24/11/07 à 19h06: Cavenaghi s´agace
Après l´interview "bateau" pour le site off., Fernando Cavenaghi (24ans), s´ouvre plus pour L´équipe et s´agace de sa situation actuel, mais il ne veut en aucun cas être prêté cet hiver et s´accroche dans l´espoir d´avoir plus de temps de jeu. Reste à espérer que la situation s´arrange de la meilleur des façons pour Fernando... :
Avez-vous perdu un an à Bordeaux ?
Non, les six premiers mois. Je suis arrivé gros, hors de forme, après deux mois de vacances. J’ai effectué deux mois de préparation. J’ai plus travaillé que tout le groupe réuni. Puis j’ai été titulaire contre Nancy. J’ai marqué (3-0, en avril ) et je n’ai plus débuté en L1. Je n’ai jamais compris.
Je suis allé demander plusieurs fois au président et à Michel Pavon (le directeur sportif) pourquoi il m’avait payé si cher. Neuf millions d’euro pour jouer dix minutes, cela fait beaucoup non ? S’ils m’ont acheté pour être joker, il se sont trompés. Mais je me suis dit : "ok, c’est l’adaptation !"
Le remplacement de Ricardo par Blanc a-t-il changé la donne ?
Oui, une nouvelle saison a débuté. Mais je me suis fait opéré d’une pubalgie (le 3 juillet). Après deux mois d’indisponibilité, Blanc m’a dit que je devais revenir petit à petit et qu´après on verrait. Aujourd’hui ça va bien. Ce n’est pas moi qui le dis, ce sont les statistiques : j’ai débuté cinq fois cette année, et j’ai marqué cinq buts. Que dois-je faire de plus pour être titulaire ? Débuter un seul match de ligue 1 et disputer la coupe de l’UEFA n’est pas mon objectif. Si on se fait sortir de cette coupe, je fais quoi après ? Je prend un parasol et je vais à Arcachon ?
Vous demandez-vous ce que vous êtes venu faire en Gironde ?
(il réfléchit) Oui. A mon arrivée, le président m’a souhaité la bienvenue en me disant que je jouerais beaucoup parce que le club possédait peu d’attaquants comme moi. Il m’a d’ailleurs donné le numéro 9. Et je ne joue pas beaucoup. Parfois je comprend, parfois non . Je joue, je marque, je rejoue, je re-marque et ………je ne joue plus !
Êtes-vous résigné ?
Non, la vie est superbe ici. Nous sommes très heureux avec ma femme. Mon père, mes grands parents et mon frère nous ont rejoints. Comme nous sommes en Europe pour dix ans, on en profite.
Dès qu’on peut, on part en balade avec Alonso, dont la femme réussit la meilleure pizza de Bordeaux. On est déjà allés en voiture à Venise, Paris, Bruges, Barcelone, Madrid, Saint-Sébastien …Ma vie est parfaite, mais je ne suis pas en vacances. Je ne crée pas de problèmes mais je ne suis pas content. Le foot, c’est ma vie. J’ai commencé à y jouer à trois ans. J’intériorise ma colère; Je ne suis pas là pour l’argent- j’en gagnais plus à Moscou – mais pour jouer, marquer, gagner des titres et retrouver ma sélection. A part Crespo, il n’existe plus guère de numéro 9 de surface en Argentine.
A l’image de Trezeguet avec les bleus, votre style vous pénalise-t-il ?
C’est vrai qu’on joue moins librement chez vous, où on marque au maximum deux buts par match. River Plate évoluait en 3-4-1-2. En France c’est avec cinq milieux défensifs. C’est donc plus dur de marquer. Mais Bordeaux aligne deux attaquants. Ça peut m’aider à marquer ….si je joue !
Si ce n’est toujours pas le cas à la trêve, demanderez-vous à être prêté ?
Non, sauf si l’entraîneur me dit que je ne jouerai pas. C’est dans ce club magnifique que je veux réussir.
on va le perdre ce joueur si ça continue 