Le PSG va devoir s´expliquer
29/09/2005
Par la rubrique Football
De Sports.fr
PSG: Des révélations qui dérangent
Après l´affaire concernant des transferts plus ou moins douteux réalisés entre 1998 et 2003, le Paris Saint-Germain va sans doute vivre quelques heures troubles. Rodolphe Albert, directeur attaché à la présidence et renvoyé récemment pour faute grave (il est accusé d´avoir détourné des fonds en signant des chèques pour son propre compte, ndlr) aurait expliqué des pratiques du club avec la société Nike qui permettaient de donner des compléments de salaire à des joueurs sans payer de charges sociales.
L´équipementier aurait notamment pris l´habitude de rémunérer des joueurs, via sa maison mère basée aux Pays-Bas, sur des comptes à l´étranger. En contre-partie, il existait des rabais sur le sponsoring ainsi que des amendes fictives pour se faire rembourser. «La fraude via Nike pourrait s´élever à 4 M€ par an depuis 1998, soit 28 M€ en sept ans. Vraisemblablement dix à douze joueurs profitaient de ce système tous les ans», explique Rodolphe Albert dans les colonnes du quotidien Le Parisien.
Pour le moment, Nike et Canal + ne semblent pas franchement inquiets par ces accusations. "Si M. Albert a raison sur certains points, tant mieux, mais il n´y a rien de nouveau dans ce qu´il dit. La justice est déjà au courant et travaille sur les informations que nous lui avons fournies", répond Maître Jean-Paul Levy, avocat du PSG et de la chaîne cryptée. Celui-ci en profite également pour renvoyer dans les cordes l´ancien employé du club qu´il ne considère pas faible étant donné les accusations qui sont portées à son égard.
Affaire Bueno et Rodriguez : Paris a jusqu´au 5 octobre
Le Paris Saint-Germain ne sait toujours pas de quoi sera fait l´avenir de ses deux internationaux uruguayens, Carlos Bueno et Cristian Rodriguez. Afin de tenter de convaincre la Fifa d´accorder une licence aux deux joueurs, le club parisien va pouvoir apporter de nouvelles pièces à la Fifa et a jusqu´au 5 octobre prochain pour le faire. Le Penarol Montevideo reste pour sa part sur sa position, estimant que les joueurs sont encore sous contrat chez eux. Ce sera ensuite à la chambre des litiges de trancher.