OL : Coupet : «Juste savoir où l´on va».
Il n´avait plus mis les pieds en point presse depuis des mois. Au lendemain de son match à Manchester avec la sélection européenne dans le cadre des 50 ans du Traité de Rome, Grégory Coupet a accepté de passer en revue l´actualité lyonnaise et de parler - c´est la mode - de son avenir.
«Grégory Coupet, c omment voyez-vous la fin de saison de l´OL ?
C´est dans l´adversité qu´il faut être fort. On sort d´une élimination en Ligue des Champions et d´un nul à la maison, donc il faut rebondir. Les deux mois à venir vont être très longs et difficiles à gérer pour les joueurs, le staff et les dirigeants. Après le 31 mars (date de la finale de la Coupe de la Ligue), des discussions seront en cours. Cela va amener des doutes, des incertitudes, des questions. C´est dans ces cas-là qu´on perd le fil de la compétition. On met son plan personnel en avant. Il faut donc être attentif.
Que pensez-vous des états d´âme de Juninho à propos de son avenir à l´OL ?
Je ne sais pas si ce sont des états d´âme. Il fait part d´un sentiment actuel. Ce n´est rien de bien important, même si ces pressions ne sont pas anodines.
Souhaitez-vous également mettre un peu de pression sur vos dirigeants ?
Non. Il me reste un an de contrat. Jouer à Lyon est un plaisir et un bonheur. J´ai déjà eu une discussion très ouverte avec M.Aulas, avec qui j´ai un rapport privilégié. On se connaît depuis longtemps. On sait comment on fonctionne. Il n´y a aucune raison d´aller voir ailleurs. Cependant, j´ai 34 ans et en France, c´est un âge où on fait moins confiance. A l´étranger, on se pose moins de questions. Alors, je veux juste savoir où l´on va, si l´on surmonte cette réticence propre à la France, si on me fait confiance ou si je dois aller voir ailleurs.
Souhaiteriez-vous vous inscrire dans le projet du club à horizon 2010 ?
2010 est effectivement une date échéance pour tout le monde. Beaucoup de contrats se terminent dans ces eaux-là. La construction du nouveau stade sera un élément très important pour faire pencher la balance dans certaines discussions.
On a l´impression que l´OL est en fin de cycle. Quel est votre avis ?
Je suis le premier à me demander avec qui on va repartir chaque année. Chaque fois, je suis agréablement surpris. Je fais entièrement confiance en M. Aulas. Je n´ai pas de crainte et je ne revendique rien de particulier. Il saura nous faire progresser l´an prochain. Mais on ne peut pas nier que l´OL est à un tournant. Le cas échéant, je passerai en dernier car il y a beaucoup de gros dossiers pour la saison prochaine. M. Aulas a du pain sur la planche.
On ne vous a pas entendu sur l´élimination précoce en Ligue des champions.
En grand compétiteur, on sait rapidement tourner la page. Celle de Rome est tournée. La Ligue des champions, ce sera pour la saison prochaine. L´objectif est de la rejouer. Donc il faut être champion. Ceci dit, la Roma nous a renvoyés à nos études. A nous de creuser pour savoir ce qu´il faut faire à l´avenir car il y a de quoi avoir des regrets. Notre effectif n´a pourtant rien à envier à celui des grands clubs européens, notre entraîneur et notre président non plus. La différence se fait sans doute au niveau des infrastructures. Nous sommes bien en dessous de clubs comme le Barça, le Bayern ou Milan dans ce domaine.
Rejoignez-vous Juninho pour dire que votre génération ne gagnera pas la Ligue des champions ?
Non, je ne suis pas d´accord. Je ne me fais pas de souci, je suis sûr et certain que Lyon gagnera un jour la Ligue des champions. Avec ou sans moi.
Et l´équipe de France ?
Le match en Lituanie apparaît comme important. Ce sera un gros défi car il manque du monde notamment des joueurs cadres. Je vais essayer de m´impliquer encore plus dans ce groupe pour renouer avec la victoire après notre défaite contre l´Argentine.»
Greg 