Foot-L1- PSG : Luyindula : «Redresser la courbe»
Péguy Luyindula, premier buteur de l´ère Domenech en équipe de France, a perdu beaucoup de temps depuis son transfert à Marseille, en 2004. Avec la Canebière, il y a eu comme une incompatibilité, suivie d´un prêt à Auxerre en 2005 puis d´un prêt à Levante, en Espagne, au début de la saison en cours. A 27 ans, Luyindula reconnaît que sa carrière a connu une «courbe descendante». Il espère en avoir redressé le cours via son transfert au Paris-SG, l´un des grands événements de la fin du mercato. C´est ce qu´il a confié à l´émission Match après match, dont nous reproduisons ici l´entretien.
«Peguy Luyindula, vous êtes dit «content d´être là», à votre arrivée...
Oui.
Les joueurs du Paris Saint-Germain sont toujours contents au début, et puis ça évolue...
Que dire ? Non, je suis content, et je pense que ça va durer. Je n´ai pas parlé avec beaucoup d´anciens du club qui avaient été déçus d´être passés par Paris. Quand on est à l´intérieur, on le vit différemment, forcément...
A un moment, on a cru que vous ne partiriez pas de Levante, que vous aviez envie de vous faire votre place et de tenter le tout pour le tout ?
Je n´avais pas spécialement envie de partir, je pensais sincèrement avoir ma place. Les attaquants qui jouaient devant moi n´étaient pas forcément performants, donc je pensais légitime qu´on me donne au moins ma chance. Ça n´a pas spécialement été le cas, et je ne pense pas que ce soit uniquement par rapport au foot. Donc, ça ne servait à rien de s´entêter.
Mais ce transfert à Levante, le sentiez-vous vraiment ?
C´était une des possibilités... J´avais eu Saint-Etienne bien avant, mais ça ne s´est pas fait. Je savais que de toute façon, il allait falloir quitter Marseille, où je n´avais aucune chance de jouer. Le choix de Levante, compte tenu de la quantité de joueurs que je connaissais là-bas, ne m´avait pas semblé si mauvais que ça. Mais tous les joueurs auxquels je pensais se retrouvaient avec moi sur le banc. C´est devenu difficile !
Pourquoi, après une saison plus que correcte à Auxerre, n´avez-vous pas eu de propositions plus importantes à l´intersaison ?
C´était une situation un peu bizarre. Ça a été très chaud avec Saint-Etienne, donc assez concentré sur ce club-là. Entre temps, j´ai changé d´agent, donc il y a eu une période de flou, qui a fait que... Voilà, ça a été un peu compliqué. Par ailleurs, Marseille voulait absolument un transfert. Peut-être que certains clubs n´ont pas réussi à se mettre en accord sur le prix.
En arrivant à Auxerre, vous aviez dit que vous ne deviez rien prouver à personne. Venir à Paris, n´est-ce pas, de la même façon, pour se relancer ?
Non non, c´est complètement différent, et je viens ici pour m´inscrire dans le club et me stabiliser. A Auxerre, je suis parti prêté. C´est un club que j´ai beaucoup apprécié, je me suis éclaté là-bas. Mais j´étais juste prêté !
Dorénavant, vous recherchez la stabilité ?
C´est surtout ça, oui. La trouver ici, je ne pouvais pas espérer mieux.
Que pensez-vous de l´évolution de votre carrière, ces dernières saisons ?
C´est une courbe qui descend, indéniablement. Il me fallait justement redresser cette courbe pour essayer de la stabiliser dans de bonnes saisons, et c´est ce que je vais essayer de faire.
Des sacrifices financiers ont été évoqués à votre arrivée. Est-ce une preuve de cette recherche de stabilité ?
C´est le signe que je veux m´inscrire dans un projet à long terme. J´étais prêt à beaucoup de choses pour signer dans ce club. Garder mon salaire aurait été possible dans d´autres clubs. J´ai eu les propositions pour. J´ai préféré faire des sacrifices pour venir dans ce club. J´ai été demandé par le PSG, le club qui m´a toujours fait envie.».