Ljuboja: "Le PSG relégable, ça me déchire le coeur"
ImageLe PSG restera à jamais son club de cœur. Danijel Ljuboja a accepté de se mettre dans la peau de ses anciens coéquipiers parisiens pour nous livrer sa vision actuelle du club, reléguable en Ligue 1. Dans cet entretien à Foot-Interview, l’attaquant d’Hambourg admet sa tristesse.
Danijel, si t’étais Paul Le Guen, tu changerais quoi au PSG ?
Il n’y a rien à changer. Il faut juste gagner des matches, et ça viendra, j’en suis persuadé. C’est le plus important parce que tout se joue dans la tête. Quand on a la confiance, on peut tout faire, surtout se maintenir en Ligue 1. Il ne faut pas bouleverser l’équipe après une simple défaite. Moi, ça me déchire le cœur de voir le PSG dans cette situation. C´est mon club de toujours.
Si t’étais Guy Lacombe, serais- tu content de voir le PSG de Le Guen descendre ?
Non, parce que c’est quand même Guy Lacombe le responsable, puisqu’il a mis le PSG en difficulté. Ce n’est pas facile de guérir cette équipe. J’aime bien le nouvel entraîneur. Paul Le Guen a beaucoup d’expérience et a déjà apporté énormément de choses. De toute manière, on ne peut pas comparer les résultats des deux entraîneurs.
Si t’étais Pauleta, comprendrais-tu qu’on te siffle ?
Je ne comprendrais pas, tout simplement parce que cette saison, il a encore marqué pas mal de but. Il ne faut jamais oublier ce qu’il a fait lors des autres saisons aussi. En même temps, j’ai vu qu’il y avait beaucoup de concurrence en attaque. A son âge, il faut accepter les choix de l’entraîneur. Le Guen ne peut choisir que deux attaquants dans son équipe.
Si t’étais Luyindula, regretterais-tu d’être venu pour jouer le maintien ?
Péguy, j’ai joué avec lui, tout comme Pierre-Alain Frau. A mon avis, il ne regrette pas du tout. D’ailleurs, moi, j’aurais adoré revenir au PSG. Le jour où les dirigeants m’appellent, je fonce direct, même si le club est en Ligue 2. C’est un grand club, avec un stade et des supporters magiques.
Justement, si t’étais un supporter, serais-tu parti bousculer les joueurs au Camp des Loges ?
J’ai entendu des embrouilles avec les supporters, c’est malheureux, mais heureusement que le calme est revenu. Maintenant, je comprends quand ils ne sont pas contents. Ils aiment le PSG, et les joueurs leur doivent bien ça.
Si t’étais Bernard Mendy, aurais-tu répondu aux critiques par un bras d’honneur ?
Sans doute pas. En même temps, cela fait 10 ans que je joue au foot, et j’ai été rarement sifflé. Les supporters des différents clubs m’ont toujours bien apprécié. Au PSG, on m’aimait bien. Même quand j’ai perdu ma place dans l’équipe, le Parc des Princes était resté derrière moi pour me soutenir. J’ai eu cette chance…
Si t’étais Amara Diané, tu ne te dirais pas qu’il y a un "syndrome Ljuboja" au PSG ?
Il ne faut pas qu’il se décourage. J’ai eu de bons échos de ses qualités depuis Strasbourg, il a les qualités pour réussir. Maintenant, on sait tous que le PSG est club à part. Et quand l’équipe ne va pas très bien, les cotes des joueurs descendent.
Enfin, si t’étais Danijel Ljuboja, quels conseils donnerais-tu ?
Il faut rester solidaire ! Bon, c’est plus facile à dire qu’à faire, mais mes expériences à Strasbourg et Sochaux m’ont appris des choses. Il ne faut pas être défaitiste. Il y a des expressions à éviter également. Il ne faut jamais se dire de "ne pas faire d’erreurs", car bizarrement, ça vient naturellement après. Et aujourd’hui, il ne faut pas employer le terme de "dernière chance", car il reste du temps pour relever la tête. Avec Hambourg cette saison, on est passé de la dernière place au milieu de tableau. En tout cas, bonne chance Paris, je suis de tout cœur avec toi !
Ljubo 