Digard : « Les mots de Le Guen m’ont reboosté ».
Secoué à la mi temps par Paul Le Guen, Digard fut loin de ses dernières prestations ce dimanche face à Lille. Il s’est exprimé plus longuement dans les colonnes du Parisien à l’issue du match nul contre Lille.
En premier lieu, il revient sur le but Lillois marqué par Makoun grâce à un duel remporté contre lui : « C´est simple, il a eu plus envie que moi de sauter et il met le ballon au fond. Je suis complètement passé au travers sur ce coup-là. Et je ne vais pas me cacher derrière ma blessure à la cuisse qui m´a fait manquer le match à Metz. Ce serait trop nul de se chercher ce genre d´excuse. Quand on n´est pas bon, on l´assume. »
Comme il le confiait ce dimanche soir sur le site officiel parisien, Digard n’est pas satisfait de sa première période : « J´ai été mauvais. Dans mes prises de balle cela n´allait pas. Et je n´ai pas non plus évolué assez vite face au jeu. Heureusement, j´ai rectifié le tir. Dans le vestiaire, j´ai essayé de tourner la page et je pense que ma seconde période, comme celle de toute l´équipe, a été meilleure. »
Mené au score à la pause et sorti sous les sifflets de son public, Digard exprime ensuite le message de Paul Le Guen à la mi temps dans les vestiaires : « Il a parlé et dit ce qui devait être dit. En même temps, je n´avais pas besoin qu´on m´annonce que j´avais été mauvais puisque je le savais. Mais le coach a su recadrer les choses. Il m´a secoué mais c´était mérité. Il m´a dit que je devais évoluer beaucoup plus haut sur le terrain. Et surtout, il m´a demandé d´arrêter de venir chercher les ballons vers nos défenseurs. Que cela ne servait à rien et ne correspondait pas au schéma tactique décidé avant la rencontre. Pour résumer, le coach m´a demandé plus de simplicité dans mon jeu. »
Des mots durs du coach parisien qui lui ont fait du bien pour poursuivre la rencontre : « Ils m´ont reboosté. J´avais le choix entre m´effondrer ou relever la tête, j´ai choisi la seconde solution. »
Bien que le PSG ne se soit pas encore imposé au Parc des princes sur trois matches disputés, Digard ne veut pas pour autant parler de peur ou de syndrome mais veut encore y croire : « On ne se libère pas facilement ici mais si nous commençons à nous poser ce genre de question, nous n´y arriverons pas. Parce qu´il y a aussi une autre façon de voir les choses, c´est de se dire que l´équipe n´a perdu qu´une fois. C´est donc que nous ne sommes pas si faciles à jouer. Quant aux sifflets entendus à la fin, on ne doit surtout pas s´arrêter à ça. »