Tout est dit
L´attaquant du PSG, Bonaventure Kalou, estime que son club va "droit à la catastrophe" après sa huitième défaite en L1 face à Valenciennes (1-2), samedi au Parc des Princes. Kalou exprime sa "honte", n´espère plus rien d´autre que se maintenir, et refuse de commenter la situation de Guy Lacombe.
BONAVENTURE KALOU, quel sentiment prédomine après cette nouvelle contre-performance?
B. K. : Les faits parlent pour eux. Perdre des matches contre des concurrents directs pour le maintien, c´est plonger encore un peu plus. Ce soir, on est encore tombés dans nos travers.
Quels sont justement ces travers ?
B. K. : Au Parc, il y a une sorte d´inhibition. On a du mal à jouer libérés. Dès que l´adversaire prend un tout petit peu l´ascendant dans le jeu, on perd nos moyens.
Comment guérir dans ces conditions ?
B. K. : C´est dans les moments difficiles comme cela qu´il faut rester soudés et se serrer les coudes. On se dit que l´on ne peut pas descendre plus bas que l´on est. Il ne faut pas aller dans tous les sens. Personne ne sauvera la "patrie" à lui tout seul. On va faire bloc et puis continuer, sinon... On ne peut pas lâcher. On va tout droit à la catastrophe. J´espère qu´à un moment cela va s´arrêter.
Le PSG joue le maintien, c´est la réalité...
B. K. : Bien sûr, il ne faut pas le cacher. Même si pour le joueur de Paris Saint-Germain que je suis c´est avec une grande désolation mêlée à une sorte de honte que je le dis, mais on joue le maintien et puis voilà.
Etes-vous toujours solidaire de votre entraîneur ?
B. K. : Tant qu´il est là, il est l´entraîneur du Paris Saint-Germain. Je n´ai pas de commentaire à faire sur son maintien ou son départ. S´il y a quelqu´un qui doit décider, ce sont les responsables du club. Moi, je suis un joueur, je travaille avec celui qui est là.
Le sauvetage du club passe-t-il par un électrochoc ?
B. K. : Cela doit venir de nous. Les premiers concernés sont les joueurs. Il va falloir une sorte de révolte pour s´en sortir. Les mots ne vont pas nous soigner. Mais il faut se les répéter.
La désaffection du public du Parc des Princes et le maintien de la fermeture d´une partie de la tribune Boulogne jouent-ils un rôle ?
B. K. : On a connu le Parc plus bruyant que cela. C´est un stade magnifique quand il est plein. Vivement qu´on trouve des moyens pour rouvrir cette tribune. Je n´explique pas nos contre-performances par la désaffection du public. Si chacun des joueurs du Paris Saint-Germain a été recruté parce qu´il a une valeur intrinsèque, il va falloir le montrer. C´est le moment.
Source : Eurosport