Je me permets de poster un sujet pour vous faire part d´un mélange flou de sentiments divers quand à la stratégie de course des T-Mobile.
Au début du tour, Ullrich et Vinokourov faisaient partie des favoris pour la victoire finale.
Dès la première étape de montagne, on a pu remarquer que les 2 leaders de la T-Mobile ne jouaient pas le même jeu.
Vinokourov a attaqué dès les premiers lacets du premier grand col du tour, tandisque Ullrich a roulé pour combler l´écart, emmenant dans sa roue ( et dans un fauteuil) Armstrong.
Vino s´est fait lâcher quelques minutes après et a perdu énormément de temps à l´arrivée à COurchevel.
On s´est dit que le tour était finit pour lui, mais Vino a dit qu´l rattaquerait dès le lendemain. C´est ce qu´il a fait en remportant l´étape de Briançon.
Ullrich quant à lui, n´a presque jamais attaqué, il a seulement accéléré légèrement le rythme de temps en temps.
Mais à l´arrivée, on peut faire le constat suivant : Vino et Ullrich avaient les mêmes ambitions au départ du Tour. Après sa défaillance, Vinokourov n´a pas cherché d´excuse et a promis qu´il allait attaquer de plus en plus, et c´est ce qu´il a fait, même s´il savait que quelques centaines de mètres plus loin, il allait se faire enrhumer.
Ullrich, lui, dit encore que rien n´est joué mais il n´attaque pas, il vise juste le podium, podium qu´il n´est même pas sur d´accrocher à Paris.
Pour moi, ya pas photo, je préfère Vinokourov à Ullrich. Vino est loin au général, mais il est généreux : il attaque, il travaille pour Ullrich sans s´économiser, il va chercher les bidons à la voiture, il répond aux interviews juste après la course, même après de grosses contre-performances
Ullrich vise le podium, il n´est pas spectaculaire, il ne titille pas Armstrong, il le suit au maximum.
A l´arrivée on retiendra qu´il est mieux placé au général que d´autres qui ont attaqué ( Vino, Pereiro, Botero...). Mais moi je pense qu´être 2è du général sans attaquer est moins glorieux que finir 15è en ayant des centaines de km d´échappée et en ayant offert du spectacle.
Sur ce petit coup de gueule contre Ullrich ( et un peu Basso aussi) 