Séance de 16h00 aujourd´hui, très beau temps (de saison) ensoleillé. Mains-courantes assez garnies, la découverte de Beto y étant peut-être pour quelque chose.
On commence par s´armer de patience, les joueurs ayant disparu dans les sous-bois pour un long footing.
Pendant ce temps-là, Pierrot Labat dirige l´échauffement de la CFA, sous l´oeil de Patrick Battiston et de Marius Trésor.
16h45/50 les joueurs reviennent par petits groupes (assez rapprochés tout de même), en tête le trio Jemmali-Laslandes-Fernando.
On note les absences de Jurietti & Afanou.
Ils repassent par le vestiaire afin d´enfiler les crampons.
Petit à petit ils se présentent sur la pelouse, Ricardo est en longue discussion avec trois "anciens", Jemmali, Laslandes & Ramé.
S´ensuit un jeu de passes longues, comme pour se ré-échauffer mais avec ballon, puis Ricardo distribue les chasubles pour un petit match avec cages & gardiens, sur le terrain amputé des deux surfaces de réparation.
Chasubles: Ramé - Faubert, Beto, Marange - Lavie, Fernando, Francia, Smicer - Darcheville, Perea.
Marine: Roux - Jemmali, Henrique, Planus - Mavuba, Cheyrou, Ducasse - Alonso, Laslandes, Denilson.
Ricardo insiste pour avoir 1, 2 touches de balles au maximum.
Il décrètera d´ailleurs cela obligatoire au changement de côté, à la mi-temps. les "deux" dernières minutes du match selon Ricardo (c´est-à-dire les dix ) seront, elles, libres de toutes contraintes.
Score final:
1-1 (Darcheville & Denilson, un but refusé à Alonso pour "Hors-jou", un joli geste de défenseur, remarqué, de Beto pour un sauvetage sur la ligne).
17h45 coup de sifflet final de Ricardo.
- ***********************************************
- ***************
En marge de cet entrainement, une petite anecdote (les admins peuvent supprimer, pas de problème):
Je me débrouille pour me placer à côté d´un papy historique du Haillan, jusqu´à ce qu´un mec avec une caméra sur l´épaule vienne se planter "juste là, devant nous" .
Il bavarde volontiers, et il me sort, à propos de Juan-Pablo Francia, une comparaison que je n´ai jamais encore lue sur le forum:
Comme je lui disais une banalité du genre "oui mais c´est la meilleure patte droite de l´effectif" en réponse à une autre banalité du style "il a un physique à louper les tests pour être admis dans un effectif en National", il me dévisage et me lâche:
"Il me rappelle un autre Italo-Argentin des Girondins, la même patte, mais en ce temps-là c´était le ballon qui courait, de tels handicaps étaient moins rédhibitoires, et le jeu, à mon sens, était plus joli:
Hector De Bourgoing, vous avez connu, Monsieur ?"
Et là, j´avoue, je marque un blanc: "Non, désolé". JBA, peut-être ?
A mon tour j´essaie de le faire parler sur la comparaison qui agite le forum aujourd´hui:
"Ricardo ? Hlilhodzic ? Ivic ? Ah cette bonne blague (il se tord de rire).
"Non, Monsieur, rien à voir, vous le constatez assez souvent, non ?
Ricardo, c´est une autorité naturelle, une main de fer dans un gant de velours, un type qui en impose déjà assez comme ça par sa présence, sans qu´il éprouve le besoin de hausser la voix, ni d´en rajouter à la façon de l´autre garde-chiourme, ni de traiter ses joueurs comme du bétail, ça ne tient pas debout, enfin, Monsieur (rires) "!
Puis il insiste, avec un clin d´oeil :
"Et je vais vous dire: Ces foutus journalistes, dès qu´une défense fonctionne, le coach est défensif.
Or c´est faux, vous le constatez, Ricardo est tourné vers le but adverse, et que ne donnerait-il pas pour que ses joueurs aient un peu plus de folie, mettent une goutte de déraison dans leur football ?
Même Denilson se met au diapason de l´équipe, se replie proprement, fait le travail défensif, et entreprend peu de crainte de bouffer du ballon, oui Monsieur, vrai ou faux" ?
- Histoire de marquer quelques points, et de le laisser perplexe, je lui réponds:
"Oui, et puis les comparaisons, le raisonnement par analogie, c´est forcément réducteur".
Et j´ajoute, dans un clin d´oeil (chacun son tour ):
"Et puis moi, cet humanisme, cette autorité sans autoritarisme, ce souci de la défense en étant obsédé par la construction offensive, ces deux pointes, ça me rappelle plutôt l´entraineur qui a le plus titré le club..."
Il me coupe, m´envoie un large sourire , un pouce levé et une grande claque amicale dans le dos:
A cet instant-là, je suis fier comme si j´avais décroché le Diplôme de l´Académie des Mains Courantes du Haillan...