21/02/2003
Guingamp-PSG. Fiorèse connaît les chansons
Quatre saisons et demi à faire et défaire ses dribbles. Quatre saisons et demi à courir derrière des objectifs à la mode bretonne. Autant dire que samedi après-midi, Fabrice Fiorèse ne devrait pas se perdre dans le dédale du Roudourou. Un stade qu’il a nourri de clameurs et autres chants, au rythme des ballons qu’il envoyait dans les filets adverses. Là-bas, Fiorèse est un peu chez lui.
Au camp des Loges
PSG.fr -. Samedi après-midi, tu retrouveras le stade du Roudourou, mais surtout un club dans lequel tu as évolué pendant quatre saisons et demi. Qu’est-ce que cela t’inspire ?
Fabrice Fiorèse : « En quatre ans et demi, je n’en retiens que des bons souvenirs. Lors de chaque saison, nous étions parvenus à atteindre les objectifs qui nous avaient été fixés. Et puis sur un plan plus personnel, c’est Guingamp qui m’a permis de rejoindre un grand club comme le PSG. Au début, c’était inespéré. »
PSG.fr -. Finalement, le seul point noir, c’est ton départ (Fabrice Fiorèse qui avait eu des bons contacts pour quitter Guingamp au mercato était entré en conflit avec ses dirigeants avant de rallier Paris, nda) ?
FF : « Oui, il me reste ce souvenir amer. Les choses ne se sont pas passées correctement. Et sincèrement, ce n’était pas de mon fait. Je regrette simplement que certains n’aient pas réagi en adulte. Mais cette histoire ne gâche pas tout pour autant. Le plus dommageable finalement, c’est qu’une grosse partie des supporters m’a jugé sur ce qui a été écrit dans les journaux alors que les médias avaient été manipulés. Mais ça n’enlève rien. »
PSG.fr -. Qu’évoque pour toi le stade du Roudourou ?
FF : « C’est un stade ou trône une ambiance particulière, et où les supporters forment véritablement le douzième homme. »
" C’est l’envie qui primera "
PSG.fr -. Et si tu ne devais retenir qu’un seul de tes buts ?
FF : « Pour moi, il n’y en a qu’un. C’était à Gerland face à Lyon. J’étais entré en cours de jeu et j’avais inscrit le but de la victoire (le 23 septembre 2000, Lyon-Guingamp 0-1). »
PSG.fr -. La transition entre une petite ville de 8 000 habitants comme Guingamp pour Paris a également dû constituer un choc ?
FF : « J’étais tout de même déjà un peu rôdé lorsque j’ai quitté Lyon où je venais de passer sept saisons pour Guingamp. Lyon est la deuxième ville de France, mais il est vrai que Paris, c’est encore autre chose. »
PSG.fr -. As-tu maintenu des contacts avec tes anciens coéquipiers guingampais ?
FF : « Je les ai eus toute la semaine au téléphone, et on s’est pas mal chambré. Sinon de façon assez régulière, nous nous téléphonons souvent avec Cédric Bardon, Hakim Saci - que je viens d’ailleurs d’avoir juste avant toi -, Romain Ferrier et même Yvon Schmitt (entraîneur adjoint, qui a longtemps été responsable de la formation, nda). A Guingamp, j’ai gardé quelques bons copains. »
PSG.fr -. Quelle pourrait être la clef du match, samedi après-midi ?
FF : « Il faudra une grosse solidarité, mais surtout de la « gnac ». Nous avons la chance d’avoir plus de joueurs qu’eux capables de faire la différence, c’est donc l’envie qui primera. »
PSG.fr -. Finalement, comme on approche de la fin, le courage et l’envie doivent guider les pas de chaque formation. Car vous vous connaissez tous maintenant ?
FF : « Mais que ce soit en fin de saison comme au début, il suffit d’observer une formation comme celle de Nice, composée de joueurs qui ne jouaient pas dans leurs clubs respectifs, pour comprendre que s’il n’y a pas une importante motivation, on ne part pas à armes égales. Et sur ce plan-là, malgré le talent de chacun, c’est le collectif qui fait gagner un match. Et c’est bien ce qui fait le charme du sport, et du football en particulier. Sinon, une équipe comme le Real Madrid gagnerait tous ses matches avec la pléiade de stars qui la compose. Mais heureusement, ce n’est pas comme ça que ça fonctionne.»
Propos recueillis par José Carlin