Des hommes venus de l’espace avec des pouvoirs surnaturels ? Les raisons de la domination lyonnaise sont plus simples même si certains aimeraient croire que les Gones arrivent d’une autre planète.
C’est la même rengaine depuis cinq ans. Saison après saison, l’Olympique Lyonnais affole les statistiques et fait tomber les records. Les derniers en date sont d’ailleurs impressionnants : quinze points d’avance sur le deuxième à la mi-championnat, seize victoires à l’issue des matchs aller ou encore trente-sept longueurs d’avance sur la lanterne rouge. Bref, l’OL a encore une fois écrasé le championnat de France et le titre national, son sixième d’affilée, semble déjà en poche. Si les raisons d’une telle domination sont assez nombreuses, trois grandes explications se détachent.
1. Un effectif pléthorique
Gérard Houllier a utilisé vingt-cinq joueurs lors de la phase aller. Et il a surtout dû composer avec une rare cascade de blessures dans le domaine offensif. Lors des derniers matchs d’avant trêve, le coach lyonnais était ainsi privé de Fred, Carew, Wiltord et Benzema. Pas vraiment un problème puisque l’OL a notamment passé trois buts à Paris et quatre à Lens avec une configuration tactique sans avant-centre de métier. Le constat est le même derrière puisque Squillaci a parfaitement remplacé un Caçapa longtemps absent. Au point aujourd’hui d’avoir relégué le Brésilien sur le banc.
La force de l’OL, c’est également l’émergence de ses jeunes joueurs. Benzema est sans doute la révélation de cette première partie de saison mais il n’est pas le seul. Dans les pas d’un François Clerc, on a découvert ces derniers mois des joueurs comme Rémy et Bettiol. Sans oublier le retour en forme de Ben Arfa, grand espoir du football français. Du coup, le Mercato pourrait être bien calme du côté de Tola Vologe. « Nous allons attendre le 3 janvier la décision de la FIFA et Nilmar va probablement rentrer sur Lyon, explique ainsi Jean-Michel Aulas. Cela nous fera déjà un attaquant. A partir de là, en fonction de ce qui va se passer dans l´effectif et des souhaits de Gérard Houllier, nous allons continuer de discuter tranquillement avec les clubs identifiés pour avoir un attaquant qui corresponde aux souhaits de Gérard. »
2. La culture de la gagne
Un ogre jamais rassasié. Voilà comment définir cet OL de la fin 2006 qui entretient une vraie culture de la gagne. « C´est un parcours exceptionnel avec un Gérard Houllier au sommet de son art, comme je l´ai déjà souligné, et des joueurs qui puisent dans leurs ressources mentales et techniques pour obtenir des performances incroyables », estime le président lyonnais. Preuve statistique de cette farouche volonté, les partenaires de Juninho ont inscrit un tiers de leurs buts dans le dernier quart d’heure. Nouveauté également pour les quintuples champions de France : ils répondent présent lors des chocs du championnat. Victoires à Bordeaux, Marseille et Lens mais également face à Lille, Saint-Etienne, Nancy, Auxerre et Paris.
3. La faiblesse de la concurrence
Alors que l’OL se renforce saison après saison, la concurrence ne parvient pas à combler le fossé. Cette année encore, les adversaires annoncés des Gones ont mordu la poussière. Mauvais résultats, crises sportives, entraîneurs limogés : difficile dans ces conditions de concurrencer les quintuples champions de France. A la mi-championnat, le PSG est ainsi seizième, Monaco quinzième, Auxerre treizième, Bordeaux huitième, Marseille sixième et Lille cinquième. Mais surtout, toutes ces équipes accusent un invraisemblable retard sur l’OL. Le LOSC, que certains voyaient comme un candidat sérieux, pointe à dix-neuf points du leader. Marseille a vingt longueurs de retard, Monaco trente !
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