~~~~~>>>Les entraineurs commentent leur saison!!!<<<~~~~~
Après la 38e et dernière journée de Ligue 1, les joies et les peines des équipes promues, reléguées, loin de leur objectif ou au-delà de tous leurs espoirs :
Didier Deschamps ( entraîneur de Monaco, 3e et qualifié pour le tour préliminaire de la Ligue des champions) : «Je me satisfait de cette 3e place. Elle est logique par rapport à ce qu´on a fait. On a manqué de régularité, on a perdu des points qui furent des freins. Pour que des joueurs s´impliquent dans un projet collectif, il leur faut avoir un objectif à moyen terme. Certains savaient ce soir qu´ils ne seraient plus Monégasques l´an prochain. Dans l´esprit, on a eu des défaillances et sans cet esprit-là, on perd des points.»
Lazlo Boloni ( entraîneur de Rennes, 4e et qualifié pour la Coupe de l´UEFA): «Je suis heureux et content car ma philosophie dans la vie, c´est de donner, et aujourd´hui, mon équipe a encore réussi à donner quelque chose à ses supporters. Lors des trois derniers matches, ce qui s´est passé avec le public de Rennes a été fantastique. J´ai senti de la solidité en défense mais on a été trop sages. A 0-1, j´ai compris que nous ne pourrions pas espérer mieux qu´un nul. Sur la durée, on peut dire qu´on a été plus intelligents que d´autres. Parmi les quatre premiers, on est la deuxième surprise derrière Lille ( 2e). Mais la défaite de ce soir doit aussi nous encourager à garder les pieds sur terre. Pour l´an prochain, il faudra plus de solidité et plus d´expérience. Pour moi, c´est un signe qu´il faut continuer à se renforcer. Je sais exactement ce qui nous manque pour avoir une équipe encore plus solide. Je n´ai pas de certitudes sur mon avenir mais il me reste deux ans de contrat et je suis bien à Rennes».
Elie Baup ( entraîneur de St-Etienne, 6e et qualifié pour la Coupe Intertoto) : «Je suis frustré du résultat. On savait qu´on était tributaire des autres mais la réalité du match, c´est qu´il y a eu des occasions. A un quart d´heure de la fin, j´ai dit à Sablé de tenter le tout pour le tout. On a eu une occasion dans les arrêts de jeu. En face, il y avait une machine et nous, on est une petite équipe avec du coeur et des jambes. Je rends hommage à ce groupe. Je veux souligner le comportement des joueurs et retenir surtout la saison. Sixième, c´est beau et beaucoup.»
Guy Roux ( entraîneur d´Auxerre, 8e): «Je savais que suivant notre mode de préparation, nous serions dans le creux aujourd´hui. Et puis, comme on avait affaire à une très forte équipe de Lille, le meilleur Lille de la saison qui lui fait mériter sa deuxième place, on n´a pas pu faire grand-chose. Quand les adversaires sont bons, évidement cela met en évidence les lacunes chez nous».
Serge Le Dizet ( entraîneur de Nantes, 17e) : «Je n´avais pas brûlé de cierge, mais peut-être que des gens de ma famille ou des gens qui aiment ce club l´ont fait. Quand j´avais pris le club en mains le 3 janvier, j´avais dit, et je ne plaisantais qu´à moitié, que tout pourrait se jouer lors de la dernière journée, car on n´était déjà pas bien à l´époque. Mais j´étais loin d´imaginer un scénario pareil. Ce soir, à la fin, c´était comme un nouveau titre de champion à la Beaujoire, c´était aussi fort. Je suis fier d´avoir gagné ce match, comme mes joueurs. Je m´étais beaucoup inspiré dans mes discours aux joueurs de la C1 mercredi et de la victoire de Liverpool. Comme eux, on partait avec un handicap. Je remercie Istres et Strasbourg, qui ont été loyaux et ont joué le jeu. On a su saisir les 5% de chances qu´on avait».
Jacky Duguépéroux ( entraîneur de Strasbourg, 11e) : «Bastia nous a posés des problèmes, jusqu´à un nouvel exploit de Mamadou Niang. Si on a eu deux occasions d´entrée de jeu, je suis surpris par le manque d´application de mes joueurs en première période. Après on a été plus réalistes. On termine 11e mais il ne faut pas s´endormir, il faudra être prêt dès la première journée car on a vu ce que ça donnait quand les débuts sont mauvais.»
Jean Fernandez ( entraîneur de Metz, 14e) : «C´était une soirée difficile, mais les choses se sont bien passées. Pour Nantes aussi, c´est bien, c´est un club mythique en L1. Bravo au FC Metz et au FC Nantes. Je n´avais pas apprécié la façon dont l´entraîneur Loïc Amisse a été limogé cet hiver à Nantes, et je l´avais dit. Maintenant, si j´ai offensé les joueurs nantais, je m´excuse. Pour Metz, le bilan est positif, on jouait pour le maintien cette saison».
Michel Padovani ( entraîneur de Bastia, relégué en L2): «On a gagné quatre matches sur cinq mais ça n´a pas été suffisant. Je pense que ce soir l´enjeu était trop important, on n´a pas maîtrisé la partie. Il nous a manqué quelque chose. Depuis un mois et demi on ne joue que des matches couperet, où chaque fois il fallait gagner pour ne pas mourir. Ce soir ça a été le match de trop. On est un club qui a une histoire, une certaine fierté et on va tout faire pour remonter. En Corse on est une île, donc on a toujours l´impression qu´on nous en veut un peu... Mais certains ce soir préféraient sauver le soldat nantais ou bordelais plutôt que le soldat bastiais.»
Franck Dumas ( entraîneur intérimaire de Caen, relégué en L2) : «C´est une grosse, grosse désillusion. Alors que les joueurs étaient libérés durant les trois matches précédents, pour le plus important, on était pas là. Sur le terrain, on a fait tout et n´importe quoi. J´ai senti les joueurs crispés et à la mi-temps je leur ai dit d´arrêter de jouer avec la peur au ventre. Maintenant qu´on est en Ligue 2, on va s´attaquer dès lundi à la nouvelle tâche avec le nouvel entraîneur, quel que soit le groupe il nous faudra être solide mentalement pour digérer cette grosse déception».
Xavier Gravelaine ( manager sportif d´Istres, relégué en L2) : «Vu les quatre derniers matches à domicile, je ne peux avoir que des regrets. Il nous a manqué un petit rien et c´est de ne pas avoir notre stade à temps qui nous coûte cher. Istres retourne en Ligue 2, quant à savoir si ce sera avec le tandem Gravelaine-Gasset je ne peux pas vous le certifier. Il y aura une réunion mercredi et nous saurons si nous pourrons travailler comme on l´entend. Tout peut se passer mercredi».