Kemal Bourhani. L’homme pressé
Un but comptant pour du beurre à Auxerre et une première titularisation samedi dernier à Marseille semblent l’avoir remis en course. Pur sang condamné par les blessures aux courses d’obstacles, Kemal Bourhani n’a pas renoncé à ses ambitions. Mais le Comorien sait qu’à 26 ans, le temps est compté.
Il n’élude pas la question centrale de son parcours professionnel. Car, depuis toujours, Kemal rime avec « j’ai mal », respire plus souvent l’odeur des salles de soins que l’herbe verte des pelouses. Propulsé à vingt ans sur le devant de la scène par Guy Lacombe à Guingamp, Bourhani est aujourd’hui un attaquant pas encore accompli.
En pointillés
Evidemment, tout n’est pas sombre dans un parcours breton tracé en pointillés. La plus belle éclaircie s’est dessinée il y a deux ans, lors de la remontée de Lorient. « J’ai joué 23 matchs, marqué quelques buts (NDLR : 10). J’ai vécu des choses que je n’oublierai jamais. » Comme cette accession célébrée du balcon de la tribune du Moustoir en compagnie de Johan Audel, sorte de clone rencontré l’été précédent dans le hall d’un hôtel proche de la gare où les dernières recrues lorientaises venaient de poser leurs bagages.
Peur d’en avoir fini
Six semaines plus tôt, un genou qui rencontre un crampon havrais et Kemal Bourhani, brillant et fragile comme le cristal, se brisait. Des petits morceaux qui nécessiteront de très longs mois pour être nettoyés. Le Comorien plaide un peu coupable, par crainte de l’après. « Cela venait de moi. J’ai voulu à tout prix éviter l’opération. » Blessé en avril, il ne reprendra qu’en janvier, en ayant le sentiment d’avoir longtemps marché sur le fil du rasoir. « J’ai même l’impression d’avoir eu de la chance, car à un moment, j’ai eu vraiment peur. Heureusement, j’ai eu le soutien du staff technique et médical et des joueurs. Ils m’ont beaucoup apporté. »
« Je touche du bois »
Il comptera surtout sur la confiance indéfectible d’un entraîneur qui s’engagera pour lui obtenir une prolongation d’un an quand la vox populi l’avait déjà enterré. « Kemal, la seule interrogation, c’est le physique », énonce avec constance un Christian Gourcuff parti dénicher ce fragile oiseau des îles dans les Côtes-d’Armor avant d’être conquis sur un simple match d’essai. L’entraîneur lorientais lui redonnera même quasi systématiquement sa chance, sans vraiment de succès. « L’an passé, je n’ai jamais été en mesure de m’imposer », rappelle l’intéressé. Et si le vent avait tourné ? L’attaquant lorientais, de nouveau arrêté en préparation, semble aujourd’hui reparti sur d’autres bases. « Je touche du bois, je ne suis gêné nulle part, je recommence tout doucement à retrouver mon niveau. Maintenant, il faut accélérer. » A vingt-six ans, il sait bien que les aiguilles du temps tournent désormais plus vite, que cette saison est certainement charnière pour la suite de sa carrière. A Marseille, quelques lueurs d’espoir sont venues éclairer sa prestation, même si la tournure de la rencontre ne l’a pas avantagé. Pourtant, Kemal Bourhani a eu la victoire au bout du pied. « Pendant tout le match, je me suis dit : je vais en avoir une. Mais elle n’est pas venue au bon moment. Et j’ai payé un manque de fraîcheur. J’ai voulu la mettre entre les jambes du gardien, mais je me suis un peu précipité, je n’ai pas fait un geste naturel. » Cet accroc, Kemal Bourhani espère désormais le réparer au plus vite. Car le feeling est là, le talent aussi, qui ne demande qu’à pouvoir, enfin, s’exprimer.
Six mois après avoir quitté le FC Lorient pour Toulouse dans des conditions assez rocambolesques, André-Pierre Gignac est de retour, ce soir, au Moustoir pour y affronter ses anciens coéquipiers. Le Provençal, dont le cœur et la belle-famille sont à Lorient, retrouvera son jardin avec une émotion non dissimulée. Sur la carrosserie, il n’a pas été remplacé. Stationné devant le terrain d’entraînement, le Kangoo officiel du FC Lorient affiche, chaque matin qui passe, le portrait un peu jauni d’André-Pierre Gignac reprenant un ballon de volée. Sur le terrain non plus, il n’a pas été remplacé, même si le début de saison tonitruant de Marama Vahirua a paru un temps combler le vide. « On n’a pas de joueur dans ce registre, avec cette aptitude à peser devant et à prendre la profondeur », explique un Christian Gourcuff longtemps réticent à accorder sa confiance. Avant d’en faire, l’an passé, un titulaire incontesté. Car il ne faut pas oublier, au moment où il va fouler pour la première fois la pelouse du Moustoir sous le maillot des visiteurs, que le jeune Provençal, arrivé dans le Morbihan à la suite du dépôt de bilan de Martigues et de la fermeture de son centre de formation, s’est hissé jusqu’au sommet à la force du poignet. Avec pour bagages essentiels de solides moyens physiques, un réel sens du but et une inébranlable confiance en soi.
Des hauts et des bas
Alors, parfois, la réussite s’est fait un poil soudaine et les neurones ont un peu chauffé. Ainsi, s’est-il certainement vu trop beau quand, pour sa première entrée en jeu en Ligue 2, il a trouvé le chemin des filets face à Châteauroux. À ce coup d’éclat d’août 2004 succédera une longue période de disette avant, l’année suivante, un exode forcé vers le championnat National. « Ce prêt à Pau, la saison de la montée, a dû lui faire beaucoup de bien », estime Benjamin Genton, observateur attentif des premiers pas chez les pros de l’avant-centre alors débutant. « Cela lui a permis de voir ce que c’était la "galère", et de revenir avec des ambitions. » Il suffira ensuite d’un mois, et d’un fameux triplé contre Nantes, pour que le monde du football français réussisse à mettre dans l’ordre le prénom d’André-Pierre Gignac, l’attaquant qui marque et qui cause. Parce que dans le monde très policé du football français, « Dédé », à tort ou à raison, sait se faire entendre. Quitte à pousser, parfois, le bouchon un peu loin et à brouiller son image, comme lorsqu’il réaffirme avec fracas dans la presse ses envies de départ après un dernier match de championnat où Christian Gourcuff l’avait laissé sur le banc. « J’ai un peu musclé le truc après le match contre le PSG sous le coup de la déception. Et puis, à ce moment-là, il y avait une opportunité. Je ne savais pas si elle se représenterait. »
Avec les potes du CFA 2
Certains ont cru y percevoir une forme d’arrogance et de désenchantement quand cela n’était qu’un coup de sang. À moitié gitan, à moitié rital, André-Pierre Gignac est avant tout lorientais. C’est d’ailleurs à Lorient, où réside sa belle-famille, qu’il emmène femme et bébé quand les contraintes de la Coupe d’Europe l’éloignent de son nouveau domicile toulousain. Et quand il vient les chercher, c’est à la fin de l’entraînement, ou au bord du terrain de Kervénanec avec ses copains de la CFA 2, qu’on le retrouve. Rouler en Bentley n’est pas incompatible avec la fidélité en amitié. Ces questions d’argent sont au cœur du feuilleton ayant fait les choux gras de l’intersaison. Reniant une promesse de signature sans valeur juridique à Lille, André-Pierre Gignac a fini par s’engager avec une formation toulousaine venue à la charge au dernier moment, avec des arguments béton. Christian Gourcuff prône l’indulgence dans le dossier. « Il y a eu beaucoup de maladresse dans la forme, mais son choix est compréhensible. » Qui peut affirmer avec certitude qu’il n’irait pas voir ailleurs si on lui proposait le double en matière de salaire et des perspectives plus alléchantes ? Son « petit mic-mac » comme il l’appelle, l’ancien Lorientais l’a rangé dans les cases du passé.
« Il faut s’accrocher »
Aujourd’hui, la réalité n’est pas forcément aussi belle que les discours de séduction. On lui avait parlé d’un duo Elmannder-Gignac. Pour Elie Baup, c’est en fait Elmander ou Gignac. Et pour la Coupe d’Europe, c’est déjà presque râpé. Pourtant, l’intéressé ne regrette rien. « Toulouse est un club en devenir. Je savais en arrivant qu’il faudrait une période d’adaptation, que ce serait difficile après une saison où l’équipe s’est battue pour décrocher une troisième place. » De son maigre temps de jeu, André-Pierre Gignac essaie d’en tirer l’essentiel, sans réussir vraiment à masquer ses états d’âme. « Il faut s’accrocher, c’est comme ça. Il y a toujours des moments difficiles dans une saison. » Des circonstances favorables aussi, puisque la blessure de Johan Elmander, touché à la cuisse, jeudi soir, devrait lui assurer un poste de titulaire ce soir au Moustoir, pour un rendez-vous coché de longue date dans son calendrier. André-Pierre Gignac n’attend que ça, de retrouver la pelouse de ses premiers exploits, de ses premiers émois. « On ne peut même pas imaginer comment je suis impatient. Ça me fait extrêmement plaisir et un peu mal au cœur en même temps. » Pour autant, le terrain ne laissera pas la place au sentiment, au regard de la situation comptable des adversaires du jour. « Je viens pour gagner, car il faut que l’on prenne les trois points, on en a autant besoin que Lorient. »
« Un gros nounours »
Benjamin Genton, qui croisera son chemin cet après-midi, est prévenu des intentions de son ancien coéquipier. « Je viens de l’avoir au téléphone et je sais que s’il peut faire son match de la saison, ce sera le plus heureux des hommes. » Quoi qu’il arrive, l’amitié restera évidemment la plus forte entre le défenseur morbihannais et son ancien coéquipier. « Dédé, c’est le vrai gros nounours, un peu grande gueule, qui aime chambrer, parfois à la limite de l’abus. Mais c’est surtout un cœur énorme. » Combien de fois d’ailleurs, à la Boutique des Merlus, a-t-on vu un gamin venir chercher un maillot et mettre la facture sur le compte de « Dédé », avec la bénédiction de l’intéressé. Surfant très régulièrement sur internet, André-Pierre Gignac n’a qu’une seule grosse inquiétude à l’heure de retrouver un Moustoir qu’il a souvent fait vibrer l’an passé. La rumeur voudrait, en effet, qu’une partie du public ne lui ait pas pardonné les conditions de son départ. Et cela le travaille un peu au niveau de l’estomac. « Je ne sais pas comment je vais être accueilli. J’appréhende un peu. Pourtant, sous le maillot de Lorient, j’ai beaucoup donné, je me suis beaucoup battu. Et quand je suis parti, Lorient s’y est retrouvé, puisque le club a gagné 5 M€ dans l’opération et a pu acheter des bons joueurs comme Vahirua. Alors, ça me ferait vraiment ch... d’être conspué par tout le stade. » La décence voudrait plutôt qu’il soit ovationné.
Football : Les Lorientais souhaitent dépasser Toulouse
Ligue 1. Lorient - Toulouse (18 h). Face à des Toulousains moribonds, les Merlus sont autorisés à sortir le grand jeuet, surtout, prendre des points importants pour l´avenir. Car derrière, ça peut revenir fort !
Il ne faut pas se voiler la face, Lorient a tout intérêt à s´imposer chez lui en ce début de soirée. Les Merlus ont accumulé de la confiance après les matches nuls enregistrés lors de la réception de Nice et à Marseille, la semaine dernière, et vont devoir faire fructifier ces points pris.
Toulouse ne fait plus figure d´épouvantail comme par le passé et a des carences, dont les Lorientais feraient bien de profiter avant qu´elles ne soient gommées. Elie Baup a resserré les boulons après les bévues entrevues cette semaine en UEFA, mais il reste de la place pour les attaquants lorientais. « Toulouse a des arguments de puissance évidents ; déjà la saison dernière, c´était cela. Il y a d´autres caractéristiques, mais je préfère les garder pour moi », relevait Christian Gourcuff, un brin cachottier sur les défaillances sudistes...
Toulouse n´est pas au mieux
Toulouse est bon à prendre en ce moment. De plus, les joueurs de Haute-Garonne vont disputer leur troisième match en une semaine et la fatigue devrait se faire sentir dans leurs rangs. « C´est difficile de suivre ce régime-là, admettait le coach lorientais. Nous ne pourrions pas. Il faut être prêt et ce sont des équipes de haut niveau. » Il faut disposer d´un effectif conséquent et, d´un point de vue mental et physique, Toulouse ne débarque pas en Morbihan avec tous les atouts de son côté, après un nul sur ses terres contre les Messins et une défaite en Coupe d´Europe.
Mais Lorient ne mise pas sur une défaillance de ses adversaires et va s´occuper de son jeu. Les Merlus n´ont pas oublié. Ils étaient tombés au Moustoir la saison dernière après un penalty imaginaire sifflé contre eux. Les Lorientais s´attendent à une adversité sous la forme d´un bloc compact en 4-5-1 qui va patienter derrière. Un schéma que Christian Gourcuff juge plutôt favorable car « je préfère avoir une équipe qui reste derrière, sinon on ferait pareil. » Ses hommes souhaitent faire douter leurs adversaires en les pressant haut. Ça a failli marcher à Marseille, il faut que cela passe contre Toulouse.
Christian Gourcuff devrait reconduire Yohan Hautcoeur comme milieu droit. Lulu Le Pen étant indisponible, Nicolas Marin, s´il récupère de sa blessure contractée hier à l´entraînement, serait susceptible de lui succéder sur le flanc gauche avec le redoutable Jérémy Morel en support. « L´état d´esprit cette semaine, la bonne prestation d´ensemble à Marseille, le moral retrouvé, indispensable pour être performant, et un bon travail réalisé lors des différentes séances », pourraient donner des ailes aux Merlus.
De nombreuses plaies
Les Toulousains viennent au Moustoir « pour panser nos plaies physiques et psychologiques », confiait Elie Baup avant de rejoindre la Bretagne. Prendre au moins un point à Lorient ne serait pas pour déplaire à l´entraîneur du TFC. Car après le dernier match de championnat contre Metz, « on sait que l´on peut faire mieux et il nous faut gratter des points. On doit limiter la casse lors des sept derniers matches avant la trêve. » Les Lorientais feraient bien de prendre exemple avant de se déplacer à Lens, où ce ne sera pas facile.
Surtout que derrière, ça revient à vitesse grand V. On voit mal le PSG, Marseille, Sochaux et même Caen rester les deux pieds dans le même sabot avant la trêve hivernale.
Olivier ABAUTRET.
LORIENT - TOULOUSE
Stade du Moustoir, à 18 h.
Arbitre : M. Coué.
LORIENT. 16. Audard - 24. Jallet, 5. Genton, 2. Ciani, 15. Morel - 18. Hautcoeur, 7. Ewolo, 6. Abriel (cap), 10. Marin - 13. Saïfi, 9. Bourhani. Remplaçants : 1. Cappone (g), 3. Boutruche, 8. Cantareil, 17. Benatia, 23. Mansouri, 14. Vahirua, 12. B. Robert. Entr. : C. Gourcuff.
TOULOUSE. 16. Douchez - 13. Ebondo, 4. Arribagé (cap), 3. Congré, 24. Ilunga - 14. Sirieix, 17. Fabinho - 15. César, 20. Emana, 7. Mansaré - 21. Gignac. Remplaçants : R. Riou (g), 2. Fofana, 22. Sissoko, 23. Constant, 8. Batlles, 10. Bergougnoux, 18. Dupuis. Entr. : E. Baup.
Nouveau coup dur pour l´équipe de C.Gourcuff qui devra probablement se passer de N.Marin pour la réception Toulousaine.
Après U.Le Pen à Marseille c´est au tour de N.Marin de se blesser.
Le néo-Lorientais aurait contracté une entorse aujourd´hui en fin de séance.
CR de la mise en place du 10/11/2007 à huis clos sur le terrain d´Honneur
- Briefing de CG
- Echauffement
- Travail sur le déplacement en bloc de l´équipe
- Etirements
- Passes en mouvement
- Travail tactique 9 contre 9 sans gardien
- Travail d´explosivité (sprints)
- Travail tactique 10 (titulaires) contre 6 (remplaçants) avec gardiens
- Séquence de coups de pieds arrêtés (tireurs : Vahirua, Abriel)
- Opposition 8 contre 8 avec gardiens sur un demi terrain.
Lors de cette opposition, Nicolas Marin a reçu un choc à la jambe ou à la cheville.Il a dû écourter sa séance.
Les joueurs se sont rendus à l´hôtel après la mise en place.
Sans succès depuis désormais dix rencontres, Lorient accueille Toulouse ce dimanche à 18h. Des toulousains qui peinent à confirmer leur belle saison passée mais qui restent toutefois sur quatre rencontres sans défaite à l´extérieur en championnat. Une série que l´on espère voir stoppée tant la zone rouge se fait menaçante...
Allumez le feu !
Celà fait quelques matches déjà que les lorientais nous offrent un jeu morose, un piètre spectacle et des matches endormant.
Le public aurait la fâcheuse tendance de s´endormir légèrement durant les premières périodes des matches au Moustoir, espérant avoir le spectacle lors des secondes mi-temps... celui-ci ne venant pas, le sommeil est profond jusqu´au coup de sifflet libérateur.
Dimanche, face à une équipe toulousaine diminuée et sûrement un peu fatigué de sa semaine européenne, nous attendons des merlus un réveil rebondissant.
Nous voulons voir jouer notre équipe, prendre le jeu à son compte, prendre des risques, et tout simplement jouer comme le coach le demande depuis des années et comme les lorientais ont déjà réussit à faire dans un passé proche (Lyon ou Monaco).
Les supporters lorientais connaissent parfaitement les objectifs et les moyens du club, mais ces mêmes supporters savent également qu´une équipe comme Toulouse est largement prenable par nos troupes.
Sans Elmander
Qui ne se souvient pas du match de la saison passée ?
Pour rappel, les 12.211 spectateurs étaient plongés dans un profond sommeil jusqu´à la 53ème minute où l´avant-centre toulousain plongeait dans la surface qui se trouve côté piscine. L´arbitre accordait alors le penalty qui fut l´unique but de ce match.
Il fut, pour beaucoup de supporters, le match le plus triste et le plus pauvre de la saison 2006/2007.
Dimanche, Elmander n´aura pas l´occasion de récidiver puisqu´il ne sera pas sur la pelouse du Moustoir suite à un coup reçu jeudi en coupe d´Europe.
DD, le retour
Quel accueil réservera le public lorientais à Gignac ?
Le joueur aura marqué les esprits lors de la dernière intersaison par ses propos malheureux envers le FCL mais surtout une énorme envie de quitter le club qui lui avait donné sa chance 10 mois plus tôt.
Certes, Dédé a fortement contribué la saison passée à l´acquisition du maintien et le joueur laissera un léger souvenir aux lorientais, mais le bonhomme est déjà sûrement oublié à l´inverse de joueurs comme Baky ou Abardonado qui, on l´a vu il y a 15 jours, restent très bien accueillis au Moustoir.
La zone rouge se rapproche chaque week end
La victoire dimanche, en plus de redonner le sourire aux spectateurs lorientais pourrait remettre une petite distance entre l´équipe et la zone rouge.
Celà fait maintenant depuis presque 3 mois que l´équipe ne gagne plus et en ce jour d´armistice, une victoire permettrait de remporter une bonne bataille, même si la guerre est loin d´être gagnée.
Lorient – Toulouse : trois points, c’est tout !
Ce dimanche, les Merlus doivent bonifier le match nul (0-0) de Marseille par une victoire face à Toulouse. Il est temps d’engranger, car ils ne pourront pas se contenter de ces scores de parité, même obtenus au terme de bonnes prestations. Désormais, il faut concrétiser.
Les Toulousains ? Ils sont imprévisibles : capables de battre Lyon, de s’imposer à Marseille, mais aussi de perdre à Caen… En déplacement, les hommes d’Elie Baup sont irréguliers, comme le prouve leur bilan en six matches de championnat : deux victoires, deux nuls et deux défaites. Loin de leur Stadium, ils alternent le bon (succès à Marseille et Sochaux) et le moins bon (défaites à Valenciennes, Caen, Lerverkusen). Cette inconstance s’explique en grande partie par un manque d’efficacité offensive.
« Toulouse a le handicap d’avoir une saison très chargée : la Ligue des Champions (en août) et maintenant la Coupe de l’UEFA. Cela peut expliquer leurs résultats en dents de scie. Pour faire ce type de saison, il faut être armé sur le plan de l’effectif et cela nécessite beaucoup d’investissement, au niveau physique, mais aussi au niveau mental », explique Christian Gourcuff.
Jeudi dernier, les partenaires d’André-Pierre Gignac ont été battus, 2-3, à domicile, par les Tchèques du Sparta Prague. Auront-ils pleinement récupéré de ce match ? Pas sûr, mais en tous les cas, les Merlus ne doivent pas s’imaginer que, pour les Toulousains, jouer le jeudi en Coupe UEFA et le dimanche en championnat constitue une gêne. La preuve : récemment, ils ont arraché un match nul (1-1) au Mans, 72 heures après un déplacement à Leverkusen, et ce, avec - à un joueur près - la même équipe ! Elie Baup avait alors loué le « mental et le courage » de ses protégés.
André-Pierre Gignac, le retour...
Ce match sera l’occasion de revoir André-Pierre Gignac auteur de neuf buts l’an passé sous les couleurs du FCL. « Son retour à Lorient va faire plaisir au public et aux joueurs, avance Kemal Bourhani. Mais sur le terrain, place à la compétition… ».
Christian Gourcuff angle différemment : « Je continue à dire qu’on n’a pas trouvé son remplaçant. Même si nous avons deux attaquants de qualité, ils n’évoluent pas dans le même registre qu’André-Pierre. Lui, il nous apportait de la puissance et de la percussion devant, qui nous font défaut maintenant ». Difficile de contredire le coach… Pour retrouver trace du dernier but lorientais au Moustoir, il faut remonter au 28 août et la rencontre Lorient - Valenciennes (1-3). Ce soir-là, Sylvain Marchal, de la tête, avait réduit la marque à la 42ème minute.
Se servir de Marseille
Pour espérer enfin gagner, les Merlus peuvent s’appuyer sur leur prestation du Vélodrome. Dans cet OM-Lorient, les Marseillais se sont le plus souvent montrés dangereux par l’intermédiaire de Djibril Cissé, habile dans les appels en profondeur mais défaillant dans la finition. Mickaël Ciani et Sylvain Marchal ne se sont pas laissés impressionner par les accélérations de l’avant-centre de l’OM, ni par les dribbles de Mamadou Niang.
Jérémy Morel et Christophe Jallet, les latéraux, ont, eux aussi, rendu une copie propre. Au milieu, la paire Ewolo-Abriel avait bien étouffé Samir Nasri, grâce à un pressing intelligent et de l’agressivité dans les duels. Du bon travail qu’avait apprécié Christian Gourcuff : « En bloquant les premières relances marseillaises très haut, nous sommes parvenus à couper l’équipe de l’OM en deux ». Mais sans deux de ses joueurs cadres (Ulrich Le Pen, blessé et Sylvain Marchal, suspendu) Lorient sera-t-il aussi solide qu´à Marseille ? Réponse dimanche, vers 20 h…
Jérémy Morel : « A nous de faire le jeu »
Auteur d’un bon début saison coupé par une blessure, Jérémy Morel est de retour depuis quelques matchs. Au micro de FCLweb.fr, il revient sur sa blessure, le match face à Toulouse et les retrouvailles avec Dédé Gignac.
Blessé depuis la 5ème journée lors du déplacement à Bordeaux et une sortie prématurée en seconde période, Jérémy Morel a retrouvé le groupe depuis quelques journées. La saison avait très bien commencée avec le latéral gauche lorientais : aucune défaite lorqu´il était sur la pelouse. Durant son absence, Alain Cantareil a répondu présent et l’intérim a été bien assuré mais c’est l’équipe toute entière qui n’a pas bien tournée.
« On s’est rassuré défensivement ! »
A Auxerre, pour le retour du « porte bonheur » Merlus, la chance n’a pas tournée en faveur des lorientais. Même si le latéral gauche s’est illustré avec notamment deux passes décisives, l’équipe a sombré défensivement. Les automatismes retrouvés, l’équipe s’est montrée plus compacte et plus solide défensivement lors des deux dernières sorties contre Caen et au Vélodrome face à Marseille : « On s’est rassuré défensivement, pas que les 4 défenseurs, les 10 ! ».
« Appuyer sur leurs points faibles »
Contre Toulouse dimanche, il faudra garder cet esprit d’équipe tout en essayant d’être plus dangereux offensivement. Pour le défenseur, « c’est à nous de faire le jeu, de se créer des occasions, et d’appuyer sur leurs points faibles ». Attention tout de même à la défense avec le retour à la maison de « Dédé » Gignac. Le néo toulousain sera même probablement titulaire (Elmander s’est légèrement blessé lors du match contre le Sparta Prague hier en Coupe de l’UEFA et sera probablement forfait dimanche). « C’est un bon copain, on a fait la gambardella ensemble, ça va être sympa de le revoir ». Espérons que Dédé ne soit pas aussi efficace que l’année dernière pour son retour au Moustoir…
victoire ce soir ![]()
ouais !! !!
Allez lz FC Lorient
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Lorient - Toulouse : 1-0 Un succès qui vaut de l´or
Après trois mois de disette, le FC Lorient a renoué avec le succès hier en fin d´après-midi face à Toulouse. Une victoire qui permet aux partenaires de Fabrice Abriel de prendre un grand bol d´air au classement. Sans friser le génie, mais en affichant une très nette reprise de confiance après l´ouverture du score, les Morbihannais ont décroché trois points largement mérités.
Les petits signes avant-coureurs entrevus ces dernières semaines ont débouché sur du concret. Après avoir réussi à remettre son organisation à l´endroit, le FC Lorient a enfin pu concrétiser un redressement jusque-là bien virtuel en s´offrant le scalp d´une formation toulousaine qui est, il faut bien l´avouer, à la Ligue des Champions ce que le vin de table est aux grands crus de Bourgogne. Mais si la sérénité totale n´est pas encore à l´ordre du jour, la maîtrise avec laquelle les Morbihannais ont construit leur victoire, ne concédant aucune occasion franche aux visiteurs du soir, est porteuse des germes d´un vrai retour en grâce. Il a suffi d´ailleurs qu´Abriel trouve adroitement la faille dès l´entame de la seconde période, sur un service parfaitement dans le tempo d´Hautcoeur, pour que l´on retrouve des séquences de jeu en triangle, dynamiques et parfaitement huilées.
Patiemment construit
Preuve que si la confiance ne fait pas tout, elle compte pour beaucoup dans le degré de performance de cet effectif lorientais tellement désavantagé sur la ligne de départ en termes de puissance et de volume de course. Mais quand c´est le ballon qui se met à circuler, comme ce fut le cas durant une grosse partie de la seconde mi-temps hier, c´est bien souvent l´adversaire qui finit par plier. Il était pourtant difficile de pronostiquer une telle embellie à la pause, tant le contenu de la première période semblait indiquer que l´on se dirigeait tout droit vers le troisième 0-0 consécutif à domicile. Sans son capitaine Marchal, sans les extérieurs Namouchi, Le Pen et Marin, avec un Vahirua juste physiquement : c´était, quelque part, un passage obligé.
Beaucoup de sécurité
Contraint de « bricoler » un milieu avec quatre récupérateurs de métier, Christian Gourcuff avait construit sur du solide, en relançant Mansouri aux côtés d´Ewolo dans l´axe. Ce qu´il perdait en créativité, l´entraîneur lorientais le récupérait en sécurité dans le premier rideau, permettant à Genton de se couler avec aisance dans un bloc défensif où Gignac peinait à trouver les espaces. Audard nettoyant parfaitement le domaine aérien, l´essentiel était assuré. L´on mettra surtout au crédit de cette formation que l´on annonçait moribonde une réelle capacité à tenir le résultat tout en continuant à jouer, le Moustoir ayant été loin de trembler comme ce fut souvent le cas par le passé dans ce genre de situation.
Sur le bon chemin
Remontés d´un simple de coup de collier à la onzième place du classement, revoilà donc les Lorientais en position de sécurité. A cinq matchs de la mi-championnat, ils sont d´ailleurs bien près d´avoir engrangé la moitié des points nécessaires au maintien. Pour l´instant, ce n´est pas une garantie, plutôt une voie à suivre. Mais sur ce qu´ils ont montré, par séquences, ce dimanche, les joueurs de Christian Gourcuff ont prouvé qu´ils n´avaient pas perdu, dans cette longue période de vaches maigres, toutes leurs qualités collectives. Au vu du retour de flamme enregistré après la pause, ils pourraient même très vite envisager autre chose que le gagne-petit auquel ils semblaient, ces derniers temps, condamnés. Spectateurs : 9.575 . Arbitre : B. Coué But : Lorient : Abriel (50 e ) Avertissements : Toulouse : SSirieix (27 e ), Gignac (81 e ) . LORIENT : Audard - Jallet, Genton (Boutruche 71 e ), Ciani, Morel - Hautcoeur, Ewolo, Mansouri, Abriel (cap) - Saïfi, Vahirua (Bourhani 70 e ) . TOULOUSE : Douchez - Ebondo, Arribagé (cap), Congré, Ilunga - Sirieix, Fabinho (Bergougnoux 58 e ) - Batlles (Paulo Cesar 84 e ), Emana, Mansaré - Gignac . Entraîneur : Elie Baup .
Football : Fabrice Abriel offre enfin un succès aux Lorientais
Ligue 1. Il a fallu attendre la 14e journée pour voir les Merlus de nouveau s´imposer. Cette victoire au Moustoir fait du bien au classement et rassure les esprits.
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Lorient avait l´opportunité de rencontrer une formation toulousaine diminuée, trois de ses cadres (Cetto, Dieuze et Elmander) étant absents. Les Merlus ont profité de l´occasion offerte sans vraiment briller, en se montrant toutefois plus à leur aise lors des quarante-cinq dernières minutes.L´essentiel a été acquis en prenant les trois points, grâce à une formation remodelée en fonction des absences de Marchal, Le Pen, Marin et Namouchi qui a été opéré jeudi.
Lorient n´avait plus gagné depuis la quatrième journée et la venue de Lyon, soit neuf journées sans victoire. Les Merlus ont donc mis fin à cette mauvaise série qui commençait sérieusement à les faire douter.
Grâce à cette onzième position au classement, les joueurs de Christian Gourcuff peuvent entrevoir l´avenir avec plus de sérénité. « Les trois points, il fallait absolument les prendre contre Toulouse, on en avait envie et on l´a fait, soufflait Jérémy Morel. On a plus osé par rapport au dernier match à Marseille. Ça a été long à se dessiner, mais on ne retiendra que les trois points... On n´avait pas gagné depuis neuf matches. Défensivement on s´est rassuré. On monte à 18 points, c´est bien, on prend nos distances sur les premiers relégables. Car derrière, il y a quelques gros calibres comme Paris, Marseille ou Lens. Je ne pense pas qu´ils vont en rester là, ces trois points sont les bienvenus. »
Bien mieux en seconde période
Si Lorient s´est montré timoré en première période, les Merlus ont gratifié le public lorientais de quelques bons enchaînements en deuxième. « On a montré un peu de jeu, on était mieux en deuxième mi-temps », poursuivait Jérémy Morel. Oscar Ewolo avait un sourire grand comme cela pour répéter qu´« à l´entraînement, on fait de belles choses et il fallait les retranscrire en match. On a réussi à le faire, ça faisait très longtemps qu´on n´avait pas gagné, il y a une fin à toute chose. On va essayer de conserver le même état d´esprit lors des prochains rendez-vous. »
Car Lorient a pris de l´assurance grâce à ce succès, acquis en seconde période. « Cette nécessité de prendre les trois points nous a bloqués au départ, analysait Christian Gourcuff. On a eu des incapacités à produire du jeu, en matière de vitesse et d´enchaînements. On manquait de sérénité. On a été mieux ensuite sur le plan collectif avec une confiance retrouvée qui nous a permis de jouer plus vite et en mouvement. » Abriel, positionné comme milieu gauche, a débloqué son compteur en inscrivant son premier but de la saison et la défense lorientaise a tenu bon, à l´image de Benjamin Genton qui jubilait pour sa deuxième titularisation : « Je suis super content. Personnellement ça fait plaisir de faire partie de l´équipe qui gagne. J´avais peur d´être le chat noir de l´équipe... Cela nous procure un bon bol d´air au classement. Toulouse est assez frileux tactiquement avec un seul attaquant en pointe, mais il fallait rester vigilant. On a eu à gérer quelques situations chaudes mais rien de bien dangereux », terminait Genton qui a dû céder sa place, victime de crampes en fin de partie. Lorient s´est donc rassuré et va aborder cette mini-trêve dans les meilleures conditions possibles, avant de se rendre à Lens le 24 novembre.
Football : La défense lorientaise a encore tenu dans le choc
Le jeu et les joueurs. Dans le sillage de sa charnière centrale Genton-Ciani, le FC Lorient a aligné un troisième match consécutif sans prendre de but.
AUDARD (5,5/10). Décisif la semaine dernière à Marseille, il a été réduit au chômage technique durant une grande partie du match. Autoritaire sur les ballons aériens, il a passé une soirée on ne peut plus tranquille et n´a pas pris le moindre but lors des trois dernières journées (Nice, Marseille, Toulouse).
JALLET (5,5). On l´a connu plus tranchant, notamment dans le domaine offensif. Il faut dire qu´avec Mansaré en face de lui, il avait à se coltiner le Toulousain le plus remuant. Au final, il a réussi à museler le Guinéen. Il est passé dans l´axe en fin de match après la sortie de Genton.
GENTON (6). Titulaire pour la deuxième fois de la saison en raison de la suspension de Marchal, il a rendu une copie très propre. Impeccable dans les airs, appliqué dans ses relances, il a parfaitement muselé Gignac. Remplacé par BOUTRUCHE (71´), auteur d´une très bonne rentrée et qui a offert une balle de but à Bourhani.
CIANI (6). Son entente avec Genton a parfaitement fonctionné. Toujours aussi impressionnant de la tête et dans les duels, mais toujours aussi emprunté balle au pied.
MOREL (6). L´un des rares lorientais à avoir tenté de secouer le cocotier toulousain en première période. Auteur de plusieurs montées intéressantes, il a également cadenassé son couloir.
HAUTCOEUR (5,5). Une première mi-temps calamiteuse, une deuxième période excellente. Après avoir multiplié les mauvais choix durant les 45 premières périodes, il a été dans tous les bons coups après la pause. Passeur décisif sur le but d´Abriel, il a été un poison pour la défense toulousaine. La preuve qu´il peut apporter à un poste qui n´est pourtant pas le sien.
EWOLO (6). L´infatigable ratisseur du milieu de terrain s´est encore démultiplié aux quatre coins du terrain. Il a pris des coups, a terminé la rencontre rincé mais a fini par écoeurer les milieux toulousains.
MANSOURI (5). Il a profité de la blessure de Marin pour fêter sa deuxième titularisation de la saison. Moins efficace qu´Ewolo dans le pressing, il n´en a pas moins gratté quelques ballons. Il a fait preuve de beaucoup d´application sans pour autant faire la différence.
ABRIEL (6). En raison des absences de Namouchi et de Le Pen, il a hérité du poste de milieu gauche. Peu à l´aise en première période, il s´est ensuite complètement libéré. Il a non seulement été décisif en marquant son premier but de la saison, mais a également joué juste.
VAHIRUA (5). Forfait la semaine dernière à Marseille, il a retrouvé une place de titulaire au profit de Bourhani. Il n´a pas ménagé ses efforts et s´est procuré deux occasions en première période. Sur la première, Douchez a claqué sa volée en corner (5´). Sur la seconde, il n´a pas cadré son ciseau acrobatique (38´). A la peine physiquement, il a cédé sa place à BOURHANI (70´), auteur d´une rentrée intéressante et qui aurait pu doubler la mise (74´).
SAÏFI (5). Il a encore régalé le public de quelques gestes techniques, mais il n´a pas été très efficace dans la zone de vérité. Auteur d´une frappe trop enlevée (28´), il ne s´est pas procuré beaucoup d´occasions, même s´il aurait pu bénéficier d´un penalty à la suite d´un accrochage avec Arribagé.
Lorient. Un banc en état de marche
Avant la rencontre de dimanche, les dirigeants lorientais s´interrogeaient une nouvelle fois sur l´absence de profondeur d´un effectif amputé pour la saison d´Hamed Namouchi. Outre les trois points, la victoire face à Toulouse (1-0) aura permis de vérifier la compétitivité d´éléments, à l´instar de Yazid Mansouri, que Christian Gourcuff a jusque-là très peu utilisés. Des situations qu´il faudra gérer alors qu´approche le mercato.
Football : Fabrice Abriel : « Cette victoire est un soulagement »
Ligue 1. Lorient - Toulouse : 1-0. Le Réunionnais revient sur la première victoire lorientaise depuis la fin août et son premier but de la saison.
Fabrice Abriel, Lorient restait sur neuf matches sans victoire avant d´affronter Toulouse. On imagine que vous deviez attendre ce succès avec impatience.
Cette victoire, c´est un soulagement. Que ce soit pour les dirigeants, le public ou les joueurs. Cela faisait 3-4 matches où l´on était plutôt bon mais où on n´était pas récompensé de nos efforts. Dimanche, on l´a été.
Depuis plusieurs semaines, on a retrouvé ce qui faisait la force de Lorient l´an dernier, à savoir son efficacité défensive...
Effectivement, depuis quelques matches, on a retrouvé notre bloc. On est cohérent dans le jeu. Contre Caen, ce n´était pas mal. A Auxerre aussi, jusqu´à la 60e minute. Face à Nice, c´était bien puis à Marseille on a su provoquer le scénario idéal. Au Vélodrome, on a les occasions pour marquer. Il nous a juste manqué la réussite.
Face à Toulouse, vous avez marqué votre 2e but sous les couleurs lorientaises. Comme à Nantes l´an dernier, vous jouiez milieu gauche dimanche. Est-ce un hasard ?
Je ne sais pas. En tout cas, le fait de jouer sur le côté me permet d´être plus performant offensivement. On est plus souvent dans la surface, on est plus près du but que lorsqu´on joue dans l´axe. Les deux rôles sont différents, mais ils sont intéressants.
Quel poste préférez-vous ?
Je préfère jouer dans l´axe. C´est là où je me sens le mieux. Mais s´il y a des blessés, comme c´était le cas dimanche, ça ne me dérange pas d´évoluer à gauche. C´est bien de temps en temps de pouvoir sortir de son rôle. Sur le côté, on peut dribbler, ce qui n´est le cas dans l´axe. Moi, je ne suis pas un ailier mais dans cette position je peux rentrer à l´intérieur et me créer des occasions.
Finalement, c´est vous qui avez apporté le but de la victoire...
Oui, c´est bien car il est important de pouvoir prendre le relais des attaquants. Si on attend que les buts ne viennent que d´eux, ça risque d´être difficile (1). Surtout qu´un attaquant a beaucoup plus de liberté, et donc de chances de marquer, lorsque son équipe mène déjà au score.
Vous ne marquez pas beaucoup depuis votre arrivée à Lorient. Pourquoi ?
En Ligue 2, je marquais environ 5-6 buts par saison (23 buts en 5 saisons) mais je jouais plus haut sur le terrain. A Lorient, je suis plus au coeur de l´action et je ne peux pas être au départ et à l´arrivée. Si j´étais attaquant, je serais frustré de ne pas marquer. Mais pas là, car je me sens bien au poste où je joue.
A tel point qu´on a le sentiment que les performances de l´équipe dépendent beaucoup de votre rendement...
Ça, ce n´est pas à moi de le dire. Mais vu le poste que j´occupe, si je gagne mes duels, si je suis efficace dans le pressing, si j´arrive à faire jouer les autres, l´équipe a des chances de dominer et d´être performante.
Football : les échos
• Ulrich Le Pen va mieux. Forfait dimanche contre Toulouse après avoir pris un coup sur le tibia la semaine précédente à Marseille, Ulrich Le Pen a trottiné hier matin. Il devrait reprendre progressivement durant la semaine.
• Nicolas Marin à l´arrêt. Victime d´une entorse de la cheville samedi, Nicolas Marin s´est contenté de soins hier. « Sa blessure est un peu plus grave que prévu », explique Christian Gourcuff, qui craint que l´ancien Sedanais ne puisse s´entraîner de la semaine.
• Stage à Arzon. Après un nouvel entraînement ce matin (10 h) au Moustoir, les Lorientais prendront la direction de la presqu´île de Rhuys. Ils seront en stage durant trois jours à la thalassothérapie du Crouesty. Au programme mercredi, jeudi et vendredi : deux entraînements quotidiens à 10 h et à 16 h au stade d´Arzon.
• Pas de match amical. Aucune rencontre amicale n´a été prévue pour meubler la trêve internationale. Après le stage à Arzon, les Lorientais seront au repos samedi et dimanche.
C. Gourcuff dans France Football.
Dans son édition de ce mardi, France Football revient sur "Les secrets des entraîneurs" avec notamment une double page sur "L´entraînement, par Christian Gourcuff".
Retrouvez cet article dans l´édition du Mardi 13 Novembre en page 10.
les photos du match Lorient - Toulouse :
http://www.fclweb.fr/mediatheque/phototheque.php?idmatch=627
le feuille du match :
http://www.fclweb.fr/saison/feuille-de-match.php?match=627