L1 / PSG : Et maintenant ?
- Battu par Le Mans sur la pelouse du Parc des Princes, le PSG a fait une croix définitive sur une qualification directe pour la Ligue des Champions. Un cruel constat pour Guy Lacombe, à la barre d’une équipe en pleine dérive et qui doit vite se relancer.
Guy Lacombe ne s’est pas voilé la face. Interrogé samedi soir à l’issue de la défaite de son équipe face au Mans, l’entraîneur parisien a reconnu qu’il s’attendait désormais à vivre une semaine délicate. « A Paris, tout est exacerbé », a justement lancé le technicien. Mais ni la pression des médias, ni celle des supporters ne doivent justifier les jours moroses à venir sur le Camp des Loges. Car le PSG s’est plongé tout seul dans cette situation aux allures de mini-crise. « Je suis vraiment déçu, notamment du comportement lors du début de match, a tenté d’expliquer Guy Lacombe. La rencontre face à Lille ne pouvait pas laisser pressentir cela. C´est un scénario catastrophe pour nous. On n´a pas si mal joué que ça et il y a eu de la volonté. Mais on a manqué de réussite. Maintenant, j´ai en vu d´autres et on va remettre l´ouvrage sur le métier. Je pense que c´est surtout un problème collectif. »
Après la soirée noire vécue au Parc des Princes, il est pourtant évident que le souci collectif évoqué par l’entraîneur parisien n’est pas le seul problème qu’il faudra rapidement régler. Car la faillite de ce PSG, désormais relégué à douze longueurs de la deuxième place, est également individuelle. A l’image de Vikash Dhorasoo, venu à Paris en quête de temps de jeu dans l’optique du Mondial 2006 et qui traîne sa peine sur les pelouses depuis de longs mois. Il a d’ailleurs été sorti à la mi-temps du match face au Mans, confirmant ainsi qu’il n’a plus rien du cadre espéré en début de saison. Même constat pour Jérôme Rothen, incapable de retrouver son meilleur niveau après des pépins physiques à répétition. Le gaucher a lui aussi connu un moment difficile samedi en étant copieusement hué par le public parisien lors de son remplacement à l’heure de jeu. Des applaudissements ironiques et un retour prématuré aux vestiaires n’ont sans doute pas arrangé la situation.
Pour Guy Lacombe, le constat est donc forcément cruel. Depuis son arrivée, le PSG n’a remporté que deux matchs de championnat, s’inclinant à trois reprises et concédant trois nuls. La chute au classement est tout aussi inquiétante. Ce dramatique bilan comptable a résonné samedi soir dans les travées du Parc à chaque « Laurent Fournier » scandé par les kops parisiens. « Je ne suis pas devin et je n´ai pas de boule de cristal : je fais avec ce que les joueurs me donnent », a lancé l’ancien Sochalien. Il lui faudra certainement un peu plus d’arguments dans les jours prochains pour essayer de relancer une machine à la dérive. Sans occulter quelques soucis d’ego liés à une concurrence pas toujours bien acceptée (Bueno et Letizi dernièrement). « Il faut voir le remplaçant comme un joueur rentrant, capable d´apporter un plus à son équipe, expliquait encore Lacombe cette semaine au Camp des Loges. Ce n´est pas forcément mauvais, contrairement à ce que les joueurs pensent à court terme. J´aimerais qu´ils comprennent ça. » Et surtout qu’ils sauvent ce qui peut encore l’être. Après tout, Paris a encore onze matchs pour devenir une équipe.
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