LORIENT / BENJAMIN GENTON :
« Le maintien à tout prix »
lundi 24 juillet 2006 - 17 h 29 - Edouard KUNLIN
A deux semaines du coup d’envoi de la saison, Benjamin Genton tire un premier bilan de la préparation des Merlus. Le défenseur lorientais estime que l’effectif est encore juste pour assurer le maintien.
Benjamin Genton, Lorient vient de s’incliner en match amical contre le Slovacko Moravie…
C’est une défaite embêtante. C’était pourtant notre mi-temps la plus aboutie depuis le début de la préparation. Si on mène 2-0 ou 3-0 à la mi-temps, cela n’aurait pas été un scandale. On a affronté une équipe tchèque très physique qui a été à la limite du jouable, avec deux ou trois attentats sur Ulrich Le Pen. Mais je ne pense pas non plus qu’en L1, on rencontrera une formation comme ça tous les week-ends. Même si on a été un peu moins bien en deuxième mi-temps, ça reste encourageant.
Quel premier bilan tirez-vous des matchs de préparation ?
Ça reste un bilan tronqué. On a eu beaucoup de blessés lors de cette préparation, notamment des joueurs importants comme Sylvain Marchal, Oscar Ewolo et Kemal Bourhani. On a fait une préparation un peu bizarre avec seulement quinze joueurs opérationnels pour disputer les matchs amicaux. On aurait donc pu avoir une préparation beaucoup plus idéale.
Les sensations sont-elles revenues facilement après plusieurs semaines de vacances ?
Sans aucun problème. Pour les joueurs qui étaient présents, les automatismes sont bien revenus et le groupe, comme la saison dernière, vit toujours très bien. Ce qui est sûr, c’est qu’il est dommage que le coach n’ait pu travailler qu’avec un groupe réduit.
Les nouvelles recrues se sont-elles bien adaptées ?
Pas de souci. Elles sont arrivées sans pépin physique et il n’y a eu aucun problème d’adaptation parce que Carl Medjani, Ullrich Le Pen, Yazid Mansouri mais aussi Christophe Jallet, Lionel Cappone ou encore Fabrice Abriel sont tous des mecs très bien. Des gars super qui ont pu s’intégrer tranquillement au groupe.
« Soyons réalistes et objectifs »
Etes-vous inquiet par rapport au manque de densité de l’effectif de Lorient ?
Oui. A l’heure actuelle, on est conscient qu’on est limité pour la Ligue 1. Il manque des joueurs. Il me semble que le club envisage de prendre encore deux défenseurs, un milieu droit et un ou deux attaquants. Mais bon, ce n’est pas notre problème. On laisse faire les dirigeants. Le coach est bien conscient qu’il faut recruter pour pouvoir prétendre se maintenir.
En tant qu’arrière central, comment jugez-vous la défense des Merlus ?
Une défense solide même si on a été pénalisé en début de préparation par la blessure de Sylvain Marchal qui fait doucement son retour. On ne sait d’ailleurs pas encore s’il sera opérationnel pour le PSG-Lorient du 5 août. Carl Medjani nous a rejoint. Il était déjà là il y a deux ans donc c’est plus facile pour lui et pour nous de retrouver les automatismes. D’un autre côté, le club serait apparemment à la recherche d’un autre défenseur central. Ça annonce une concurrence vive aux postes défensifs mais on l’accepte pour le bien de l’équipe et parce que c’est comme cela que l’on va avancer.
Quelle est la force de cette équipe lorientaise ?
Les vertus de cette équipe seront les mêmes que la saison dernière, à savoir la solidarité, la cohésion et l’état d’esprit. Soyons réalistes et objectifs, on s’attend tous à vivre des moments difficiles cette saison. Si on ne reste pas tous soudés, on risque de vivre une saison délicate. Notre force est là, dans notre caractère. C’est ce qui nous a réussi l’année dernière.
Comment envisagez-vous la saison prochaine ?
L’ambition, c’est le maintien à tout prix. Après, si on peut viser une place parmi les dix premiers, comme l’a fait Le Mans et Nancy, on ne s’en privera pas. Lorient n’a jamais réussi à se maintenir après ses deux montées. Donc en attendant, ne pensons qu’au maintien et à rien d’autre. Réussir à rester en Ligue 1 serait déjà énorme. On a un calendrier particulièrement chargé pour commencer mais il paraît qu’il faut plutôt affronter les grosses écuries en début de championnat qu’à la fin car elles sont moins bien rodées. Espérons que c’est ce qui se passera contre nous. Dans le cas contraire, il ne faudra pas non plus s’inquiéter si ça ne se passe pas très bien pour nous au départ.
Genton 