L2 / LORIENT :
Guel, un petit tour et puis revient
samedi 31 décembre 2005 - 12 h 16 - Damien MERCEREAU
Deux ans et demi après avoir quitté le Morbihan, Tchiressoua Guel effectue son grand retour à Lorient. Après six mois en Turquie à Ankaraguçu et une saison à Nancy, l’international ivoirien était sans club depuis juin. Les Merlus lui ont tendu la main.
Le parcours de Tchiressoua Guel n’est pas banal. Repéré dans les rues d’Abidjan, il est recruté par l’ASEC Abidjan et découvre la sélection ivoirienne directement chez les A à l’âge de 16 ans grâce à Philippe Troussier. Sa victoire en Ligue des Champions africaine avec l’ASEC Abidjan en 1998 le fait connaître des clubs européens et notamment de Marseille, qui le recrute en janvier 1999. S’il joue peu à l’OM, il s’enrichit de l’expérience d’éléments comme Laurent Blanc ou Christophe Dugarry. Six mois plus tard, il file à Saint-Etienne où il passe deux saisons pleines (52 matchs de L1 – 3 buts).
Puis vient le challenge de Lorient, tout juste promu en L1. Malgré une bonne saison personnelle (26 matchs – 6 buts), les Merlus sont relégués et Guel choisit de rester, notamment pour jouer la Coupe de l’UEFA (les Lorientais ont remporté la Coupe de France en 2002). Après deux saisons en L2 (69 matchs – 11 buts), Guel arrive en fin de contrat et Lorient n’a pas les moyens de le reconduire. Celui que l’on surnomme la Toupie choisit alors le challenge d’Ankara en Turquie mais il ne restera que quelques mois avant de résilier son contrat. Débarqué en Lorraine, sa saison à Nancy (6 matchs de L1) déçoit et Guel se retrouve de nouveau libre en juin dernier.
Alors que son arrivée au Legia Varsovie semblait en bonne voie, le milieu de terrain ivoirien ne rejoint finalement pas la Pologne. Depuis un mois et demi, il s’entraînait avec le groupe lorientais. Celui qui a disputé cinq Coupe d’Afrique des Nations accepte de signer un contrat de six mois avec les Merlus sous condition de faire une croix sur l’édition 2006 de la CAN. A 30 ans, Tchiressoua Guel rêve de Coupe du Monde en Allemagne et n’a plus que quelques mois pour convaincre son sélectionneur, Henri Michel, de le convoquer chez les Eléphants.