Alors que sa saison semblait terminée, Mario Yepes est revenu contre Troyes et postule à une place de titulaire pour le match à Lorient. Le défenseur parisien ne cache pas son plaisir et évoque son avenir alors que les rumeurs de transfert vont bon train à son sujet.
MARIO YEPES, où en êtes-vous concernant votre avenir?
M.Y.: "Tout le monde parle de moi à gauche ou à droite alors que j´étais blessé. J´ai toujours dit que je voulais rester jusqu´à la fin de la saison et faire le point après. On verra bien. Je ne me pose pas de questions pour l´instant. J´ai 31 ans et il me reste un an de contrat. Aujourd´hui, j´ai la tête à Lorient (dernier adversaire de la saison) puis à mon retour en sélection lors des deux prochains matches amicaux au Japon. Après, on parlera d´autre chose."
Entre vos problèmes avec les arbitres et le reste, vous avez été servi au niveau pression...
M.Y.: "Il n´y a que Paris et Marseille qui connaissent cette pression. Même à Lyon, ce n´est pas pareil médiatiquement. Ici à Paris, dans un contexte difficile, il faut non seulement trouver des bons joueurs mais aussi des hommes forts mentalement pour assumer tout ça et s´adapter à ce genre de circonstances. Je ne sais pas si je fais partie de ceux-là (rires). Mais disons que ce type de contexte me motive plus qu´il ne me paralyse. C´est vrai qu´au mercato, j´ai eu envie de partir mais cela n´avait rien à voir avec le contexte, j´avais d´autres soucis (ndlr: conflit avec Guy Lacombe)."
Le seul point positif a été votre retour sur les terrains plus rapidement que prévu...
M.Y. : "Ça m´a fait énormément plaisir. J´ai vécu des moments durs pendant ma blessure alors retrouver le groupe dès le match de Lyon et retrouver une place de titulaire contre Troyes, c´était presque inespéré. J´ai savouré les premières minutes sur la pelouse avant le coup d´envoi avec, aussi, le bel accueil des supporteurs qui ont vu les efforts que j´ai faits pour revenir. Ça m´a fait chaud au coeur. Le soir où je me suis blessé au Stade Vélodrome, je m´en voulais un peu car j´avais le sentiment de lâcher l´équipe au plus mauvais moment. C´était une énorme frustration. Mais aujourd´hui, tout ça est oublié."