué tous les habitants du temple, y compris celle que je considérais comme ma propre sœur…Xianglian…
Des larmes s’étaient mises à couler lentement sur ses joues.
-J’ai été pris de folie pendant la cérémonie et je les ai tous tué, avait poursuivi Kilik. Quand j’ai repris mes esprits, j’étais dans la maison d’un vieil homme, qui se faisait appelé le Edgemaster…et j’avais ce pendentif au cou, celui que Xianglian portait toujours, un des trois trésors sacrés du temple… Il m’a dit que ce qui m’avait rendu fou, c’était une lueur verte émanant d’un morceau de métal...Un fragment de Soul Edge… Je me suis entraîné sans relâche pour maîtriser la technique de purification du mal, et depuis ce jour, je suis déterminé à détruire cette épée maudite, afin que le poids de mes péchés disparaisse.
-Cette épée n’est pas maudite, et je m’en emparerai un jour !! lui avait lancé le samouraï. Tu ne pourras donc pas la détruire.
-Je te déconseille de t’en emparer, avait répliqué Kilik, ou je serais obligé de te vaincre pour détruire l’épée…et tu risques de ne pas t’en sortir vivant.
-On parie ? lui avait hargneusement demandé Mitsurugi.
Mathias, voyant que la conversation s’engageait sur un terrain risqué, avait essayé de détourner la conversation, mais ce fut Xianghua qui avait mis un terme à la dispute.
-N’oubliez pas que nous avons un convalescent ici !! les avaient grondé Xianghua !! Allez ouste, disparaissez de ma vue !! Allez réglez vos disputes ailleurs !!
-Mais…avait protesté Mitsurugi
-Non, il n’y a pas de « mais » qui tienne, dehors, avait-elle dit en le poussant vers la porte. Et ça vaut pour toi aussi Kilik !!
-Quoi, moi ? Mais je n’ai rien f…
-J’ai dit dehors, un point c’est tout !! lui avait dit Xianghua d’un ton autoritaire.
Kilik, voyant qu’il que Xianghua commençait à s’énerver sérieusement, avait préféré battre en retraite. Quant à Mitsurugi, elle avait dû le traîner dehors.
-Ah, enfin un peu de calme !! avait soupiré Xianghua.
-Tu sais que tu est effrayante quand tu t’énerves, Xianghua ? lui avait dit Mathias avec un sourire.
-Oui, je sais, Kilik et Maxi me le disent aussi !! avait répondu la jeune fille avec un sourire taquin.
-Maxi ?! Tiens, tu le connais aussi ? lui avait demandé Mathias.
-Tu sais où il est ? lui avait demandé Xianghua, inquiète. La dernière fois que je l’ai vu, il se battait avec un horrible géant armé d’une hache. J’espère qu’il va bien…
-Oui bien sûr, l’avait rassuré le jeune homme, il est soigné par des paysans dans un village pas très loin d’ici !
-Ouuufff !! ! avait soupiré Xianghua !! Merci de m’avoir rassuré !
-Merci à toi plutôt ! lui avait répondu Mathias.
-De quoi ? lui avait demandé la jeune fille, interloqué.
-D’avoir ramené le calme !
La chambre dans laquelle il était couché avait résonné de leurs rires joyeux, avant de replonger dans le silence.
Trois jours plus tard, Mathias était totalement remis de ses blessures, ce qui ne manqua pas d’attirer l’attention de Kilik et l’étonnement de Xianghua.
-Quoi ! Tu es déjà guéri ?! s’était étonné la jeune fille.
-Je me sens parfaitement bien en tout cas !! avait répondu le jeune homme.
-Hum, étrange, s’était dit Kilik, un humain normal ne se remet pas aussi vite de blessures aussi grave…Mathias, qu’es-tu à la fin ?
Après des adieux poignants pour Xianghua, alors qu’il ne la connaissait que depuis quelques jours, et bien froids pour Kilik, le jeune homme se tourna vers Mitsurugi.
-Bon ben…au revoir alors, lui avait dit Mathias
-A un de ces jours, p’ti gars, lui avait dit Mitsurugi.
-On ne se reverra sûrement plus, Mitsurugi, lui avait répondu le jeune homme ; je pense qu’un adieu conviendrait mieux aux circonstances…
-Si ce qu’a dit l’autre cinglé au bâton s’avère vrai, on se reverra sûrement, et plus tôt que tu ne le crois, lui avait dit Mitsurugi avec un air malicieux.
-Et qu’est-ce que tu vas faire en attendant ? lui avait demandé Mathias.
-Je vais continuer ma quête, et trouver un moyen de restaurer la Soul Edge, lui avait répondu le samouraï. Et toi, que vas-tu faire ?
-Moi, c’est simple, lui avait dit Mathias. Je vais oublier…Ou du moins je vais essayer…
-Hé bien bonne chance, alors, lui avait dit Mitsurugi. Mais ton destin finira par te rattraper un jour, ne l’oublie pas. Je te laisse méditer là-dessus, à bientôt !!
-C’est ça, si tu le dis…lui avait rétorqué Mathias.
Et là après s’être fait leurs adieux particuliers, ils étaient partis, chacun de leur côté. Les fils de leur destinée, après s’être joint ensemble pendant un peu plus d’un an, s’étaient défaits lorsqu’ils s’étaient séparés. Leurs destins se rejoindraient sûrement, mais se rencontreraient-ils une nouvelle fois en tant qu’amis ? Ou Soul Edge se mettrait-elle en travers de leur amitié ? L’avenir le dirait….
dsl mé je pourrais pas venir pendant un certain tps, surtout à cause de l´école,mais ne vs inquiétez pas je continuerai ma fic! en attendant laissez le maximum de coms svp, ça fera le livre d´or de la fic!! ![]()
Je viens de lire ta Fic et je la trouve géniale continue !! ![]()
D´accord ! Ce chapitre fut bon et long ! Ça veut vraiment la peine d´être lu ! ![]()
voilà encore un chapitre supplémentaire de ma fic, mais j´ai eu beaucoup de mal et très peu de tps pr le faire, alors j´espère que vs apprécierez
Chapitre 4 : Déchéance
A partir de ce jour, Mathias s’était plongé dans la débauche, afin d’oublier l’horreur. Il s’était soûlé tous les jours, et les taverniers se réjouissaient toujours de l’avoir comme client : bien qu’il s’était laissé aller au point de ne plus se laver au moins plusieurs mois d’affilée, il payait toujours une tournée générale, et consommait énormément, parfois quatre à cinq litres d’alcool par jours. Certains disaient même en plaisantant que son sang était fait de bière.
Les prostitués aussi étaient heureuses de lui soutirer de l’argent : il venait plusieurs fois par semaine, même parfois plusieurs fois par jours, afin de satisfaire ses plus bas instincts.
En quatre ans, il était progressivement arrivé à noyer ses souvenirs dans l’alcool, et se transformait peu à peu en loque humaine. Mais un jour, il avait franchi un nouveau pas dans l’horreur.
Depuis peu, il faisait des rêves étranges, effrayants. Il rêvait toujours du chevalier maléfique, mais ce qui était terrifiant, c’est qu’il pouvait sentir chacune de ses émotions : la joie qu’il ressentait quand il massacrait des gens au hasard, et le plaisir qu’il prenait à les faire souffrir, il le ressentait au plus profond de lui-même comme ses propres sentiments, et il se dégoûtait.
Une nuit, il s’était mis à rêver de son village natal. Il arpentait les rues de son village, et disait bonjour aux villageois qu’ils rencontraient, et ceux-ci le lui retournaient chaleureusement .
Ses pas le conduisaient progressivement vers sa maison, et il s’était arrêté à la limite de la propriété de sa famille. Sa demeure était toujours intacte : pas de toit effondré, pas de murs brûlés, et surtout pas de cadavres aux alentours.
-Ma…maison…s’était dit Mathias.
Tout à coup, il s’était mis à rire aux éclats, en se tenant le ventre.
-Bien sûr, ce n’était qu’un rêve !! s’était dit le jeune homme.
Il était tellement obsédé par cette histoire de chevalier diabolique qu’il en avait fait de cauchemars !! Son village était encore entier, et tout le monde était encore en vie !
-Hé grand frère !! s’était écrié une voix fluette.
Un petit garçon, le portrait craché de Mathias, s’était mis à courir vers lui.
-Qu’est-ce que tu fais, Mathias ? lui avait reproché le petit garçon. Ca fait des heures qu’on te cherche partout !! Maman était très inquiète !!
-Toi aussi tu étais inquiet ? lui avait demandé Mathias.
-Moi j’aurai bien souhaité que tu disparaisse, mais après j’aurai été obligé de prendre ta place pour travailler avec Papa !! lui avait lancé le petit garçon avec espièglerie.
la maison.
-Attends, je vais te faire regretter ce que tu as dit !! lui avait dit Mathias.
-Pour ça il faudrait que tu m’attrapes !!
Il s’était mis à courir après son petit frère, et après l’avoir rattrapé, il s’était gentiment battu avec lui, jusqu’à ce que leur mère les rappelle finalement.
-Enfin, tu es de retour !! Regarde dans quel état tu es !! l’avait grondé sa mère.
-Mais…
-Il n’y a pas de mais, va te laver tout de suite !! lui avait dit sa mère. Après tu viendras manger avec nous, mais dépêche-toi, sinon il ne restera plus de viande pour toi et tu devras te contenter de soupe !!
Après s’être lavé soigneusement dans un cabanon à l’extérieur de la maison, il s’était essuyé et avait enfilé ses vêtements. Il s’était ensuite dirigé vers la maison, afin de partager son repas avec sa famille.
Mais lorsqu’il fut devant la porte de sa maison, sa mère avait poussé un cri strident, tandis que son petit frère, effrayé, s’était reculé dans un coin de la pièce.
-Ne nous tuez pas, je vous en prie !! avait hurlé sa mère, hystérique.
Elle s’était jeté entre son petit frère et lui, comme pour protéger son fils. Mais de qui, Mathias se le demandait.
-Sortez de chez moi, je vous en prie !! avait supplié sa mère.
-Mais qu’est ce qui se passe Mam…
La vision de son bras droit l’avait empêché de continuer à parler. Il était énorme, et comportait trois doigts démesurément grands.
Tandis que son regard parcourait son corps, une expression d’horreur envahissait son visage.
Il était vêtu d’une armure azure couverte de taches de sang.
Tout à coup, sa vue s’était soudainement brouillé, et il s’était vu à travers un brouillard obscur frapper sa mère avec une épée étrange(la Soul Edge ?? ) jusqu’à ce qu’il n’en reste qu’une bouillie informe sur le sol. Son petit frère, quant à lui, se terrait dans un coin de la pièce en hurlant de terreur. Mathias s’était lentement avancé vers lui. La maison de campagne avait résonné d’un cri aigu avant de retomber dans le silence.
Mathias s’était réveillé en sursaut, le front couvert de sueur. Et il avait pleuré. Pas de tristesse, bien qu’il en ressentait, mais de peur : dans son rêve, il avait ressenti du plaisir à massacrer sa famille, sa propre famille !!
Depuis ce jour, ses rêves le tourmentaient sans cesse, et il se dégradait de jour en jour, s’imbibant tellement d’alcool que si on avait approché une flamme près de lui, il aurait brûlé instantanément.
Un jour, un petit mendiant lui avait demandé de l’argent au détour d’une petite ruelle très peu fréquentée. Le petit garçon paraissait âgé d’à peine neuf ans, et ne portait pour se protéger que des haillons troués où le vent s’engouffrait sournoisement. Il arrivait tout juste à se tenir debout, ses pieds bleuis par le froid le soutenant à peine. Et il ressemblait énormément à son petit frère défunt.
Ce qu’il craignait le plus s’était finalement accompli. Ses yeux virèrent au rouge tandis que son teint pâlissait à vue d’œil. Un nuage rougeâtre l’enveloppa. Le petit mendiant, effrayé par ce soudain changement, avait voulu s’enfuir, mais ses jambes l’avaient trahis, et il avait lourdement chuté sur le verglas. Mathias, lui, s’était lentement approché de sa proie, un sourire sadique déformant son visage. Il s’était mis à piétiner le petit enfant en riant aux éclats, d’un rire dément. Il avait continué à le piétiner en jubilant, même lorsque le corps du petit enfant ne donnât plus signe de vie.
Au bout d’un moment, lorsque la cervelle du jeune vagabond avait giclé hors de la boîte crânienne qui le contenait, une lueur bleutée s’était extraite du corps de celui-ci. De par ses mouvements, elle semblait totalement autonome, vivante. Mathias avait instinctivement tendu la main vers la lueur bleutée, qui avait instantanément pris la direction de sa paume ouverte. Lorsqu’elle avait pénétré le corps du jeune homme, il avait pu ressentir la peine et la souffrance de l’âme du jeune mendiant, et ce sentiment lui avait procuré un sentiment de jouissance sans équivalent.
C’était alors qu’il était dans cet état de béatitude qu’il avait pris conscience de la gravité de son acte. Ses yeux avaient repris leur couleur normale, et sa peau avait récupéré son teint naturel, bien qu’elle conservât un teint légèrement pâle.
Il s’était agenouillé devant le petit cadavre qui gisait à ses pieds, la neige commençant déjà à le recouvrir.
Combien de temps il avait pleuré, il ne le savait lui même. Mais il s’était finalement relevé et avait traîné le corps du petit garçon sur un terrain vague afin de lui faire une sépulture décente. Il avait creusé la neige de ses mains, qui commençaient à bleuir sous l’effet du froid. Il avait creusé encore et encore, jusqu’à ce qu’il ne sente plus ses doigts. Il avait délicatement déposé le cadavre du petit garçon dans la fosse, puis l’avait recouvert de terre gelée. Il l’avait tué, et c’était la moindre chose qu’il puisse faire pour amoindrir son péché. Mais il savait au fond de lui même que rien ne pourrait effacer la trace de son crime : il en porterait le fardeau jusqu’à la fin de ses jours.
Néanmoins, il avait fait un baluchon de toutes les affaires qu’il possédait et était parti en quête de rédemption.
«Peut-être pourrais-je trouver un moyen de me libérer de l’influence de Soul Edge…s’était-il dit en s’éloignant de la ville qui l’avait accueilli. Et si je ne peux le faire, je détruirait la Soul Edge, et j’empêcherai d’autres de subir le même sort que moi…ou que Siegfried… »
Il était sûrement recherché par les autorités, car il ne s’était pas soucié des badauds qui, chemin faisant, l’avaient aperçus traînant le corps du jeune garçon. S’il se faisait prendre, c’était l’échafaud assuré. Mais cette idée, loin de le terrifier, l’avait plutôt réconforté : il ne méritait plus de vivre, et il n’en ressentait d’ailleurs plus l’envie. Mais le sentiment qu’il ne devait pas échouer dans sa tâche, qu’il devait à tout prix détruire Soul Edge, l’avait finalement emportée sur son attirance pour les terres d’outre-tombe, et il avait pris la route, fermement décidé à détruire Soul Edge coûte que coûte.
Sans qu’il en ait conscience, le rouages de son destin se mettaient en place.