quelqu´un a-t-il vu "des mots de minuit" avec disiz la peste l´autre soir sur France 2
Parce que ca éteindrait pas mal de généralités faites ici sur ce forum, aussi bien dans la philosophie que dans la musicalité.
Mais à part ça, moi qui aime le rap (enfin tout ce qui est relativement ancien) je pense que dans ce milieu comme tous les autres, y a les businessmen et y a les autres. Seulement dans le rap, les businessmen se la pètent ds des belles caisses, ac des belles meufs et des paroles machistes et capitalistes de base.. Malheureusement beaucoup ici qui ne connaissent pas d´autres rappeurs que ceux qui passent sur mcm et cie finissent par penser que le rap ce n´est que ça..
Voici par exemple une zik assez ancienne d´Assassin qui parle de la femme, et fera ptet changer les clichés de certains d´entre vous, suivi d´une d´I AM ds le même esprit :
Assassin
L´Objet
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ASSASSIN Le Futur Que nous Réserve-t-il ? CD...
L´OBJET
Souvent je le regarde et je n´y crois pas,
Sa surface est lisse et belle, chaque forme forme
Le parfait profil que lui demande la norme.
Cette norme qui catalogue chacun de ses mouvements.
Tout a l´air si beau, vu du côté brillant.
Mais allons plus loin ou plutôt de l´autre côté du miroir.
Là où le brouillard se mêle aux larmes,
Qui coulent à l´interieur d´une paroi tenu en joue par l´arme.
De l´homme, de l´homme qui comptemple son objet,
Sans pour autant lui donner plus de liberté.
Mais la vanité est l´affiche de la bêtise.
Et son propriétaire en est rempli quand il s´agit de ses devises.
L´objet pleure souvent, rarement on le remarque.
Sauf quelques autres qui comme lui sont frappés de la même marque.
Il est là, devant moi et je vois qu´il souffre .
On l´a cloîtré dans un coin jusqu´à son dernier souffle.
Mais il vit toujours, même ébreché il garde sa fierté.
A la recherche du respect qu´on ne lui a jamais accordé.
On le préfère muet sans vie;
Rarement j´en vois un qui sourit quant il me parle de sa vie...
Tout à l´air si beau vu du côté brillant,
Mais l´intérieur a trop souvent l´odeur de l´exclusion.
La peur et la souffrance ont changé le goût de sa passion.
Dans sa pièce il est seul, de sa fenêtre il voit un monde hostile à sa reflexion.
Combien avant lui se sont fait casser à cause de leurs opinions ?
Il essaye, il s´accroche, il s´organise,
Il lutte, il entend, il voit, il sent, il prend note et vise.
Mais l´objet est victime comme beaucoup du racisme.
On le sort seulement lors d´occasions bien spécifiques.
Pour embellir un moment précis qui peut rapporter du fric.
Car l´objet est doux, gracieux et manipulable.
Enormement d´entre eux n´ont qu´un statut d´esclave.
Pourtant combien de fois ils ont portés sur leurs épaules les malheurs du monde ?
Chaque seconde j´en vois un qui meurt dans l´ombre.
Et on oppresse ceux qui restent, l´homme se sert de leurs faiblesses.
Pour imposer sa virilité et faire monter le stress.
Seuls, mais tellement nombreux dans la même situation,
Attendez vous bientôt à une révolution.
L´homme ne pourra jamais éteindre sa flamme,
Quand on sait que l´objet en question est la Femme."
I AM -Fruits de la rage
Akhenaton
Quand tu lèves la main sur elle, tu vois un fait d´armes
Sans vergogne tu l´racontes aux collègues,
Tu veux quoi ? une médaille ? Connard !
Puis la vapeur descend, semi regrets, c´est trop tard
Les mots n´y feront rien, ils masqueront pas les cocards
La couleur du "Sky", teintée par une larme de coca, Samu sur la rocade
Elle quitte K.O. sur une civière c´bocal les gosses en pyjama
Terrorisés, imbibés d´images, déjà formatés à reproduire
Adultes ces actes, comme un tableau d´Cézanne
Son corps jauni d´coups précédents,
Son souffle écarte les derniers moments d´vie d´un couple cédant,
Mais y´a qu´dans la morphine à l´hosto qu´elle s´évade,
Solitude aidant à part ses mômes, son existence est fade,
Toute jeune, elle croyait au prince et ses fables, et toi se marrant
Qu´elle t´a aimé comme jamais tu n´fus avant, quand les cris partent
Sa gorge s´écrase et maintenant quoi ! c´est navrant
Choqués les voisins veulent ta peau à tous les étages
Les objets éclatés attestent la rage, la tempête a chassé l´orage
Et 3 bouts d´chous otages de c´mariage, assis sur les marches
Le bonheur prisonnier dans un espace, ent´bris et marques
Les cris d´amours s´effacent, viennent les coups d´lattes,
Portés jusqu´au sang, insultes,
Juste offense surtout après deux coups d´poings dans la rate,
Egoïste, ta vie on s´en tape si tu la rates
Elle partira un jour par la grande porte ou à l´arrache
Quand toi tu chialeras au maton qu´dans la cour on t´a marrave
Refrain (x2)
Shurik´n
Quand la grêle tombe fruit de la rage
Dire qu´on aime laisser les mains passer le message
La vie malmène et c´est elle qui subit l´orage
L´amour en crève et le coeur retourne dans sa cage
Shurik´n
T´es là comme un con, debout quand l´ambulance se pointe
T´as les genoux qui claquent, tu pries mentalement les mains discrètement jointes
Ton front suinte et pas de courage regard reproche sur ton visage
La honte danse partageant le terrain au gyro des urgences
Puis vient l´temps des cent pas en salle d´attente craignant d´entendre
Ceux de tes gosses qui n´te souriront plus ce soir, ils ont quitté l´âge tendre,
Ils savent que c ´est pas un coin de porte, c´est les coups qu´ tu lui portes
Qui marquent son coeur et sa face, leur haine sera tenace
L´amour se glace laissant des traces que rien n´effacera
Et tu rougis de déshonneur devant le bleu de ses bras
Le bleu de ses yeux demandant pourquoi ?
Pourquoi ? Un homme se met à boire se retrouvant perdu dans le noir
La seule à le rassurer, lui sert en même temps d´exécutoire
Si c´est ce que tu voulais maintenant tu l´as, tu seras seul avec ton verre
Et tes mômes grandiront loin de toi, seuls avec leur Mère
T´as tout foutu en l´air, mais t´es encore trop saoul pour le voir
L´espoir reviendra pas, y´a qu´toi qui es assez fou pour encore y croire
Le couloir s´est rempli de proches sa famille elle te regarde même pas
A part son frère plein de haine, cette fois j´pense pas que tu t´en sortiras
Blâme pas ta vie où le stress croissant vu le taf manquant
On dit que c´est un jeu sur un coup de trop tu perds femme et enfants
Tel est le prix du sang, sèche tes larmes fallait y penser avant
Qu´son amour ne meurt lentement trahi trop souvent
Loin de ces jours heureux etouffés par tes poings brisant ce lien sacré
les marques sur cet ange alité crie gommant le bien que t´as fait
Refrain (x2)
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==> je sais c´est long, mais c´est à ce prix si vous ne voulez plus parler que sur la base de vos préjugés 