contre Troyes l´équipe alignée sera très jeune, lisez plutot la suite...
y´aura N´Gog
25/10/2005
Laurent Fournier :
« Nous sommes dans le vrai »
Laurent Fournier a retenu pas moins de cinq joueurs formés au PSG pour la réception de Troyes, mercredi à 21 heures, en Coupe de La Ligue. Quatre visages familiers (Haddad, Dramé, Badiane et Kantari) et un petit nouveau (N’Gog). Un rajeunissement du groupe qui n’altère en rien la détermination de Laurent Fournier avant cette rencontre.
Au camp des Loges
PSG.fr -. Laurent, allez-vous profiter du match de Coupe de la Ligue contre Troyes pour incorporer des jeunes ?
Laurent Fournier : « Nous jouerons tout d’abord le coup à fond. Les suspensions et la non-qualification des Uruguayens libèrent cependant des places pour les jeunes. N’Gog fait ainsi partie des 17 joueurs retenus pour cette rencontre. Cela récompense le travail qu’il a fourni cette semaine à l’entraînement. Il va vite et est très adroit devant le but. »
PSG.fr -. Cette sélection récompense le travail des éducateurs parisiens ?
Laurent Fournier : « N’Gog est effectivement passé par le centre de préformation de Conflans. Il est né en 1989 et n’a donc que 16 ans. Il est la preuve qu’un jeune peut réussir au PSG, au même titre que Haddad, Dramé, Kantari ou encore Badiane. Ces cinq joueurs, tous formés au PSG, sont dans le groupe pour affronter Troyes et je sais qu’ils donneront tout pour leur club. D’ailleurs, si je les ai intégrés, ce n’est pas pour leur faire plaisir, mais bien parce qu’ils le méritent. »
PSG.fr -. Quel souvenir conservez-vous du match de championnat face à Troyes (1-1) ?
Laurent Fournier : « Nous avions bien démarré cette rencontre avec un but de Pauleta en première période. Je me souviens également que Pedro avait récolté un carton jaune pour un hors-jeu imaginaire. Un avertissement qui lui aura coûté sa place à Marseille. Pour revenir à Troyes, ils ont réalisé un bon début de saison avant de baisser un peu le pied dernièrement. »
« J’ai vraiment hâte de les voir à l’œuvre »
PSG.fr -. La presse n’a pas été tendre avec quelques joueurs au lendemain du succès à Nancy…
Laurent Fournier : « Tous les joueurs s’investissent, mais, forcément, on attend toujours plus de Paris. Et même avec 23 points et une place de second, on ne peut éviter les critiques. Je considère donc qu’elles font avancer, même si je ne les comprends pas toutes. Les supporters doivent simplement savoir qu’il n’y a pas de problème Dhorasoo, M’Bami, Pauleta ou bien encore Letizi. Mais en cherchant la petite bête alors forcément on trouve des problèmes. Je connais le PSG depuis 1991 et les polémiques ont toujours existé. Cela me permet de chambrer les joueurs ! »
PSG.fr -. Comment réagissez-vous aux propos de certains préférant jouer à un ou deux milieux défensifs ?
Laurent Fournier : « Les joueurs sont libres de parler, mais c’est moi qui tranche le jour du match. Encore une fois, le plus important, c’est la victoire. Face à Nancy, il a surtout manqué une bonne dose d’agressivité en première période. Le groupe est jeune, et peut-être, encore trop craintif vis-à-vis de l’environnement. Maintenant, lorsque Lyon bat Nancy 1-0 à la 93e tout le monde s’écrie « au génie ! ». Lorsque le PSG s’impose sur le même score, les titres sont nettement moins élogieux. »
PSG.fr -. Pourtant le PSG est second…
Laurent Fournier : « Imaginez donc les critiques si nous étions dixièmes ! Je veux gagner, rien d’autre. Seul le résultat m’intéresse. Je suis content de mon groupe, de mes joueurs. Je vis bien avec ce groupe. Nous sommes dans le vrai, peut-être pas totalement flamboyants, mais bien présents. A Paris, c’est plus difficile qu’ailleurs. Les joueurs doivent donc se former une carapace afin de se protéger. Il manque simplement un soupçon de concurrence à ce groupe pour être encore plus compétitif. Voilà aussi pourquoi j’attends beaucoup de la FIFA dans l’affaire des deux Uruguayens. »
PSG.fr -. Justement, comment vivez-vous la suspension de Bueno et Rodriguez ?
Laurent Fournier : « Je le vis surtout très mal par rapport à eux. Ce sont deux bons mecs en plus d’être de bons footballeurs. Notre championnat ne comporte pas beaucoup de joueurs de cet acabit. J’ai vraiment hâte de les voir à l’œuvre dans le championnat de France. Ils vont de l’avant, sont attirés par le but, c’est un tout autre état d’esprit. Non vraiment, il faut les voir jouer. »