Bleus - Zidane : «gagner la Coupe du monde»
A deux jours du match amical contre la Slovaquie, le capitaine et meneur de jeu de l´équipe de France Zinedine Zidane affirme son objectif pour l´Allemagne, «gagner la Coupe du monde», dans un entretien à L´Equipe publié lundi. A trois mois et demi du grand rendez-vous, le joueur du Real Madrid, qui devrait fêter sa 99e sélection mercredi, veut oublier la phase de qualification douloureuse et fixe l´ambition du groupe France : «On y va pour gagner la Coupe du monde. Si je vous disais le contraire, je n´irais pas, tout simplement. (...) C´est une obligation magnifique et impérieuse, celle de se dire et même de se répéter : on peut gagner.»
Revenu en sélection l´été dernier après avoir manqué la saison 2004-2005, "Zizou" exprime sa confiance dans le groupe Raymond Domenech. «Quand on regarde l´équipe, on voit que c´est une belle sélection, qu´elle est constituée de bons joueurs, vraiment qu´il y a de quoi faire, estime-t-il. Il faut juste souhaiter qu´en juin, on soit en pleine possession de nos moyens physiques. Au meilleur de notre forme. Avec tous les joueurs que nous avons dans chaque ligne, je ne vois pas quelle nation pourrait nous inquiéter. A part le Brésil évidemment.»
•> «Un groupe solidaire»
Promu capitaine des Bleus depuis l´Euro 2004, Zidane souligne l´importance de la qualité humaine des joueurs au sein de la sélection et cite les précédents de 1998 et 2000 pour tracer la voie à suivre. «On ne peut pas gagner si l´on n´est pas un groupe solidaire. Il faut que celui qui est remplaçant soit conscient qu´il peut faire la différence», souligne le meneur de jeu qui reprend l´exemple de l´Euro 2000 et la finale contre l´Italie : «C´est Pires qui rentre et qui fait la différence sur le côté. C´est Wiltord et Trezeguet qui rentrent et qui marquent les deux buts de la victoire (2-1).»
Sur son cas personnel, Zidane se dit pas loin de la forme physique optimale. « Ça va bien depuis quelques semaines. Les six premiers mois de la saison n´ont pas été terribles. J´ai été blessé. J´ai dû m´arrêter, reconnaît le Galactico, ravi des meilleures performances du Real Madrid depuis janvier et de la vie en sélection. Je me dis que chez les Bleus, j´ai vraiment l´impression d´être chez moi. C´est une sensation très particulière, que le public partage. Entre les gens et moi, il existe ce rapport là, qui est très fort. »
