Bordeaux Les Girondins dans le doute
LA SEMAINE DERNIÈRE, dans le cadre feutré du Haillan, le président Jean-Louis Triaud avait donné rendez-vous à son directeur général Alain Deveeseler, au directeur sportif Charles Camporro et à l´entraîneur Michel Pavon. Si les discussions ont porté notamment sur les priorités du recrutement, il s´agissait en fait d´une réunion informelle. Car à ce stade de la saison, Bordeaux ignore encore les moyens dont il disposera pour faire son marché.
La seule certitude réside dans la rentrée d´un peu moins de 6 M€. Dans le détail, cette somme correspond aux 2,4 M€ du transfert de Feindouno à Saint-Etienne ( 600 000 € ont été versés l´été dernier pour un prêt payant) auxquels s´ajoutent les 4 M€ liés à la vente définitive de Caneira à Valence. « J´ai présenté trois solutions à M 6 : soit s´appuyer uniquement sur le centre de formation, soit recruter pour le montant des ventes avec un renforcement du centre de formation, soit ajouter un budget à cette deuxième option pour enrichir le groupe, ce qui a évidemment ma préférence, confie Triaud.
Aujourd´hui, on sait exactement ce qu´il manque à l´effectif. J´ai demandé un minimum. Les gens de M 6 sont partagés entre la passion et la raison. Mais je ne crois pas qu´ils se satisfont de cette situation. Si on n´a pas de moyens, il faudra le dire. » Michel Pavon, qui souhaite un renfort par ligne, renchérit : « Je veux la plus grosse enveloppe possible pour recruter des leaders de jeu expérimentés et matures. J´aimerais de la concurrence pour que les joueurs ne s´installent pas dans le confort. »
Un contexte plombé par les mauvais résultats
Il appartient désormais au conseil d´administration de M 6 de se prononcer très rapidement. Après avoir assumé ses responsabilités en comblant un déficit de 8,5 millions d´euros en 2004, l´actionnaire majoritaire veut que les Girondins parviennent à un équilibre en fin d´année. Cette ligne directrice cadre mal, a priori, avec une campagne de recrutement ambitieuse. « Nous sommes prêts à donner un coup de reins si nécessaire. Qu´on nous présente des choses concrètes pour faire en sorte que nous ayons plus de certitudes sportives et nous aviserons. Il n´est pas possible de faire une troisième saison dans la lignée des deux précédentes », observait récemment le président du directoire de M 6, Nicolas De Tavernost. Six ans après son arrivée au club, la chaîne est à un tournant de son histoire. Dans un contexte plombé par les mauvais résultats, sa décision sera lourde de sens. « Le foot, ce n´est pas la téléréalité, on n´est pas là pour gagner de l´argent », lâche un cadre de l´effectif. Dirigeants, entraîneurs, joueurs, supporters sont impatients d´en savoir plus. Car après deux saisons ratées, l´enjeu est énorme : rentrer définitivement dans le rang ou revenir en haut de l´affiche.
Conseil d´administration aujourd´hui pour savoir combien on aura de tunes pour recruter...mais pas sur que nous supporters on soit mis au courant!