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{f.c}~~>Girondins de Bordeaux~~{g.b}

moucroraft
moucroraft
Niveau 10
17 mai 2005 à 20:12:23

Les - de 18 ans ont achevé leur championnat en battant Tours 3-2.
Place finale: 2èmes.

Ils restent toutefois au centre pour continuer à travailler, et certains seront vraisemblablement convoqués pour jouer avec la CFA:

Prochain match en CFA Samedi 16 heures ( Stade Galin), contre Orléans, adversaire encore en course pour la montée ( Go, un prono ) . Le groupe CFA sera élargi aux catégories de jeunes.

Erwan Quintin et Gaël Maïa font un essai à Sannois-St Gratien ( National), le club où joue Pierre Planus.

( Source: S-O)

moucroraft
moucroraft
Niveau 10
17 mai 2005 à 20:16:24

De retour d´un essai à Troyes, Karim Azizou a rejoint la sélection marocaine Espoirs pour un stage.

Côté Equipe de France, Pierre Ducasse est retenu avec les 18 ans contre la Slovaquie, et Kevin Olimpa avec les 17 ans contre l´Eire.

( Source: S-O)

moucroraft
moucroraft
Niveau 10
17 mai 2005 à 20:16:56

Rool, un rouge qui fait mal

À Lyon ( 1-5), dimanche, le Bordelais a été expulsé après s’être fracturé le nez. Son vingtième carton rouge en Ligue 1.

ON JOUAIT la trentième minute, dimanche soir au stade de Gerland, lorsque le match Lyon-Bordeaux ( 5-1) bascula sur un incident de jeu alors que le score était de 1-1. Dans un duel engagé entre Cyril Rool et Florent Malouda, le Bordelais fut sanctionné d’un avertissement par M. Garibian pour un acte d’antijeu sur le Lyonnais. Une décision qui le fit totalement « disjoncter » puisqu’il insulta alors
l’arbitre dans des proportions intolérables, invectives synonymes d’expulsion directe. « Va te faire enc… », a-ton pu lire sur les lèvres du Bordelais lorsqu’il s’adressa à M. Garibian. Un dérapage consigné sur le rapport de l’arbitre, qu’il reconnaît, qu’il regrette et qu’il justifie ainsi : « Je n’aurais jamais dû réagir comme ça, c’est sorti tout seul et je m’excuse auprès de M. Garibian, explique
l’ancien Lensois. Mais c’est la colère et la douleur qui m’ont fait déraper. Dès que je me suis relevé, j’ai senti que j’avais le nez cassé, j’avaismal…C’est sur moi que Malouda avait fait faute et c’est moi qui avais pris ce jaune que je ne méritais pas… Après, le rouge, forcément, je ne l’ai pas volé et je suis un con ! Quand j’ai vu le rouge sorti, je suis vite redescendu. » Sur l’action ( voir photo),Malouda a en effet fracturé le nez de Rool d’un revers de la main digne de Richard Gasquet mais totalement involontaire. C’est donc le nez cassé que le joueur a rejoint le vestiaire, avec autant d’amertume que de regrets.

« Je pense m’être calmé »

Il aurait pu y croiser Mickaël Essien, coupable d’un geste très dur sur Marc
Planus quelques minutes auparavant, mais le Ghanéen était passé entre les gouttes. « Je vais encore passer pour un sale type mais j’ai l’impression que c’est toujours la même histoire avec moi, poursuit Rool. Je n’ai rien contre Essien, mais quand je vois la faute qu’il fait sur Planus et que c’est moi qui ne finis pas le match… Pourtant, je n’avais pas mis le feu sur ce match, j’étais plutôt calme. »
Malheureusement pour lui, Cyril Rool voit rarement le même match que les arbitres. Ainsi M. Garibian ne l’a-t-il pas forcément trouvé très zen dans cette rencontre, il le voyait d’ailleurs monter en régime depuis un petit moment.Alors qu’il réfute le moindre a priori sur le joueur, l’homme en noir l’a donc expulsé à cause de ses insultes. « C’est la première fois de ma carrière que j’expulse Cyril. D’habitude, on a même un bon contact, explique-t-il simplement. Mais ça faisait des années que je n’avais pas été insulté comme ça sur un terrain de football, ce
qui était d’ailleurs une excellente chose. J’ai été très surpris de ses mots. Je comprends qu’il soit bien malheureux. »
Malheureux, Rool ? Maladroit ? Ou tout simplement incorrigible, lui qui a totalisé vingt expulsions depuis le début de sa carrière en première division ? « Je ne dis pas que c’est le dernier car je n’ai pas un jeu à " passer au travers " , mais je pense franchement m’être calmé, conclut-il. Cette saison, j’ai pris huit jaunes et deux rouges, je ne dis pas que c’est une " bonne " saison mais j’ai déjà fait pire. À Bastia, j’étais quand même monté très haut ( *). Ça va mieux aujourd’hui »
Expulsé à tort par M. Sars au Stade- Vélodrome lors du match aller entre Marseille et Bordeaux ( 1-0), Rool avait ensuite été blanchi par la commission de discipline, qui l’avait jugé non responsable. Cette fois, il devrait difficilement échapper à une sanction exemplaire et sa saison semble d’ores et déjà terminée.

Silence, on coule

En plein naufrage, Bordeaux va jouer son avenir sur deux matches contre Monaco
puis Marseille.

CETTE FOIS, ils y sont. Au pied du mur, pour ne pas dire en plein dedans. Les mines déconfites, voire défaites, de plusieurs joueurs croisés hier matin à la sortie du décrassage ne trompent pas. Cinq buts pour une leçon de football, une expulsion ( Rool – voir ci-dessus –) pour injures, le tout sous les yeux de Nicolas de Tavernost et Jean- Louis Triaud, blêmes devant l’humiliation…
Bordeaux a bu, à Gerland, le calice jusqu’à la lie ( 1-5), alors que son adversaire fêtait son titre avec son public. Le titre de champion de France, Bordeaux y pensait aussi en début de saison, sans trop le dire. Puis, il a pensé à l’Europe et après un mois de janvier catastrophique, à plus grand-chose. « Entre les équipes qui jouent le maintien et nous, il y a quand même de la marge », disait alors un
Girondin. Pourtant, c’est bien la relégation que les Girondins vont chercher
à éviter lors des deux prochaines journées. Pour cela, il va falloir prendre des points contre Monaco et Marseille, ce qui n’est pas une mince affaire avec deux équipes relancées par leurs résultats samedi. Sans compter que ce groupe, de renoncement coupable en démissions collectives, n’a jamaismontré l’étoffe qui sied à un tel objectif. Jouer lemaintien, c’est un état d’esprit. Savoir s’arracher sur des matches, transformer la pression en motivation et se transcender sont des qualités qu’il ne possède pas forcément collectivement. Michel Pavon le sait bien
voir ci-contre), forcément énormément déçu de ses joueurs et plus encore de leur mentalité, si éloignée de la sienne.

M 6 = L 2 ?

Aujourd’hui, l’incompréhension est totale et même lui semble dépité. Avant le décrassage, il a encore tenté de faire parler le groupe, de provoquer un échange. Sans résultat. Les clans, stigmatisés l’année précédente, se sont formés. Le fossé existe entre les anciens, les jeunes, les joueurs de passage. Beaucoup de joueurs, qui pensent plus à leur avenir personnel qu’à se serrer les coudes, semblent peu
concernés. Une attitude renforcée par l’incertitude qui plane autour de la saison
prochaine quant à la politique de recrutement et l’investissement qui va avec, réduit à la portion congrue cet été. En face, un silence assourdissant, celui de l’actionnaire principal, qui a toujours laissé la gestion sportive au président Triaud mais n’en pense pas moins. M 6, venu au football en 1999 pour les droits télé, actionnaire si éloigné, cible des supporters pour son manque d’engagement, appréciait peu que Bordeaux soit la seule ligne en rouge sur les bilans de la holding. Que dire désormais de ce désespérant investissement ! Même s’en débarrasser, ce queM 6 nie avoir tenté, devient difficile. En attendant, il faut aller au bout. L’union sacrée, que demande Michel Pavon, paraît difficilement réalisable. En privé, beaucoup espèrent simplement que tous les moins bien classés ne gagnent pas. Bordeaux a la triste chance d’avoir encore un peu de marge. « Si on était juste devant Caen, on irait tout droit en L 2 », confie un joueur.
Finalement la seule chose qui semble partagée par tous, joueurs, entraîneur, investisseur, public, c’est bien la déception. Quelle que soit l’issue de la saison.

MICHEL PAVON, l’entraîneur girondin, constate les dégâts
après la défaite à Lyon.
« Le groupe est touché »

Atteint d’une péricardite, une infection d’origine virale sans
conséquence mais qui laisse l’organisme épuisé,Michel Pavonn’a
pu faire le déplacement de Lyon. Il n’avait pas vraiment l’autorisation
de regarder le match à la télé, mais il a souffert en direct
devant son poste des errances de son équipe. Alors qu’il ne devait
pas forcément revenir diriger l’entraînement hier, il était là, amaigri,
les traits tirés, pour essayer de reprendre en main ce qui peut
l’être, sans minimiser la gravité de la situation.

« MICHEL, COMMENT allezvous ?
– Un peu mieux. De toute façon, il le faut. Comme il fallait que je sois là ce matin.
– Avez-vous regardé le match ?
– Oui… Je n’avais pas le droit mais bon. ( Il hésite.) C’était encore plus dur que d’être sur le terrain ! C’était vraiment difficile…
– Et ce matin ?
– Ce matin, je suis là. Quand faut y aller… Je leur ai parlé. Je leur ai dit qu’il ne fallait surtout pas lâcher, pas maintenant. On n’a pas le choix. Le groupe est touché, bien sûr. Mais il faut prendre encore des points. Alors, il faut essayer de se vider la tête et se focaliser uniquement sur ces deux matches à venir.
– Avez-vous parlé del’expulsion de Cyril Rool ?
– À onze contre onze, c’est déjà très dur contre Lyon. Alors à dix, ça devient encore plus dur, c’est évident ! Mais je ne vais pas en rajouter. Il n’y a pas lieu
de créer une polémique, ni d’être indulgent. Mais il est clair que c’est le truc qui fait basculer le match complètement.
– Il vous reste deux matches, contre Monaco et Marseille, pour prendre des points et vous sauver. Quelle va être votre attitude ?
– Il faut travailler, encore. S’accrocher. C’est très dur parce que j’ai l’impression de me répéter depuis pas mal de temps. Il n’y a pas 36 000 solutions non plus. Je n’ai pas les moyens de changer l’équipe. Je ferai un groupe en fonction des joueurs qui peuvent être titulaires. On est vraiment en danger, je leur ai dit et le groupe en a conscience. Il faut se mettre entre parenthèses pendant deux rencontres, donner tout.
– Pensez-vous que votre message ne passe plus ?
– Non. Je me suis posé la question, bien sûr, et remis en cause. C’est normal,
puisque je demande aux joueurs de le faire.
– Pendant le décrassage, on a vu Dominique Dropsy prendre la parole, haranguer le groupe. Lilian Laslandes également.
- P e u t - o n p a r l e r d ’ é t a t d’urgence ?
– Oui. Aujourd’hui, on est au pied du mur. Il faut s’entraider, tout tenter pour booster le groupe.
– N’avez-vous pas l’impression d’être allé au bout de vos moyens d’action, puisque vous dites répéter depuis janvier la même chose ?
– Le groupe est fragilisé, c’est certain. Mais j’espère que le match en luimême
provoque quelque chose chez les joueurs. Il y aura un environnement spécial, les supporters, mais il faudra faire avec. ( Long silence.) Je suis d’accord avec votre constat mais c’est dur à entendre. État d’urgence…
– Aujourd’hui, dans quel état d’esprit êtes-vous ?
– C’est dur à définir. C’est une année galère mais... ( il baisse la voix) c’était
prévisible, non ? Aujourd’hui, je ne pense qu’à sauver mon club. J’aime ce club, et si la solution miracle est que je parte, je la prends. Dans un autre club, je ne dirais peut-être pas ça… » – L. L.

moucroraft
moucroraft
Niveau 10
17 mai 2005 à 20:21:50

EN STAGE & EN CONVALESCENCE

En cette fin d’après-midi, Jean-Louis Triaud est venu au-devant des journalistes après l’entraînement pour donner des nouvelles de Michel Pavon qui est encore en convalescence et pour annoncer la mise au vert du groupe professionnel à Lacanau à partir de jeudi matin.

Revenu au Haillan, lundi matin pour l’entraînement, Michel Pavon n’était pas présent cet après-midi pour la deuxième séance de la semaine. Très affaibli par sa péricardite d’origine virale qui l’a cloué au lit depuis la semaine dernière, Michel Pavon est encore en convalescence. Durant la séance du jour, le président, Jean-Louis Triaud a tenu à faire-part de l’état de santé de Michel Pavon qu´il ne pourra pas assurer les entraînements jusqu’à son rétablissement complet. Il est de nouveau en convalescence.

Dans le même temps, le dirigeant bordelais a annoncé qu’à partir de jeudi matin et jusqu’au match face à l’Association Sportive de Monaco, les Girondins seront mis au vert à Lacanau pour préparer cette avant-dernière journée de championnat de France 2004/05. Un point-presse sera organisé au Haillan à 9h30 jeudi avant le départ pour la station balnéaire girondine.

moucroraft
moucroraft
Niveau 10
17 mai 2005 à 20:23:12

Dans le cadre de la grande enquête menée par le quotidien Sud-Ouest sur les Girondins, nous vous proposons en lecture ces articles, ainsi que la possibilité d´y réagir sur le forum. Pour commencer, voici l´article " M6, Victime ou Coupable?" rédigé par Alain Goujon.

GIRONDINS. -- Trop peu exigeant sur le plan sportif et sur la gestion du club depuis 1999, M6, qui a pourtant assumé son rôle dans le domaine financier, paie aujourd´hui un laxisme certain

M6, victime ou coupable ?
Alain Goujon

Ambition. Nicolas de Tavernost, Jean-Didier Lange, Jean Drucker ( décédé en avril 2003) et Jean-Louis Triaud ( de gauche à droite) à l´époque où M6 rachetait les Girondins, avec l´ambition d´en faire un club de haut niveau. PHOTO CLAUDE PETIT.

Absence récurrente de communication, manque évident de transparence sur la stratégie financière, de clarté sur la politique sportive, de lisibilité sur l´avenir : tels sont les reproches régulièrement adressées à M6, l´actionnaire majoritaire des Girondins, dans les travées du stade et aux comptoirs d´après-match.
Pour la deuxième saison consécutive, les supporters du parc Lescure ne manquent jamais l´occasion de stigmatiser cette impression d´immobilisme et de déclin promis avec les résultats à l´avenant. Au lieu de s´exprimer, de dialoguer, d´expliquer et de tenter de convaincre, les responsables de la chaîne privée ont choisi de se réfugier ostensiblement dans le monde du silence. Après tout, ce n´est qu´une règle d´or édictée au Haillan depuis des lustres. Une attitude jugée incompréhensible, autant par la base que par les observateurs et parfois considérée comme du dédain et du mépris. Après six saisons passées avec en main les destinées du club aquitain, l´image de M6 dans le football bordelais est en pleine déliquescence. Sa popularité, sa côte d´amour sont aujourd´hui proches du néant. Il suffit de lire les banderoles déployées au stade Chaban-Delmas pour mieux s´en convaincre. Les Girondins ont perdu peu à peu ce statut de grand club français qui faisait tant leur fierté. De quoi s´interroger, désormais, sur les raisons qui ont poussé la chaîne à investir à Bordeaux et sur les motifs qui la conduisent maintenant à y demeurer.
Les rares fois où il a accepté de s´exprimer ( une ou deux fois par an), Nicolas de Tavernost, président du directoire de M6, a fustigé le comportement des supporters, considérant que l´actionnaire principal qui assume son rôle financier en couvrant les pertes d´exploitation n´est pas là pour se faire « engueuler ». S´il a raison sur la forme, l´ami de faculté de Jean-Louis Triaud oublie le postulat de base : on est jugé à l´aune des résultats.

Contrats juteux. Dans ce domaine, Bordeaux est aux antipodes des espérances. Classé treizième pour le moment, il peut encore terminer plus mal. Un drame aux yeux des amoureux du club. D´autant que dans leur esprit, cette chute est liée de façon incontournable à la prise de contrôle de M6. Même si le patron exécutif du club n´est autre que Jean-Louis Triaud. Il n´est donc pas inutile de rappeler la genèse du mariage entre les Girondins et M6 pour mieux mesurer les responsabilités et savoir si M6 est oui ou non un bon actionnaire.
L´union est célébrée au lendemain du titre de champion, en 1999. Coprésident, Jean-Didier Lange, sauveur du club en 1991, se retire avec les honneurs pour rendre le fauteuil à Jean-Louis Triaud, choisi par l´actionnaire pour en devenir le patron unique. A l´époque, la situation financière est saine. Sur un budget de 18,3 ME, le club dégage 1,5 ME de capitaux propres et un actif joueur de 0. En clair, aucune dette.
A la signature du contrat, M6 apporte son écot à hauteur de 18,3 ME. La Ligue des champions offre une manne inespérée, estimée entre 12,2 ME et 15 ME. Ces 30 ME de capitaux propres supplémentaires vont permettre au club de mener grand train, de réaliser des recrutements à prix d´or, d´offrir des contrats juteux aux joueurs et à l´entraîneur. Les dépenses ont augmenté considérablement et les résultats n´ont pas été à la hauteur des investissements. En dépit de quatre qualifications consécutives en Coupe UEFA et une Coupe de la Ligue en 2002. Le degré d´exigence de l´actionnaire n´a-t-il pas été assez élevé ? Avec un minimum de cohérence et d´unité dans la gestion des transferts, une qualification régulière en Ligue des champions aurait dû constituer le label girondin. Cela n´a jamais été le cas. Ce laxisme s´est payé au prix fort par la suite.

M6 couvre les dettes. Pour autant, il n´a pas stoppé la lente mais inéluctable dégringolade. Ainsi, le compte d´exploitation fait apparaître une dette récurrente depuis trois ans. 6 ME en 2002, 6,6 ME en 2003 et 8,2 ME en 2004, chiffres communiqués par Nicolas de Tavernost.
« En six saisons, estime un proche du club, Bordeaux a perdu 38 ME de capitaux. Et une seule fois il est parvenu à faire aussi bien que le classement de son budget ( 45 ME). Auparavant, les Girondins disposaient du 7e ou 8e budget français, et ils n´ont jamais terminé après la 5e place. » Il n´empêche, M6 a toujours couvert les pertes d´exploitation, consenti des avances de trésorerie en compte courant et obtenu des prêts pour le club afin de construire un centre de formation, réaliser un nouveau centre d´entraînement, un terrain synthétique et recruter des joueurs lors des mercatos. Mais, chaque fois, l´actionnaire majoritaire s´est remboursé de ses avances de trésorerie en toute légitimité.
Cette fois, il veut s´appuyer sur l´explosion des droits télé ( 600 ME) lors des trois prochaines saisons pour équilibrer les comptes. Seulement, les 8 ME supplémentaires espérés sont en passe d´être divisés par deux. 4 ME, c´est le montant alloué au 12e, et beaucoup moins si le club n´atteint pas ce classement.
Affirmer aujourd´hui que M6 va mettre la main au portefeuille pour replacer le club sur les rails du renouveau, après deux saisons de cure d´austérité, paraît donc pour le moins hasardeux. Surtout si le club ne parvient pas à se libérer de ses gros contrats et de ses gros salaires. Puisque l´entrée en Bourse des clubs a été refusée par le monde politique, l´attribution du numéro d´affiliation leur permettant de négocier leurs droits télé rejetée par le monde du football, M6 n´a plus aucune raison objective de poursuivre l´aventure. Mais la chaîne ne partira qu´à la seule condition de dénicher un repreneur solide. « L´actionnaire a déjà refoulé une ou deux propositions par manque de garanties, nous confie la même personne. Si une bonne proposition lui avait été faite, il serait déjà parti. Je suis sûr que M6 ne sera pas exigeant sur le prix de cession si un bon investisseur se présente. »

Verbatim
Voici quelques extraits des déclarations de Nicolas de Tavernost depuis la prise de contrôle des Girondins de Bordeaux par M6.

- Mars 1999 :
« En termes d´image, M6 et les Girondins se ressemblent. Ce sont deux entreprises à succès qui sont à la fois prudentes et entreprenantes dans leur gestion. En outre, je rappelle que Bordeaux a été notre premier décrochage régional, il y a dix ans. J´ai moi-même vécu à Bordeaux pendant vingt-cinq ans. Tout ceci pour dire que les affinités sont nombreuses. Nous ne venons pas pour deux mois ou même cinq ans. Notre but est d´investir sur le long terme. »

- Avril 1999 :
« Nous apportons un soutien financier et notre retour sera une image propre et sans bavure. Nous assurerons un contrôle de la gestion. Celui du ballon est dévolu à d´autres. Mais nous n´hésiterons pas à sortir les cartons comme nous le faisons régulièrement dans " Sport 6", notre émission sportive du dimanche. »

- Février 2000 :
« Rien n´interdit de penser qu´on diffusera des matches dans quelque temps sur M6. Notre slogan lors de la Coupe du Monde ( 1998) " 0 % foot, 100 % M6" n´est plus d´actualité. Grâce à ce club qui nous permet de voir comment ça se passe à l´intérieur, nous serons bien préparés pour les prochaines négociations sur les répartitions des droits de diffusion. »

- Mars 2002 :
« Dans les cinq ans qui viennent, il y aura du sport sur M6. Je pense d´ailleurs qu´il va y avoir une déflation des droits. »

- Juillet 2002 :
« Si les droits du championnat de football deviennent accessibles, nous nous y intéresserons avec détermination et prudence, comme pour les Girondins de Bordeaux. »
« Un actionnaire comme M6 souhaite que les Girondins soient champions de France d´abord, puis en Champion´s League. On veut qu´ils restent dans le haut du classement. Nous leur donnons donc les moyens pour y être, et dans la durée. »

- Janvier 2003 :
« On ne partira pas du jour au lendemain. Mais si la Ligue de football professionnel exclut les nouveaux intervenants, on sera obligé d´en tirer les conséquences. Nous n´en sommes évidemment pas là. »

- Juin 2003 :
« Depuis notre reprise du club, le palmarès est satisfaisant : Bordeaux est le plus régulier des clubs français. Même si l´on doit se faire bousculer par les supporteurs, nous n´allons pas gérer ce club à chéquier ouvert. Mais Bordeaux n´est pas condamné à jouer les seconds rôles. Il existe une alternative entre le déficit et le repli. »

- Janvier 2004 :
« J´en ai un peu marre que l´on dise que M6 est radin. Meriem, Christian... On les a fait venir. Ceux qui les ont voulus se sont trompés. Cela arrive. Mais qu´on ne se fasse pas engueuler ! »

- Juillet 2004 :
« Nous avons pris des mesures pour que le train de vie des joueurs soit réduit. Nous n´aimons pas les foyers de pertes durables sur M6. »

- Janvier 2005 :
« Le club a un budget qui lui permet de gagner et de se qualifier pour la Coupe d´Europe. On a fait notre travail d´actionnaire. A ce jour, nous avons investi 26,5 millions d´euros dans le club, soit 174 millions de francs. C´est de l´argent gagné par le travail de M6 à Paris et mis à Bordeaux. »
« Les Girondins ont les moyens pour figurer dans les six premiers clubs français. »

moucroraft
moucroraft
Niveau 10
17 mai 2005 à 20:23:39

Dans le cadre de la grande enquête menée par le quotidien Sud-Ouest sur les Girondins, nous vous proposons en lecture ces articles, ainsi que la possibilité d´y réagir sur le forum. Voici maintenant un autre article d´Alain Goujon, " Et si le pire arrivait", qui se penche cette fois-ci sur la deliquescence de l´équipe bordelaise et des craintes de relégation grandissantes.

APRES LYON-BORDEAUX. --Avec un mental trop friable, les Girondins sont en danger. Attention, la L2 se rapproche

Et si le pire arrivait ?
Alain Goujon

Ecrasés dimanche soir à Lyon ( 5-1), treizième du classement et plus que jemais menacé de relégation, le club bordelais suscite beaucoup d´interrogations

Si, aux Girondins, on n´apprécie guère les chiffres et les statistiques, certains sont pourtant sans ambiguïté et parfois plus explicites que de longs commentaires. Pour cela, il suffit de consulter le classement de Bordeaux sur la phase retour. Ainsi, au terme des dix-sept journées, l´équipe est 20e avec 15 points, juste derrière Istres, déjà condamné à la relégation. En outre, elle possède la plus mauvaise attaque, avec 12 buts inscrits, et la plus mauvaise défense, avec 27 buts encaissés. Pour que ce bilan déjà catastrophique soit complet, ajoutons qu´elle n´a remporté que 3 matches, soit le plus petit nombre de victoires avec Nice, et concédé le plus grand nombre de défaites, soit 8, comme Bastia et Istres. Fermez le ban !
Dès lors, le magistral coup de griffe essuyé dimanche soir ( 5-1) dans l´arène rhodanienne par un Lyon jamais rassasié rentre dans la logique des choses. Tout le monde a pu constater l´écart démesuré existant entre les deux formations dans tous les domaines. Technique, tactique, physique, athlétique et mental. On comprend mieux pourquoi 32 points séparent le champion du France ( 75) du candidat au maintien ( 42). En revanche, la triste attitude des joueurs cédant au renoncement dès l´égalisation incite au pessimisme. Car en dehors du premier quart d´heure de chaque période, les Girondins ont été ballottés comme une vulgaire coquille de noix sur un océan déchaîné. Trop rarement, ils ont donné le sentiment de lutter pour leur survie, comme si cette question n´avait jamais effleuré leurs esprits.

Tensions. On sent en outre que ce groupe n´est plus aussi soudé que certains ont bien voulu le laisser croire. Des tensions existent. A l´image des joueurs qui ne sont plus désirés au club et qui le savent. On veut parler de Darcheville, Meriem, Afanou, Jemmali entre autres. Et un départ de Ramé serait apprécié. Car hormis Jemmali, les gros salaires sont désignés. Des incompréhensions ( doux euphémisme) sur le terrain aussi. A l´image de ceux qui voulaient presser haut, dimanche à Lyon, pour empêcher Essien, Diarra et Juninho de réciter leur partition, et un staff réclamant de ne pas sortir de son camp. Quand même, laisser évoluer à sa guise une telle formation, c´est se tirer une balle dans le pied.
Aujourd´hui, l´heure est grave. Même si les possibilités sont ténues, une relégation en Ligue 2 est envisageable, surtout si les troupes de Pavon n´arrachent aucun point lors des deux derniers rendez-vous au parc Lescure. Compte tenu de l´état d´esprit affiché sur les rives de la Sâone, on peut craindre qu´elles n´y parviennent pas. Elles devront alors compter sur une défaite de Caen et d´Ajaccio, samedi prochain, pour être définitivement sauvées. En revanche, si ces deux équipes obtiennent le nul, la première à Toulouse, la seconde à Lille, l´écart avec la 18e place ne sera plus que deux points. Et là, le pire peut survenir...

moucroraft
moucroraft
Niveau 10
17 mai 2005 à 20:24:09

LE PATRON. --Très lié à Bordeaux, il ne veut pas que le club s´écarte de l´orthodoxie financière

La rigueur selon Tavernost
Jean-Denis Renard

Nicolas de Tavernost. Le président du directoire de M6 a des attaches fortes avec la région bordelaise

Bordeaux n´a rien d´un hasard dans la stratégie de Nicolas de Tavernost. Né à Villefranche-sur-Saône ( Rhône) il y a 54 ans, toujours très attaché à sa région d´origine, il a partagé son coeur avec la capitale girondine qu´il a découverte à l´âge de 8 ans. Sur les bancs de Saint-Joseph de Tivoli, d´abord, puis sur ceux de l´Institut d´études politiques, il s´y fera des amis de jeunesse. Ceux que l´on n´oublie pas, comme Jean-Louis Triaud, le président des Girondins avec lequel il travaille en partenariat depuis la reprise du club ( hormis le court interlude Dominique Imbault).

Un patron très présent. Son affection pour la ville ne s´est jamais démentie, en dépit d´un parcours parisien débuté en 1974 dans les coulisses du pouvoir, en l´occurrence au ministère du Commerce extérieur. Il basculera dans le département audiovisuel de la Lyonnaise des eaux en 1986, avant d´embrasser le destin de M6, de sa naissance l´année suivante jusqu´à aujourd´hui. Depuis cinq ans, il en est le président du directoire. Un boss très présent, trop parfois selon les bruits colportés au siège de la chaîne à Neuilly-sur-Seine.
Réputé gestionnaire rigoureux, il a une sainte horreur de jeter l´argent par les fenêtres, à M6 comme aux Girondins. Sûr de son fait, parfois cassant, doté d´une capacité de travail hors du commun, il a fait de son entreprise une « success story » de l´audiovisuel. La plongée des Girondins dans l´anonymat écorne légèrement sa réussite. Aussi a-t-elle tendance à franchement l´agacer.

moucroraft
moucroraft
Niveau 10
17 mai 2005 à 20:25:35

Comme de juste Pavon revient a l´entrainement lundi et apres la réunion on apprend que pour une durée indeterminée il n´entrainera plus car il est encore malade... Ca sent la mise a l´ecart et l´arrivée d´un autre entraineur l´an prochain!

lukarne33
lukarne33
Niveau 5
17 mai 2005 à 20:26:51

ca fait deprimer de lire ton article, franchement, vaudrai mieu qu´il bouge leur cul un peu pour c 2 derniers match, et apres qu´il se cassent si ils ont pas envi de mouiller le maillot !

moucroraft
moucroraft
Niveau 10
17 mai 2005 à 20:27:18

selon les dernieres rumeurs, Deivid partirait cet été aux Coranthians pour un gros montant ( 6M d´euros). Ce club est dirigé par Abramovitch et a deja acheté nombres de jeunes sud américains prometteurs comme Tevez et Macherano.

lukarne33
lukarne33
Niveau 5
17 mai 2005 à 20:33:24

est ce que vous voyez la meme chose que moi sur ce lien de supporter de bordeaux? http://www.fcgb.net/

Enzo-33
Enzo-33
Niveau 10
17 mai 2005 à 20:50:54

:oui: je crois que le site a été hacké par des espagnols ou des allemands!

Va sur le forum de girondins4ever.com pour voir ce qui s´est passé, ils en parlent!! :ok:

lukarne33
lukarne33
Niveau 5
17 mai 2005 à 20:51:21

ok merci

lukarne33
lukarne33
Niveau 5
17 mai 2005 à 20:58:30

putain si maintenant ont commence a ce faire hacker...

guayaquil
guayaquil
Niveau 5
17 mai 2005 à 21:58:57

j´ai peur...
ces articles font peur...
il ne reste plus qu´à :ange:

HellGod2
HellGod2
Niveau 10
18 mai 2005 à 12:53:30

:up:

savioenforce
savioenforce
Niveau 9
18 mai 2005 à 15:06:31

Inquiétants ces articles :-(

Qu´est-ce va devenir le club :snif:

chamakh33
chamakh33
Niveau 10
18 mai 2005 à 17:59:00

Michel Pavon ne sera pas sur le banc samedi lors de du prochain match de L1 de Bordeaux face à Monaco. Il est en arrêt-maladie. Sûrement jusqu’à la fin de la saison.

Le groupe professionnel bordelais est actuellement sous la responsabilité de l´entraîneur-adjoint Eric Bédouet. Et ce jusqu’à la fin de saison probablement. Michel Pavon est donc en arrêt maladie, souffrant d´une péricardite d´origine virale. Il est très faible, ayant perdu plus de 7 kilos. :ouch:

paix-et-amour
paix-et-amour
Niveau 10
18 mai 2005 à 17:59:29

:ouch2:

-Tony_MonTana-
-Tony_MonTana-
Niveau 8
18 mai 2005 à 18:18:27

il s´est passé quoi sur fcgb.net ? ?

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