Le succès retentissant contre le Real à peine savouré, les Lyonnais repartent dans la routine de la Ligue 1 avec un déplacement chez le promu Lorient. Mais pour l´entraîneur rhodanien, ce match est aussi intéressant que celui de mercredi.
Gérard Houllier, comment passe-t-on d´un match contre le Real à un déplacement à Lorient ?
Pour moi, c´est tout aussi excitant, tout aussi passionnant. Je suis d´ailleurs confiant sur l´attitude des joueurs pour ce match. On sera présents. Je vous rappelle que l´objectif n´est pas forcément de battre le Real mais de gagner le 6e titre de champion. Cela passe par des performances en Championnat et une régularité de résultats. On a passé deux cols avec Troyes et le Real, on est en route pour le troisième.
Cette fois, c´est à l´extérieur. Que pensez-vous de Lorient ?
C´est une bonne équipe, qui adopte la même philosophie que Troyes, à savoir qu´elle produit du jeu. Les Lorientais ont battu Paris et Nantes, fait match nul au Mans et connu leur seul défaite contre Bordeaux. Je ne suis pas inquiet par rapport à la récupération de mes joueurs. J´en avais mis certains au repos avant le Real en prévision des prochaines rencontres. Quant à un éventuel turn-over, je ne sais pas encore comment je vais procéder. Toujours est-il que je ne vais pas changer pour changer.
Vous réservez-nous une surprise comme la titularisation de Müller contre le Real ?
Non, quand même pas à chaque match. Le fait d´avoir fait jouer d´entrée Patrick contre Madrid tient à de multiples raisons, essentiellement tactiques. Il faut perdre l´idée qu´il y a des titulaires et des remplaçants. Il y a un groupe et ce qui me plaît c´est l´attitude du banc et le comportement des joueurs qui rentrent. Ils apportent tout de suite du jus, de la qualité, un vrai plus.
Avec le recul, que pensez-vous de la prestation lyonnaise contre Madrid ?
J´ai revu le match, les Madrilènes ont vraiment eu du pot. On aurait pu mettre quatre buts avant la mi-temps. Dans l´ensemble, c´était un bon match, avec un très bon rythme. Cela allait vraiment très vite, et des deux côtés. J´ai aimé la vitesse des enchaînements. A chaque fois qu´on avait le ballon, on sentait qu´il pouvait se passer quelque chose.
Aulas 