Le fondateur du premier éditeur français de progiciels a confié à Lazard Frères une « mission de conseil » pour faire évoluer l´actionnariat du groupe.
« ON ne se ruine jamais en vendant trop tôt », confiait il y a quelques semaines Jean-Michel Aulas. Plus connu depuis quelques années comme président de l´Olympique Lyonnais, le premier club de football français à être entré en Bourse - dont il a fait la réussite tant sportive qu´économique -, Jean-Michel Aulas s´est tout autant investi dans l´entreprise qu´il a créée en 1983, sans même prendre de vacances pendant des années. Il s´agit de la Compagnie européenne de gestion par l´informatique décentralisée, plus connue sous son sigle de Cegid, dont il envisage de céder les parts. Souhaite-t-il profiter de la hausse des valeurs du secteur high-tech ou préparer, à 59 ans, sa succession ?
Actionnaire à hauteur de 20,09 % du groupe Cegid à travers la holding ICMI qu´il détient avec sa femme, Jean-Michel Aulas a mandaté, en compagnie des deux autres principaux actionnaires - le fonds Apax Partners (17,07 %) et Eurazeo (9,09 %)-, la banque Lazard Frères qui est chargée « d´une mission de conseil dans le cadre d´une évolution de l´actionnariat ». Cette réflexion « pourra aboutir à une cession totale ou partielle de leurs participations respectives », a précisé un communiqué du groupe, réagissant à une information publiée hier matin sur le site Internet du mensuel Capital. La cotation du titre a été temporairement suspendue hier en fin de matinée à la Bourse de Paris. À la clôture, l´action gagnait 11,92 %, à 43,20 euros. La capitalisation boursière de Cegid ressort ainsi à 375,9 millions d´euros.
Cette annonce intervient dans un contexte où les dirigeants des sociétés de services et d´ingénierie en informatique françaises ont entamé de grandes manoeuvres de rapprochement. La démarche de Cegid s´inscrit dans le contexte d´un marché « marqué par une forte concentration et la nécessité de répondre à un défi désormais européen et mondial ». Des fonds d´investissements seraient déjà intéressés.
Investir à Lyon
Jean-Michel Aulas a indiqué qu´il entend « privilégier toute solution qui favoriserait la pérennité et le développement du groupe» qu´il a créé. Celui-ci va bien. En janvier, Cegid annonçait le recrutement d´une centaine de collaborateurs pour répondre à la croissance de son activité. Un plan porté au début du mois à 150 personnes.
« Sa vie, c´est Lyon », affirme un proche du dossier pour expliquer la volonté du fondateur de céder ses parts de Cegid. Depuis le début de l´année, Jean-Michel Aulas s´est engagé à Lyon dans la réalisation d´un « OL land ». Un projet, à la manière britannique, qui comprend stade de football, camp d´entraînement, hôtels, zone de loisirs, centre commercial et bureaux pour un investissement d´un montant de 450 millions d´euros et destiné à consolider financièrement la machine OL. Une ambition sportive qui ne s´arrête pas aux portes de Lyon pour le président de l´OL. Jean-Michel Aulas aurait récemment fait part à des dirigeants parisiens de son désir de s´investir dans le PSG.
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En gros Aulas revends des actions de Cegid pour apparement financer le proget de Lyon sur le long terme (~OL Land) et en gros Aulas pourrrait repartir avec environ 300M d´euro voir 400M d´euro.