Les petites phrases du mercato 2007
(AFP) Vendredi 31 août 2007
Entre volte-face des joueurs, intox des agents et surenchère des dirigeants de clubs, le marché des transferts, qui se termine vendredi, a été rythmé par les petites phrases des principaux acteurs du ballon rond qui ont pimenté l´intersaison.
La fidélité, selon Henry
. Le 13 novembre 2006, Thierry Henry réaffirme son attachement à Arsenal et écarte toute idée de transfert au FC Barcelone malgré les approches du club catalan à l´intersaison: "Je suis parti pour rester à vie à Arsenal. Avec tout le respect que j´ai pour ce club (FC Barcelone, ndlr), ce serait non".
. Le 23 juin 2007, le joueur signe au Barça. "J´ai toujours dit que si je m´en allais, je n´irais qu´à Barcelone. J´ai choisi ce club pour le football qu´il pratique, son histoire, son stade", affirme-t-il.
Ribéry, l´Allemagne au coeur
. "Je sais par exemple qu´un pays comme l´Allemagne ne m´attire pas trop. Je préfère les championnats anglais ou espagnol", explique Franck Ribéry, le 8 mai dans un entretien à France Football.
. Un mois plus tard, il quitte pourtant Marseille pour s´engager en faveur du... Bayern Munich: "Quand un grand club comme le Bayern vient vous voir, c´est quand même quelque chose." (7 juin)
Les +vérités+ de Trezeguet
. "J´ai l´impression qu´ils ne comptent pas sur moi. L´offre (de prolongation de contrat) qu´ils m´ont faite m´a signifié tout ce que j´avais besoin de savoir. Il n´y a aucun espoir que je reste à la Juventus", affirme, le 10 juin, David Trezeguet, visiblement bien décidé à quitter Turin après sept années de présence malgré la remontée du club en Serie A.
. Deux semaines plus tard, +Trezegol+ prolonge son bail avec la Juve de trois ans, jusqu´en 2011. "J´ai fait un choix important pour ma carrière et ma vie. C´est un club qui m´a beaucoup apporté et j´ai envie d´y rester et de gagner plus (de titres)", commente-t-il.
Le feuilleton Wiltord
. "L´attaquant international n´ayant pas trouvé d´accord avec le Stade Rennais, Sylvain Wiltord restera cette saison à l´Olympique lyonnais", annonce Lyon dans un communiqué, le 30 juillet, pour mettre fin aux spéculations concernant un départ du joueur en Bretagne.
. Moins d´une semaine plus tard, le 5 août, Bernard Lacombe, conseiller du président de Lyon Jean-Michel Aulas, se fait plus précis: "Il n´avait qu´une envie, c´est d´aller au Paris Saint-Germain (...) mais cela n´a pas abouti".
. L´attaquant international signe finalement, le 22 août, un contrat de deux ans, en faveur de Rennes. Le lendemain, il s´en prend violemment à Jean-Michel Aulas dans les colonnes de L´Equipe: "M. Aulas, de temps en temps, il devrait avoir un peu d´humilité. Il n´est pas obligé de tout le temps parler quand il voit un micro. Il aurait mieux fait de me parler à moi pour régler les problèmes, il a été ridicule".
Le cas Fred
. "Bien que je me sois bien adapté au pays, aux autres joueurs (de Lyon) et que le public m´ait toujours soutenu, je sens que mon cycle à Lyon arrive à sa fin. Le dialogue avec le président du club n´est plus le même depuis quelques temps", déclare Fred le 14 août sur le site internet du journal brésilien O Globo.
. L´attaquant brésilien, qui réclame une revalorisation salariale, obtient gain de cause et, soulagé par le départ de Wiltord à Rennes, reste finalement à Lyon.
Pauleta met la pression
. "J´ai trois options devant moi. La première, c´est créer des problèmes avec le coach ou avec le club. (...) La deuxième consiste à rester et accepter la situation de jouer 60 minutes tous les 15 jours. La troisième, c´est de partir d´ici la fin du mois. Je dois bien réfléchir et prendre une décision", explique, le 13 août au Parisien, Pauleta, mécontent de ne jouer qu´un match sur deux avec le Paris SG.
. Face à l´intransigeance de l´entraîneur du PSG Paul Le Guen, le Portugais décide d´honorer sa dernière année de contrat qui lui rapporte environ 365.000 euros par mois.