Toujours fidèles. Les supporters marseillais ont la foi olympienne chevillée au corps. Rien ne saurait les écarter du «droit chemin», celui qui mène vers les travées du Vélodrome un week-end sur deux.
Alors que l’OM 2005-06 prend forme peu à peu avec les arrivées de Jean Fernandez, Wilson Oruma et Franck Ribéry, les passionnés de l’OM répondent déjà présent.
Depuis la semaine dernière, on observe en effet un emballement de la campagne. Le cap symbolique des 40 000 abonnés est maintenant proche. Il devrait être de nouveau franchi cette saison.
Quand on interroge dans les files d’attente celles et ceux venus s’abonner en Jean Bouin, Ganay ou en Virages sur leur motivation, la réponse est identique. «Quoiqu’il arrive l’OM, c’est l’OM», entend-on souvent. Simple. Imparable.
«Peu importe les joueurs qui viennent ou qui partent pendant l’intersaison. J’ai même connu trois fois la deuxième division, et ça ne m’empêchait pas d’aller au stade. A Marseille on a que ça et la Bonne Mère», assure par exemple celle que les habitués du stade surnomment «Mamie OM».
Nasser, membre des Dodgers, a la même approche : «Je me réabonne pour la 4e fois. Le Marseillais pur se réabonne. Il n’hésite pas. Il a l’amour du maillot, du club…». A ses côtés, Jean-Louis revendique 15 ans d’ancienneté dans les tribunes du Vél’. «L’abonnement, c’est devenu un réflexe chaque été. L’espoir me motive, et de toute façon la foi reste. Elle est toujours présente».
L’espoir est un sentiment partagé au sein de la communauté phocéenne. Il ne porte pas tant sur les résultats que sur la manière. «Les spectateurs du Vélodrome sont avant tout des amateurs de ballon», rappelle ainsi Albert, venu renouveler son abonnement en Ganay pour la 17e année consécutive.
Nul ne parle de titre, de points, de score. Ces mots ne font pas partie du vocabulaire du passionné. Il leur préfère d’autres termes, liés à l’émotionnel : plaisir et rêve. Tant mieux, ce sont aussi ces notions que Jean Fernandez a mises en avant depuis sa prise de fonction.