Le double jeu de Mancini
Ignazio GENUARDI - jeudi 30 août 2007 - 09h39
L’attaquant brésilien de l’AS Rome, Alessandro Mancini, serait favorable à un transfert à l’Olympique Lyonnais. Mais ses représentants discutent aussi d’une prolongation de contrat...
A la recherche d’un élément capable d’occuper le flanc gauche de leur attaque, les dirigeants de l’Olympique Lyonnais essayent de convaincre l’AS Rome de lâcher Alessandro Mancini (27 ans). Le sextuple champion a déjà formulé une offre de près de vingt millions d’euros pour s’attacher les services de l’international brésilien mais un transfert est encore loin d’être acquis.
Malgré les renforts de Ludovic Giuly (ex-FC Barcelone) et Mauro Esposito (ex-Cagliari), les dirigeants romains n’ont aucune intention de lâcher leur protégé. Bernard Lacombe assure que le joueur souhaite rejoindre l’Olympique Lyonnais mais l’affaire est un peu plus compliquée.
Sous contrat jusqu’en 2010, Alessandro Mancini n’a pourtant aucune réelle intention de quitter le club de la Louve (et ceci malgré certains problèmes relationnels avec Francesco Totti). L’Inter Milan, Liverpool et le Real Madrid l’ont déjà appris à leurs dépens.
Partir ou prolonger de deux ans
Le joueur est, d’ailleurs, depuis plusieurs semaines en pourparlers pour prolonger son contrat de deux années. Mais les négociations peinent à aboutir. L’intérêt de l’OL tombe à pic pour mettre la pression sur les dirigeants romains. Une stratégie qui semble s’avérer payante : les représentants du joueur étaient présents mercredi à Trigoria, le centre d’entraînement des « Giallorossi » pour faire avancer le dossier.
« Nous avons aucune intention de nous séparer, explique un haut dirigeant du club romain. C’est un joueur extrêmement important de notre dispositif. Il n’est pas question d’un départ. Et puis, pour quelle raison irait-il dans un club comme l’Olympique Lyonnais ? La saison passée, nous avons montré que nous n’avions rien à envier à cette équipe. Loin de là… » Alessandro est-il sur la même longueur d’onde ? C’est fort probable mais les dirigeants romains pourront-ils résister à un assaut de leurs homologues lyonnais (on évoque une possible nouvelle offre de près de vingt-cinq millions d’euros) ? Réponse d’ici vendredi minuit.