Lyon - Jean-Michel Aulas : « Des choses m’ont déplu »
Après avoir tapé du poing sur la table, Jean-Michel Aulas aborde la nouvelle saison avec sérénité et ambition. Le président lyonnais en profite pour faire le point sur les dossiers chauds du moment.
Jean-Michel Aulas, Sylvain Wiltord a été interpellé par la police lors de la reprise de l’entraînement de l’Olympique Lyonnais. Quelle est votre réaction ?
C’est embêtant sur le plan de l’image. Ça ne me fait pas plaisir. Cette affaire, qui est d’ordre privée, rejaillit sur sa vie professionnelle. Il avait déjà franchi la ligne jaune l’an dernier.
Va-t-il quitter Lyon ?
Pour l’instant, il est lyonnais. Il lui reste un an de contrat et rien ne dit qu’il ne va pas l’honorer. Il y a même plus de chances qu’il reste. Pas plus Rennes que Marseille ne nous a contactés. Au passage, je note que l’OM se montre très pointilleux quand on contacte l’un de ses joueurs mais ne se gêne pas pour le faire. Si une proposition nous parvient pour Wiltord, nous la regarderons.
Où en est le transfert de Florent Malouda ?
On n’a pas trouvé de solution donc il part à Tignes en stage. Il était présent à la reprise. Nous avons une relation de confiance avec lui. Des clubs le font rêver mais sans en avoir les ambitions. Je ne suis pas sûr que Chelsea a les moyens et l’envie de faire venir Malouda. On m’a dit que Peter Kenyon devait rencontrer Abramovich à Moscou. On ne fermera pas la porte mais le Real Madrid m’a aussi demandé un rendez-vous. C’est toujours 25 millions d’euros. Ça correspond au prix du marché.
Sylvain Armand va-t-il signer à Lyon ?
C’est la priorité d’Alain Perrin. Mais c’est difficile. J’ai indiqué aux dirigeants parisiens qu’il était dans leur intérêt que cela se fasse vite pour qu’ils trouvent un remplaçant. On a d’autres joueurs sur nos tablettes comme Grosso, un champion du monde ou un joueur de Manchester United (ndlr : Evra ou Silvestre).
Le recrutement est-il terminé ?
On va affiner l’effectif. Les départs seront compensés. Mais pour l’instant, nous avons réalisé ce que nous voulions. Il n’est pas exclu de faire de bonnes opérations. Nous avons anticipé les départs de Tiago et Abidal par les venues de Bodmer et Belhadj. Sur le côté droit, nous avons pris Keita qui était notre priorité. Aujourd’hui, nous avons la capacité économique pour dépenser 40 ou 50 millions d’euros sur le marché des transferts.
Un grand nom peut-il arriver ?
Non. Les bonnes affaires m’intéressent. Ce n’est pas un nom clinquant qui va faire que nous irons plus loin en Ligue des Champions.
Qu’avez-vous dit aux joueurs à la reprise ?
J’ai insisté sur le comportement et l’exemplarité. Des choses m’ont déplu durant la deuxième partie de saison l’an dernier. J’ai fait ce que j’avais à faire au niveau du staff et du recrutement. J’ai pris quelques résolutions en interne. J’ai aussi redéfini le règlement intérieur du club. Il y a eu du laisser-aller au niveau des équipements, des voitures du club, des sorties…
Qu’est-ce qu’il fallait rectifier ?
Quand on a 20 points d’avance à la trêve, le titre est acquis donc on a fait preuve de laxisme à tous les niveaux. On n’a pas réagi assez vite. J’ai remis ça au carré ! On a fait notre autocritique.
Vous avez donné les objectifs du club aux joueurs ?
L’objectif demeure un septième titre de champion de France. Nous aimerions aussi progresser dans les coupes.
