Le journal But ! Bordeaux de ce matin fait un petit récapitulatif des tendances du mercato girondin à venir. Les noms de Carvalho, Jestrovic ou encore Kerzhakov sont mentionnés. Il est même précisé que le russe a été proposé aux girondins la semaine dernière et a reçu un écho favorable de la part des dirigeants. Le problème est le prix du joueur, estimé à 8M d’euros.
Le journal évoque avec insistance 2 pistes pour le poste d’attaquant, qui semblent avoir la préférence de Ricardo. Bien évidemment il s’agit de 2 attaquants brésiliens. Le premier est l’attaquant de Goias, Rodrigo de Souza Cardoso, dit Souza, athlétique attaquant (1m85) de 24 ans. Actuel meilleur buteur du championnat brésilien avec 16 réalisations, le joueur de Goias semble être le premier choix de Ricardo. Son prix est estimé à 3M d’euros, ce qui ne semble pas hors de portée des girondins.
Un deuxième joueur est également évoqué, il s’agit de l’attaquant de Flamengo, Manuel de Brito Filho, dit Obina, auteur de 11 réalisations dans le championnat brésilien. L’attaquant, âgé de 23 ans, dispose également d’un physique impressionnant. Il est devenu cette saison l’idole des supporters de Flamengo qui le compare au barcelonais Eto’o.
Selon nos informations, les 2 dossiers, Obina et Souza, sont à l’heure actuelle les dossiers les plus chauds pour le poste d’attaquant. Deux attaquants efficaces devant le but au profil de déménageur. Pour le moment c´est Souza qui tient la corde.
Le mercato n´a pas encore commencé officiellement, mais Bordeaux semble avoir retenu les leçons du dernier mercato, et s´active déjà avec en ligne de mire l´attaquant tant recherché.
Voici une interview de Fernando Menegazzo de But! Bordeaux :
Fernando comment s´est déroulée votre première sélection avec le Brésil ?
Cela s´est vraiment bien passé. L´ambiance était excellente et en plus, on a gagné (2-1 face à la Suisse). C´était mon premier match en tant que titulaire. Forcément, cette sélection restera un grand souvenir pour moi.
Quelle a été votre réaction en arrivant au rassemblement de la "Seleçao" ?
Pour avoir joué contre la plupart, je connaissais la majorité des joueurs. La première personne que j´ai vue à l´hôtel a été Robinho (Réal Madrid). Je ne l´avais jamais rencontré auparavant mais il m´a accueilli avec une grande ferveur. Puis ça a été Luisao (Benfica), Juan (Bayer Leverkusen) et enfin mon ami Kaka (Milan AC), que je fréquetnte depuis l´époque ou nous avions été associés dans l´équipe des moins de 20 ans du Brésil. Avec Kaka, on se téléphone toutes les semaines. Il m´a présenté aux autres joueurs, notamment Daniel Carvalho qui, cet été, a été en contact avec Bordeaux.
Ce dernier vous-a-t-il parlé des Girondins ?
Oui, un peu. Mais la carrière es joueurs est quelque chose de personnel. Je n´avais pas envie de le déranger avec ça. La chose qui m´a le plus surpris est que Bordeaux est un club très respecté en Amérique du Sud. Beaucoup de Brésiliens y ont évolué comme Eduardo Costa, Valdeir, Paulo Miranda ou moi même. En plus, le coach (Ricardo) a été un grand défenseur de l´équipe nationale. Quand je suis arrivé au rassemblement, les joueurs m´ont aussi respecté par rapport à mon club.
Comment se déroule un stage en sélection nationale du Brésil ?
C´est une ambiance spéciale, très spectaculaire. Les joueurs rigolent et font la fête. C´est une mentalité différente par rapport à l´Europe. On a l´impression qu´ils sont coupés du monde alors qu´à l´extérieur, la presse et les fans sont survoltés. A l´intérieur du groupe, tout le monde danse et chante. Dans le bus qui emmène au stade, chaque joueur doit apporter quelque chose : moi, comme je ne sais pas chanter, je tapais en rythme sur la vitre. C´était super sympa ! En Europe, ce serait inconcevable de jouer de la musique avant un match. C´est une mentalité et une culture différentes mais qui me convient.
Comment avez-vous appris votre titularisation ?
C´est Dunga qui me l´a annoncée en personne. Il m´a dit de bien protéger ma défense et de jouer simple. J´avais comme recommandation de vite donner le ballon aux joueurs offensifs qui étaient devant moi, soit Elano à droite, Robinho à gauche et Kaka au centre. J´ai fait ce que l´on m´a demandé.
Pensez-vous avoir marqué des points ?
La presse a dit que j´avais fait un match solide mais sans prise de risque. Dans l´ensemble, les commentaires ont été bons. Je n´ai rien fait d´exceptionnel mais je n´ai pas fait de fautes non plus. De toute façon, j´avais un peu la pression. Il ne fallait donc pas commettre trop d´erreurs. Quand nous nous sommes quittés, Dunga ne m´a rien dit de spécial. Il m´a juste remercié d´être venu. Moi aussi, je l´ai remercié (rires) ! Désormais, j´ai envie de revenir mais cela passe par un travail sérieux avec mon club. Il faut que je donne encore plus.
Votre cote personnelle a-t-elle pris de la valeur ?
Non, je ne pense pas. Ce n´est qu´une première sélection. Beaucoup de joueurs ont connu la même joie. Pour devenir un joueur reconnu internationalement, il faut enchaîner les convocations. Dans quelques années, je pourrai vous répondre oui mais pas pour le moment.
Avez-vous senti que vos adversaires vous jugaient différemment depuis ?
En France, pas spécialement. Cela fait six mois que l´on donne des consignes spécifiques aux arrières pour qu´ils me bloquent. A partir du moment ou j´ai commencé à aligner les matches, je me suis senti surveillé. Je n´ai pas perçu trop d´évolution par rapport à ma sélection.
Avez-vous craint que votre expulsion en Ligue des champions contre Liverpool vous porte préjudice ?
La presse brésilienne avait interrogé Dunga à ce sujet. Il a répondu qu´il ne m´avait pas sélectionné par rapport à ce seul match mais par rapport à tout ce que j´avais fait depuis un an. En revanche, il m´a averti que cela ne devrait pas se reproduire.
L´image de votre coup de tête sur Riise vous hante-t-elle toujours autant ?
Pendant trois, quatre jours, j´ai vraiment été destabilisé. Je ne pensais quà ça. Et puis, avec le temps, c´est parti. Vous savez, quand vous faites quelque chose qui ne vous ressemble pas et que cette même chose est sous le feu des médias, vous êtes perdu. On vous donne rapidement une image qui n´est pas la vôtre. En tout cas, c´est une belle leçon pour l´avenir.
Pourquoi avez-vous craqué ce jour-là ?
En fait, je n´ai pas vraiment voulu donner un coup de tête. Quand j´ai vu que Liverpool ne nous rendait pas le ballon (que Micoud avait volontairement mis en touche pour permettre m´arrivée des soigneurs), je me suis approché de Riise pour "m´expliquer" avec lui. J´ai voulu faire mon "Ibrahimovic", à savoir l´impressionner front contre front. Mais Riise, il est bien plus petit que moi ! Et comme il a tourné la tête, mon front est rentré dans son arcade et il a commencé à saigner. L´image était spectaculaire mais je n´ai jamais donné de coup de tête. La preuve, l´arbitre voulait juste me donner un carton jaune. Mais quand il a vu le sang, il n´a pas hésité a me sortir...
Revenons sur le championnat. Bordeaux a-t-il retrouvé la sérénité après la victoire à Paris ?
oui, on a vraiment fourni un très bon match. Toute l´équipe a été solidaire ce soir-là. Je trouve qu´on a trouvé un bon compromis entre solidité défensive et réalisme offensif. Et surtout, on a joué dans les pieds... Un garçon comme Micoud, par exemple, a toujours été habitué à évoluer dans des équipes qui gardaient le ballon. Or, l´an passé, Bordeaux jouait le contre. Il a fallu un peu de temps au groupe pour changer de mentalité. Aujourd´hui, je crois qu´on est sur la bonne voie. Chacun son rôle. "Jo" (Micoud), je l´avais vu jouer avec le Werder Brême, mais il a aussi fallu que je m´adapte "en vrai". C´est chose faites désormais.
Alors que l´on parle d´une vague de départs pour le prochain mercato, une bonne fin d´année 2006 aiderait-elle à conserver tout les mécontents ?
Oui. J´ai fait mes calculs : nous n´avons que cinq points d´écart par rapport à la saison dernière. Une victoire contre saint-Etienne et nous passerions à deux avant le déplacement à Lens. Si on pouvait être au même niveau à la fin des matches aller, tout serait remis en question. L´an dernier, c´est en janvier que nous avons fait la différence. On a les qualités pour faire encore mieux.
Sauf si Mavuba, Chamakh ou d´autres joueurs s´en vont...
Ce ne serait pas une bonne chose. Le groupe est solide. Il ne faudrait pas que les meilleurs joueurs s´en aillent. Lyon a progressé en conservant son groupe pendant plusieurs années. Il faudrait s´en inspirer.
Et si une offre vous parvenait au mercato, y réfléchiriez-vous ?
Moi ? Oh non, pas question ! Je ne partirai pas... à moins que le président ne soit plus content de mes services ! S´il me dit de partir, je verrai. Mais franchement, je ne pense pas que ce soit le cas.