TRANSFERTS / BORDEAUX :
Le bon choix
jeudi 19 juillet 2007 - 21 h 24 - Olivier DE LOS BUEIS
PANORAMIC
Bordeaux a trouvé un accord pour le transfert d’Alou Diarra. Il récupère un joueur motivé. Diarra, en restant en France, a la quasi assurance d’être titulaire. Tout le monde est content. Même Lyon.
Jeudi, Alou Diarra s’est envolé pour la France pour terminer une longue, longue journée, démarrée en Corée du Sud, ponctuée par une dernière apparition sous le maillot de l’OL lors de la Peace Cup et finalisée par un accord entre Lyon et Bordeaux pour son transfert. Cette semaine dans les colonnes d’un grand quotidien, Alou Diarra ne cachait pas que ses discussions avec Alain Perrin ne l’avaient pas rassuré : son temps de jeu risquait d’être aussi limité que sous l’ère Houllier. Mais cette fois, l’ancien Lensois était prévenu. Diarra pouvait donc se mettre en quête d’un ailleurs plus clément pour jouer plus que les quinze matchs disputés en L1 la saison passée (9 seulement comme titulaire).
C’est finalement à Bordeaux que le finaliste malheureux du Mondial 2006 débarque. Vendredi, si la visite médicale se passe bien et que les derniers détails le séparant d’une signature pour quatre ans chez les Girondins sont réglés, Alou Diarra donnera un nouvel élan à sa carrière. Après le départ de Rio Mavuba à Villarreal, Bordeaux avait l’impérieux besoin de retrouver un milieu défensif de valeur. Le clone de Patrick Vieira avait les faveurs de Laurent Blanc. Restait à trouver le moyen de payer les 7,5 millions d’euros du transfert. Autre souci : négocier avec un club peu enclin à discuter avec les Girondins.
Ces derniers mois, les rapports entre Lyon et Bordeaux s’étaient considérablement dégradés. Vrai-faux transfert de Chamakh, finale de la Coupe de la Ligue, accueil détestable réservé aux Lyonnais à Chaban-Delmas, la rivalité entre les deux clubs n’est pas encore aussi forte qu’entre le Bordeaux de Claude Bez et le Marseille de Tapie, mais elle aurait pu le devenir. Depuis la Corée du Sud, sur le site de son club, Jean-Michel Aulas a d’ailleurs tenu à se poser en réconciliateur : « En acceptant ce transfert de 7,75 millions d´euros, nous avons montré notre bonne volonté à Bordeaux. C´est très difficile de perdre un international. J´ai voulu montrer aux Girondins que nous étions fair-play (faisant référence aux contacts avec Chamakh par le passé). Nous avions aussi pour Alou une proposition de Manchester City. »
Peu enclin d’habitude à céder un de ses joueurs à un concurrent national potentiel, l’OL a cette fois joué le jeu. Alou Diarra ne s’en plaindra certainement pas. Après ses passages en Allemagne (Bayern) ou en Angleterre (Liverpool), la possibilité de rester en France à un an de l’Euro était trop belle. Approché l’année dernière par l’AS Roma, le joueur sait qu’il a perdu du temps dans sa progression. Les clubs intéressés par sa venue cette saison, même s’ils étaient de qualité comme le Werder Brême, ne l’étaient pas autant que ceux qui mettaient le nez à la fenêtre il y a douze mois. Avec ce transfert tout le monde a le sourire. Lyon, d’abord, qui voit partir un joueur onéreux, un brin râleur et à l’avenir bouché pour une somme rondelette (7,75 millions d’euros). Bordeaux et Laurent Blanc, ensuite, qui récupèrent un joueur de qualité. Et la L1, enfin, qui garde un des finalistes français du Mondial 2006. Des quatorze français alignés le 9 juillet 2006 à Berlin, douze évoluent à l’étranger ou ont arrêté : seuls Sylvain Wiltord et Alou Diarra, en plus de l’Italien Grosso, sont les joueurs de L1 pouvant se targuer d’avoir joué la dernière finale de la Coupe du Monde.
desolé si cela a dejà etait posté