Lamour séduit par le financement public/privé du futur stade de Lyon
Le ministre des Sports Jean-François Lamour, qui a rencontré le président de l´Olympique lyonnais (L1 de football) Jean-Michel Aulas vendredi à Paris, a trouvé la formule de financement public/privé du futur grand stade de l´agglomération lyonnaise "innovante et pertinente".
"Nous avons évoqué son projet de construction d´un nouveau stade à Lyon, a révélé M. Lamour à l´AFP. Le partenariat public/privé qu´il a retenu pour son financement me semble être une formule innovante et pertinente, tout à la fois pour que le club puisse être performant et que les collectivités locales soient intéressées mais ne supportent pas tous les coûts".
"Tout n´est pas arrêté, a dit de son côté M. Aulas, interrogé par l´AFP. On pense toutefois que les collectivités locales sont de moins en moins enclines à financer les stades alors qu´en France les clubs ont besoin de stades modernes comme en Allemagne ou en Angleterre".
"Nous avons besoin d´évoluer, avec des stades plus confortables, de nouvelles structures d´accueil ainsi que des centres commerciaux et des habitations à proximité, a continué le président de l´OL. Pour cela, il faut trouver de nouveaux financements, et on peut imaginer des solutions tripartites avec le club, des investisseurs privés, et les collectivités locales qui apporteraient autre chose que des financements."
55.000 places
Le futur stade de Lyon (55.000 places), dont le club résident serait l´OL, devrait être construit à Vénissieux (sud de Lyon) d´ici 2010. L´étude de faisabilité est cependant en cours et aucune officialisation n´est attendue avant 2006.
"Le football professionnel doit se moderniser, mais avec une logique: la solidarité. Des solutions performantes peuvent être trouvés afin que les clubs soient compétitifs mais à condition que soient maintenus les liens avec les amateurs", a ajouté M. Lamour qui a largement abordé les problèmes de compétitivité avec M. Aulas, lequel était accompagné de Philippe Diallo, directeur général de l´Union des clubs professionnels (UCPF).
"A ce titre, je ferai certaines propositions dans les semaines à venir", a poursuivi le ministre sans en dévoiler davantage. Et si M. Lamour reste opposé à l´entrée en bourse des clubs, il n´exclut ainsi pas "un certain nombre de pistes" afin de permettre de "solliciter des investisseurs".
"Il n´y a pas d´opposition de principe à ce que la holding OL Groupe puisse faire appel au marché, indépendamment de sa filiale sportive, la Société anonyme de sport professionnel (SASP) +Olympique lyonnais+ qui reste l´outil de gestion du sportif", a expliqué de son côté Jean-Michel Aulas.
Bilan positif
La SASP a réalisé un chiffre d´affaires de 87,9 M EUR en 2004-05 et l´excédent brut d´exploitation se monte à 18,1 M EUR. Les autres filiales d´OL Groupe réalisent un chiffre d´affaires cumulé de 22,2 M EUR en progression de près de 90% par rapport à l´exercice 2003-04.
L´exercice 2005-2006 devrait confirmer le développement global des activités d´OL Groupe avec un budget consolidé de charges de 115 M EUR et un chiffre d´affaires de l´ensemble des filiales, hors SASP, de près de 30 M EUR représentant maintenant plus de 25% du chiffres d´affaires, selon le groupe.
Enfin M. Aulas a profité de son entretien au ministère pour "dire sa satisfaction" après l´entrée en vigueur de la récente loi sur le sport professionnel qui a permis aux clubs d´être propriétaires de leur marque et de leurs actifs. "Jumelée à la valorisation des droits TV (600 M euros par an), elle a permis à l´ensemble des clubs d´être plus performants", s´est-il félicité.
