GIRONDINS. --L´ancien coach istréen approché ?
Bazdarevic est tenté mais Triaud dément :Jean-Denis Renard
LIGUE 1
Mecha Bazdarevic en lieu et place de Michel Pavon ? Une hypothèse farfelue selon Jean-Louis Triaud, le président des Girondins. Celui-ci dit avoir découvert « avec ahurissement » son intérêt supposé pour le technicien bosniaque, libre de tout engagement depuis son éviction du FC Istres, le 10 janvier. « On ne l´a pas contacté, on n´a pas davantage pris de renseignements sur lui. Je ne saurais d´ailleurs pas auprès de qui les demander », démentait hier Jean-Louis Triaud. L´information contraire était née la veille, quelque 650 kilomètres au nord, à la faveur des tractations en cours entre le Stade Malherbe de Caen, relégué en L 2, et Mecha Bazdarevic. Mardi, les discussions étaient très avancées entre le club normand et l´ancien capitaine de la sélection yougoslave. Mais elles achoppaient encore sur le nom de l´adjoint. Bazdarevic tenait à avoir à ses côtés Stéphane Gilli, son bras droit à Istres, tandis que Caen voulait lui adjoindre Patrice Garande, très bien vu par le président. « Ca coince là-dessus », confirmait Bazdarevic, joint hier matin au téléphone. Dans l´après-midi, un nouveau contact entre Caen et le technicien n´a d´ailleurs pas permis d´aplanir les difficultés. Bazdarevic avait évoqué mardi son espoir de rebondir en L 1 si l´affaire devait capoter en Normandie. Soit à Sochaux, où il a longtemps joué et a eu la charge des équipes de jeunes, soit à Bordeaux. « Personne ne m´a contacté directement, mais je sais qu´on a téléphoné à quelqu´un de mon entourage. Je ne suis peut-être que le septième sur la liste, mais ça me fait plaisir que mon nom circule. Je serais évidemment prêt à amener un élan positif à Bordeaux. J´y ai un gamin, Camel Meriem, que j´ai connu dans toutes les catégories d´âge à Sochaux. Bordeaux reste une référence », explique Bazdarevic.
Confiance à Pavon. Seul problème, être septième sur la liste implique l´existence de ladite liste. Or, depuis la mise au repos de Michel Pavon en raison d´une péricardite d´origine virale qui l´a considérablement affaibli ( avant Lyon-Bordeaux le 15 mai), la direction des Girondins a toujours assuré que ce dernier serait bel et bien l´entraîneur présent à la reprise des pros le vendredi 24 juin. Et que son remplacement n´était nullement à l´ordre du jour. Il n´empêche que la piètre fin de saison bordelaise a fragilisé sa position et a ouvert les vannes de la rumeur.
Source : Sud Ouest