Lyon : Benzema et Ben Arfa ont grandi. 
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Ils ont tout juste (ou pas encore) 20 ans et ils représentent désormais davantage le présent de l´équipe de France que son futur. Karim Benzema et Hatem Ben Arfa ont marqué des points et les esprits ces derniers jours en Bleu, mais à Lyon, leur entraîneur a tendance à relativiser leurs performances.
Benzema : 135 minutes, 2 buts, deux prestations de haut vol. Ben Arfa : 48 minutes, 1 but, deux rentrées remarquées. Le bilan de la semaine en Bleu contre les Iles Féroé (6-0), puis devant la Lituanie (2-0), est plus que prometteur pour les jeunes pousses lyonnaises. S´ils n´ont pas pu éclipser Thierry Henry, Karim Benzema et Hatem Ben Arfa ont posé leurs jalons en équipe de France à travers un point commun : un talent énorme. Leur parcours est pourtant diamétralement opposé. Benzema confirme « simplement » un début de saison tonitruant tandis que Ben Arfa est devenu international avant d´être titulaire à l´OL (5 matches joués cette saison en L1 dont 3 comme titulaire).
Dans leur club, on est admiratif et on espère forcément retirer les bénéfices de ce nouveau statut. « Ils sont revenus avec une très grande confiance surtout Hatem qui a marqué pour sa première sélection avant de réussir une bonne rentrée mercredi. Il n´a pas beaucoup joué jusque-là en club, il montre tout son potentiel qu´il n´a pas encore utilisé à 100%, », confie Matthieu Bodmer. « Concernant Karim, il reste sur sa très bonne lancée. Ça ne peut que le conforter à travailler toujours plus, il sait qu´il sera récompensé de ses efforts. »
S´il n´est pas surpris de la performance de ses joueurs (« Je les vois tous les jours à l´entraînement »), Alain Perrin préfère être plus mesuré. « Le football est un sport d´opposition, donc les performances sont toujours tributaires de la valeur de l´opposition, estime l´entraîneur lyonnais. Il faudrait les revoir dans un contexte différent et d´autres circonstances. » Sous entendu en Ligue des champions, où le bilan du duo cette saison est nettement moins reluisant. « On juge les meilleurs contre des équipes de valeur mondiale. Les Iles Féroé, c´est bien beau, mais c´est un niveau division d´honneur », insiste Perrin.
Perrin : «On n´a pas attendu l´équipe de France»
Certes, mais à chaque fois qu´ils ont été appelés, au pied levé pour le second, Benzema et Ben Arfa ont répondu présent. Et ça, Perrin ne veut pas leur enlever. « Ils ont eu du temps de jeu, ont été choisis par rapport à d´autres et ont été capables de se montrer. Ils ont réussi à se positionner sur l´échiquier du foot français. » De quoi les inciter à les aligner ensemble ? « Chacun son problème », lâche l´entraîneur lyonnais, un brin agacé. « Le sélectionneur n´a pas de Brésilien, d´Ivoirien ou encore de Tchèque dans son effectif. Moi, je suis dans une logique de groupe et je dois gérer tout ça. S´ils sont plus forts ? Alors ils joueront. Mais on n´a pas attendu l´équipe de France pour le faire. Karim a beaucoup joué (NDLR : il devrait être ménagé samedi contre Monaco) et ils ont déjà été associés tôt dans la saison, lors de la Peace Cup en Corée.»
Depuis, pas grand-chose. Pourtant, à Metz (5-1), puis à Bordeaux (3-1), l´entente entre Benzema et Ben Arfa a fonctionné à merveille. Mais il y a de grandes chances que Perrin continue à les utiliser avec parcimonie. Son rôle est aussi de les protéger de la médiatisation grandissante. Il sait très bien par exemple qu´avec 10 buts en 10 journées à son compteur, Benzema s´expose à un autre traitement s´il reste muet pendant un mois. « On compte sur eux, rassure-t-il. On n´a pas recruté côté gauche pour faire confiance à Hatem. »
Les BB flingueurs
