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Et le parisien
Dhorasoo : « Pour le PSG, je vise très haut »
Chaque jour au camp des Loges, sa sortie des vestiaires déclenche l´hystérie des supporters. Vikash Dhorasoo, l´international tricolore, incarne à lui seul le symbole du PSG nouveau.
FAN INVÉTÉRÉ de musique pop-rock, Velvet Underground et Pixies en tête, Vikash Dhorasoo a déjà marqué de son empreinte le jeu du PSG cru 2005-2006. Le milieu de terrain a été rapidement adopté par ses coéquipiers. Selon lui c´est par les résultats collectifs que le PSG retrouvera l´adhésion de ses supporters.
Beaucoup de Parisiens disent avoir l´impression que vous êtes là depuis des années...
Vikash Dhorasoo. J´ai cette impression-là aussi. Je n´ai pas besoin de parler d´intégration. Je me sens bien. J´étais content de signer, je le suis encore plus d´être là et de voir comment cela se passe. Au PSG, il y a des gars avec lesquels j´ai joué, comme Pedro ( Pauleta) à Bordeaux ou Lionel ( Letizi) en Espoirs, d´autres contre qui j´ai joué. J´ai le sentiment de connaître tout le monde depuis longtemps.
« Aujourd´hui je me sens bien dans ma peau »
En quoi le PSG est-il fait pour vous ?
C´est un club où la pression joue beaucoup à chaque fois que l´on porte le maillot. Le PSG est très médiatique, en permanence sous le feu des projecteurs. Il ne laisse pas indifférent - on l´aime ou on ne l´aime pas -, un club très populaire et très détesté parce que c´est celui de la capitale. C´est enfin une formation qui joue le haut du tableau. J´ai l´impression que cela me ressemble assez.
Avez-vous conscience que les attentes du club, des supporters ou des médias se portent principalement sur vous cette saison ?
Je sais que j´arrive du Milan AC, que je suis international. Je viens à Paris, qui sort d´une saison moyenne. On attend donc beaucoup des nouveaux. On va être observés, regardés, et ce n´est pas un problème. Je vais faire mon maximum, mais on n´est rien sans les autres. Je ne viens pas à Paris sauver l´équipe. Je viens là parce que je crois que les joueurs et le club ont les moyens de réaliser quelque chose de très beau. A 32 ans, je n´ai pas d´ambitions personnelles. Mais je me dis que, tous ensemble, on peut faire quelque chose de sympa.
Quel est l´objectif cette saison en championnat?
Pour Paris, je vise très haut. On en a les moyens. On va bien démarrer et cela va nous permettre d´y croire.
Quelle est votre plus grande joie dans le football jusqu´à maintenant ?
Le premier titre avec Lyon. On est footballeurs pour être champions dans son pays. Ce n´est jamais gagné d´avance. Toute la saison, on se bat pour ça. On y croit, on n´y croit plus, on y croit de nouveau, et quand c´est fait, c´est formidable. On est champions avec toute une ville, toute une région.
Quels sont vos rêves ?
Je suis un chanceux. Je voulais devenir footballeur, je le suis devenu. Dans ma ville ( Le Havre), avec mes amis, ma famille. Je suis parti à Lyon parce que je croyais beaucoup en ce club. Je ne me suis pas trompé : j´ai gagné une coupe de la Ligue et j´ai été deux fois champion. Je suis allé à Bordeaux. Les Girondins, pour moi, c´était une demi-finale de Coupe des champions contre la Juventus, le but de Battiston de 35 mètres. Je voulais aller à l´étranger et pas n´importe où. Or, le club de mes rêves, c´était le Milan AC, et j´y suis allé. Aujourd´hui, je suis au PSG, le club de la capitale, c´est un choix. C´est moi qui ai voulu venir. On ne peut pas demander grand-chose de plus. Si je fais la Coupe du monde à la fin de la saison, ce sera extraordinaire.
Quel regard portez-vous sur le garçon que vous étiez à 20 ans ?
J´ai beaucoup progressé, beaucoup changé. J´étais plus tendu et stressé qu´aujourd´hui. A 20 ans, je n´étais pas sûr d´y arriver. J´avais ce caractère angoissé. Au fil des ans, je me suis trouvé, et aujourd´hui je me sens bien dans ma peau. On vous dit atypique, anticonformiste... Ce ne sont pas les mots que j´emploierais. Ma personnalité n´est pas un sujet qui m´intéresse. Je n´essaie pas de marquer de différences. Je suis avant tout footballeur et fier de l´être.
Le Paris de Vikash
Paris intra-muros. « J´habiterai Paris intra-muros. J´ai toujours vécu dans les centres-villes.
Qu´on gagne ou qu´on perde, je n´ai pas peur de croiser les gens. Je me sens bien au milieu des gens, même si j´ai un peu de mal au milieu de la foule. J´aime bien sentir que ça vit autour de moi. Je n´aime pas l´isolement. Quand je descends dans la rue, j´aime bien voir les gens boire leur café dans un troquet ou acheter leurs journaux. Je sais qu´à Paris, il faut faire attention pour aller à l´entraînement. A Milan, je mettais une cinquantaine de minutes. Cela ne me fait pas peur de perdre du temps si c´est pour en gagner sur d´autres choses. » Le Marais, l´idéal. « Je n´ai pas encore choisi mon arrondissement. Cela ne sera certainement pas l´Ouest parisien. Cela ne m´attire pas. L´idéal serait d´aller dans le Marais. Mais il ne faut pas exagérer non plus. Je suis footballeur avant d´être Parisien. A chaque fois que je suis venu à Paris, j´étais de passage, en sachant que le lendemain je repartais. Alors quand j´ai signé au PSG, je me suis dit : Je suis parisien. Ce n´est pas la même sensation. Le Paris que je connais est celui de mes amis. Je suis émerveillé en voyant cette ville. On ne se rend peut-être plus compte. La place des Vosges, c´est beau ! C´est peut-être mon endroit préféré dans Paris. » Sa plus belle ville. « Lyon, c´est très très beau. J´habitais le Vieux-Lyon, à Saint-Jean. J´adorais cette ville. Milan, je n´en ai pas profité énormément à cause des voyages, des horaires d´entraînement. L´architecture est belle, mais c´est un peu austère, gris. Paris restera la plus belle ville que j´aurais fréquentée. »
Et aller sur le blog du fils a ferandez
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