Foot - L1 : Cayzac : «Pas question de changer»
Sous les sifflets du Parc des Princes, le Paris-SG a concédé sa quatrième défaite à domicile (0-2) face à Bordeaux sur des buts de Wendel (28e) et Laslandes (85e). Avec 16 points après 14 journées, le club parisien réalise le plus mauvais début de saison de son histoire. Alain Cayzac admet une «crise de confiance» mais le président du Paris-SG rejette d´avance l´idée de donner satisfaction aux «Lacombe, démission» entendus une nouvelle fois dans les travées du Parc. Le véhicule de l´entraîneur parisien a été pris à partie par une quinzaine de supporters à la sortie du stade.
« Alain Cayzac, quel est votre sentiment au soir de ce nouveau revers du Paris-SG à domicile ?
Si je vous disais que je suis satisfait, vous voudriez m´enfermer. Non, je suis très déçu. Je vis le moment le plus difficile depuis ma nomination à la tête du club. Je suis d´autant plus déçu qu´il y avait ce soir le quinzième anniversaire des Supras d´Auteuil. Au Parc des Princes, nous ne sommes plus dans notre jardin, l´équipe a du mal à s´y exprimer. Plus que la qualité du jeu, c´est l´inconstance des joueurs qui m´inquiète le plus. Dès que Bordeaux a marqué, ils ont joué la peur au ventre. Ce n´est pas la première fois cette saison que nous sommes incapables de réagir après avoir pris un but. Il y a une vraie crise de confiance.
Une crise de confiance ou une crise tout court ? Le Paris-SG réalise la plus mauvaise entame de son histoire...
Appelez cela comme vous voulez. Notre premier tiers de saison est plus que moyen. Mais je dis tout de suite qu´il n´est pas question de changer d´entraîneur. Je déteste le concept de bouc-émissaire. Je préfère m´inspirer des exemples de clubs qui ont maintenu leur confiance à leur entraîneur et qui s´en sont sortis. Je comprends la déception des supporters. Mais je ne connais pas d´entraîneur du PSG dont le public n´ait pas demandé la tête à un moment ou à un autre. La responsabilité est collective et c´est ensemble que nous en sortirons.
Comment ?
Quand on prend un coup sur la carafe comme ce soir, il faut repartir au combat. Dès dimanche, je vais parler aux joueurs et à l´entraîneur. Mon boulot va consister à évacuer le stress et à mobiliser les énergies. Je suis persuadé qu´on peut y arriver. Notre contre-performance de ce soir est rattrapable. Nous avons la chance de rejouer très vite, dès jeudi en Coupe d´Europe et dimanche prochain contre Nantes. On va pouvoir évaluer la capacité de réaction des hommes. C´est dans ces moments là que l´on voit les costauds.
La solution passera-t-elle aussi par le mercato ?
On peut envisager des décisions. Mais on ne va pas tout chambouler. Ce n´est ni souhaitable ni possible. Mais au vu de la deuxième mi-temps, je constate un déficit de performance. »