On prend les même.....
C´est annoncé par Sud Ouest....sauf avis de dernière minute ( qui peut y croire) on semble reparti pour souffrir 38 journées supplémentaires en conservant le même staff. La grogne des supporters mêlée aux magnifiques résultats obtenus sur le terrain n´y changent rien : on repart avec Pavon ! !
Confirmé. Malgré la pire saison des Girondins depuis vingt-cinq ans, Michel Pavon repart pour un tour
On ne change pas une équipe qui perd... Certes, l´axiome revu et corrigé peut prêter à sourire. Néanmoins, c´est à peu près ce que les Girondins ne devraient pas tarder à annoncer publiquement. Cela dit, on n´est pas à seize jours près, soit la date de reprise fixée au vendredi 24 juin. En effet, depuis la clôture de la saison au soir d´un Bordeaux-Marseille ( 3-3) spectaculaire et salvateur, Jean-Louis Triaud a toujours affirmé que Michel Pavon, sous contrat jusqu´en juin 2007, était confirmé dans ses fonctions. Un soutien de façade si l´on en croit les proches du président. Peu importe, cette confirmation a toujours ébaudi supporteurs, observateurs et proches du club.
Muet depuis le 10 mai. N´oublions pas que l´ancien capitaine des Girondins, qui n´est toujours pas sorti de son mutisme depuis le 10 mai, a raté les trois ultimes semaines de la saison pour une péricardite d´origine virale. Les trois semaines les plus longues et les plus importantes pour l´avenir du club compte tenu du dénouement final. Car les pompiers de service s´appellent Eric Bedouet et Dominique Dropsy. Eux deux ont porté le groupe à bout de bras contre Monaco et l´OM, sans recevoir la moindre nouvelle et le plus petit conseil de l´entraîneur principal. Ni même un merci au lendemain de l´heureux épilogue. Pour tous, Michel Pavon est l´homme qui a conduit le club aux portes de la Ligue 2. Par son inexpérience à ce poste, un management maladroit et un manque d´autorité, il n´a pas vu le danger arriver. Résultat, l´équipe a terminé 20e et dernière de la phase retour avec la plus mauvaise attaque, la plus mauvaise défense, le plus petit nombre de victoires, le plus grand de défaites. Pire, Bordeaux était dans l´obligation d´accrocher un nul face au rival phocéen pour pérenniser sa place au sein de l´élite. Nonobstant ce bilan sportif catastrophique, Michel Pavon s´apprête à repartir à la tête d´un effectif qui n´a pas encore évolué. Aucun départ, aucune arrivée. Il est vrai que le choix définitif de repartir avec l´homme de la Ciotat est seulement acté depuis lundi. Comme nous l´avions annoncé dans notre édition de samedi, le week-end s´est avéré décisif. Malgré le forcing présidentiel, M6 ne se serait pas laissé convaincre par le retour de Rolland Courbis. Un choix stratégique pour lui puisque Courbis avait l´avantage d´acheter la paix sociale avec les supporteurs, les médias et de permettre à Pavon de poursuivre son apprentissage.
Pas d´autres pistes. Devant le refus de l´actionnaire, le président s´est, semble-t-il, refusé à l´idée de suivre une autre piste. Hormis Courbis, aucun autre nom ne s´imposerait à Bordeaux aux yeux de Jean-Louis Triaud, que ce soit Guy Lacombe, Raynald Denoueix, Gernot Rohr, Jean Fernandez ou un autre. Un raisonnement d´une implacable logique ! A moins d´un renversement de situation de dernière minute, Michel Pavon accompagné sûrement de son nouvel adjoint, Pierre Espanol, et de ses deux aides de camp, Eric Bedouet et Dominique Dropsy, accueilleront les joueurs le 24 juin prochain au Haillan pour la reprise de l´entraînement.
On imagine dès à présent la pression énorme qui pèsera sur les épaules d´un coach, désormais attendu au moindre faux-pas. Comme nous l´a confié sous le sceau de l´anonymat un membre du club : « Que fera le président si l´équipe perd trois matches en août ? » Et dire que la campagne d´abonnement aux Girondins commencera le 27 juin prochain...