Mabiala : "J´ai cru que jamais je ne rejouerai"
Titulaire à Lisbonne lors du match retour de la Coupe de l´UEFA et appelé pour la première fois en équipe de France espoirs, la latéral droit du PSG, Larrys Mabiala, revient de très loin et se confie sur son combat difficile contre la maladie lros de ces derniers mois...
Malade après sa titularisation lors des 16èmes de finale en Coupe de la ligue, personne ne savait vraiment ce qui avait frappé le latéral droit parisien : "Les médecins ont mis du temps à trouver ce que j´avais car c´est très rare chez les footballeurs. Au départ, on m´a diagnostiqué une crise de colique néphrétique, j´en avais les symptômes, mais après plusieurs jours de grosses douleurs et une IRM à la pitié salpêtrière, ils ont vu que j´avais une infection au pubis."
"En une semaine et demi. Je ne mangeais plus car j´avais plus d´appétit, les calmants m´apaisaient à peine. On m´a même donné de la morphine. A l´hôpital, j´étais alité et j´avais vraiment du mal à marcher, je m´aidais des murs. Le temps ne passait pas vite, j´avais juste 3 chaînes de télé dans ma chambre. Ma mère venait souvent me voir et mes potes de centre de formation, dont Youssuf Mulumbu.", continua t-il.
Le joueur a même eu peur de ne plus pouvoir retoucher un ballon : "Oui, le pire c´est qu´au début quand je me tordais de douleur, je ne pouvais plus marcher et les médecins me disaient : "on sais pas ce que tu as". J´ai cru ne jamais rejouer au foot. A ma sortie en novembre, les médecins m´ont dit : "Vous sortez, mais ce n´est même pas la peine de penser au foot pour l´instant". Je devais rester assis et j´ai signé pro (contrat de 3 ans) et c´est la seule bonne nouvelle de la saison ! Ce virus m´a stoppé net dans ma progression. J´ai reprit en janvier avec le groupe pro. J´ai encore un peu mal mais ce n´est rien pas rapport au début. J´ai repris des kilos et je fais un travail de gainage pour retrouver la force. Je dois redoubler d´effort pour revenir."
Aujourd’hui, tout semble aller mieux mais... "Je n´ai pas encore retrouver mon niveau, surtout au poste auquel on me demande de jouer, latéral droit : çà demande plus d´efforts physiques. A la base, je suis un joueur d´axe. Je pense que le plus dur est derrière moi aujourd´hui. Je suis toujours surveillé mais les médicaments ont tué tous les microbes apparemment."