Prologue: samedi 1er juillet, Strasbourg, clm individuel, 7 kilomètres
1ère étape: dimanche 2 juillet, Strasbourg-Strasbourg, 183 kilomètres
2e étape: lundi 3 juillet, Obernai - Esch-sur-Alzette, 223 kilomètres
3e étape: mardi 4 juillet, Esch-sur-Alzette-Valkenburg, 216 kilomètres
4e étape: mercredi 5 juillet, Huy - Saint-Quentin, 215 kilomètres
5e étape: jeudi 6 juillet, Beauvais-Caen, 219 kilomètres
6e étape: vendredi 7 juillet, Lisieux-Vitré, 184 kilomètres
7e étape: samedi 8 juillet, Saint-Grégoire - Rennes, clm individuel, 52 kilomètres
8e étape: dimanche 9 juillet, Saint-Méen-le-Grand - Lorient, 177 kilomètres
Lundi 10 juillet: journée de repos à Bordeaux
9e étape: mardi 11 juillet, Bordeaux-Dax, 170 kilomètres
10e étape: mercredi 12 juillet, Cambo-les-Bains - Pau, 193 kilomètres
11e étape: jeudi 13 juillet, Tarbes - Val d´Aran Pla-de-Beret, 208 kilomètres
12e étape: vendredi 14 juillet, Luchon - Carcassonne, 211 kilomètres
13e étape: samedi 15 juillet, Béziers-Montélimar, 231 kilomètres
14e étape: dimanche 16 juillet, Montélimar-Gap, 181 kilomètres
Lundi 17 juillet, repos à Gap
15e étape: mardi 18 juillet, Gap-L´Alpe d´Huez, 187 kilomètres
16e étape: mercredi 19 juillet, Le Bourg-d´Oisans - La Toussuire, 182 kilomètres
17e étape: jeudi 20 juillet, Saint-Jean-de-Maurienne - Morzine, 199 kilomètres
18e étape: vendredi 21 juillet, Morzine - Mâcon, 193 kilomètres
19e étape: samedi 22 juillet, Le Creusot - Montceau-les-Mines, clm individuel, 56 kilomètres
20e étape: dimanche 23 juillet, Antony (Parc de Sceaux) - Paris (Champs-Elysées), 152 kilomètres
Réactions de Basso :
Ivan Basso sera un des grands favoris du prochain Tour de France. Il est satisfait du parcours "Ce parcours me plait, mais l´absence d´Armstrong m´apportera une stimulation supplémentaire. Je n´arrête pas de travailler le chrono. Aussi, cet exercice ne constitue-t-il plus du tout un problème. Tout se passera dans la dernière semaine. Ullrich sera mon principal rival, les Vinokourov, Valverde et Kloden arrivant seulement derrière. Je ne disputerai pas le Giro d´Italie. C´était secret jusqu´à présent, mais on peut maintenant le dire"
Réaction de Pevenage :
Rudy Pevenage, le directeur sportif de Jan Ullrich, s´est montré plus réservé : "Ce Tour n´est pas particulièrement dessiné en faveur ou contre Ullrich mais nous ne sommes pas mécontents de son profil. Il faudra rester vigilant et se méfier par exemple d´une étape comme celle de Valkenburg. La retraite d´Armstrong ? Cela ne changera rien. Ce n´est pas un Tour spécial, mais seulement différent. Qui prendra les responsablités ? Il n´y a pas que nous, Liberty aussi. Nous étudions trois possibilités de programme pour Jan: le Dauphiné, le Tour de Suisse ou le Giro".
"Les deux grands contre-la-montre présenteront des profils très différents. Plat pour l´essentiel, entre Saint-Grégoire et Rennes (52 km). Sensiblement plus vallonné, du Creusot à Montceau-les-Mines (56 km)."
2 CLM tres differents mais le 2eme a peine moins plat que le premier
Je ne suis pas specialiste de ce coin là de Rennes mais je confirme le parcours plutot plat. J´aurais préféré un parcours au Sud-Est, là ca aurait cassé les pattes.
Christophe Moreau (coureur) : «La dernière partie sera particulièrement difficile et exigeante. Il faudra l´aborder avec un maximum de fraîcheur. Les deux chronos vont peser lourd. Les reconnaissances constitueront un élément important du fait des nouveautés de parcours. Heureusement, le début semble moins compliqué, sans pavés, et avec moins de passages piégeux. On sera vite en Bretagne.»
Jean-Patrick Nazon (coureur) : «Je suis déjà essoufflé. Je n´aime pas découvrir les choses à l´avance, ça me fait mal aux jambes. Ce prologue, plus court, me ravit cependant. L´image d´Armstrong rattrapant Ullrich l´année dernière avait donné un coup de massue aux téléspectateurs et aux autres. Cette réduction sera appréciée des sprinteurs, de même que la disparition du contre-la-montre par équipes. Cela nous ouvre des perspectives et me soulagera nerveusement. Passer à proximité des Champs-Elysées ravive toujours un agréable souvenir. Je pense bien sûr encore à cette étape mais le fait de traverser la Lorraine et le Luxembourg me donne aussi des idées.»
Thomas Voeckler (coureur) : «Le parcours ne veut pas dire grand chose en fait : ce sont en effet les coureurs, et eux seuls, qui décident de la course. Disons que pour l´instant, il est beau, classique. Je note toutefois des cols plus durs et plus longs. Mais, globalement, il s´agit d´un parcours qui donne lieu à un véritable Tour de France au plan purement géographique, ce qui entraîne d´inévitables étapes de plus de 200 kilomètres.»
Alejandro Valverde (ESP/coureur): «Je vais essayer de gagner des étapes et de viser le podium en me maintenant à la hauteur des favoris, Basso, Ullrich, Klöden et autres. Le contre-la-montre reste mon point faible, je le travaille encore et encore. La disparition du chrono par équipes ne sera pas pour me déplaire, mais le kilomètrage individuel a été augmenté. Il faudra être costaud dans la dernière semaine et l´aborder avec quelques réserves.»
Richard Virenque (2e du Tour 1997/consultant) : «Ce parcours m´aurait plu. Il y a beaucoup d´étapes longues et la fatigue va vite se faire sentir. Je trouve ce Tour équilibré et les grimpeurs auront de quoi se faire plaisir. Je vois bien un coureur comme Vinokourov l´emporter. Il sera mon favori, devant Basso et Ullrich.»
Bernard Hinault (quintuple vainqueur) : «Il n´est pas plus dur que les autres ! En fait, il possède tous les ingrédients pour quelqu´un qui veut se l´approprier. Logiquement, il devrait sacrer un beau vainqueur. Armstrong absent ? Cela ne change rien. On ne peut pas dire que cela va débrider le Tour. Est-ce que l´équipe de Basso ne va pas mettre la main dessus ? Il y a trois arrivées au sommet, plus Morzine et les deux contre-la-montre : six étapes sur vingt où il ne faudra pas se louper.»
Marc Madiot (directeur sportif de la Française des Jeux) : «Je suis très content car ce Tour offre de belles étapes. Cependant, les jours de présentation, on dit toujours qu´il s´agit d´un "beau Tour".»
Serge Beucherie (directeur sportif de Crédit Agricole) : «Caucchiolo sera notre leader et Hushovd visera le maillot vert... peut-être même le jaune dans les premiers jours». Vincent Lavenu (manageur d´AG2R) : «Ce Tour est bien équilibré et je note que les organisateurs ont privilégié le repos des coureurs. La première partie, plate, ne devrait pas désavantager Jean-Patrick (Nazon). L´absence de contre-la-montre par équipes est également une aubaine pour Moreau et Mancebo qui auraient perdu beaucoup de temps.»
Alain Gallopin (directeur sportif de CSC) : «Le programme Basso n´est pas défini. Concernant le parcours, il y aura du boulot dans les Alpes. Globalement, on peut parler d´un Tour équilibré pour lequel nous regrettons l´absence de contre-la-montre par équipes, exercice dont nous aurions été les favoris après ce qui s´est passé l´année dernière (chute de Zabriskie).»
Théo De Rooy (PBS/directeur sportif de Rabobank) : «Je suis surpris pas la disparition du contre-la-montre par équipes. Pour le reste, j´estime qu´il s´agit d´un Tour plutôt classique même s´il me semble avantager les spécialistes du chrono. Rasmussen sera tourné vers l´attaque mais le profil le favorisera moins qu´en 2005. Menchov visera toutefois le classement général.»
Johan Bruyneel (BEL/directeur sportif de Discovery Channel) : «Le Tour restera notre objectif principal. On garde cette course dans notre coeur. Perdre le Tour n´est pas une idée qui me plaît. Nous n´avons certes pas de garanties, mais nous arriverons en juillet, Popovych, Azevedo et Hincapie, avec des ambitions. C´est une nouvelle période qui s´ouvre dans laquelle nous aurons un autre rôle. Avec Armstrong, le Tour a pris une autre dimension, mais tout le monde ne semble pas de cet avis. Je me suis senti visé dans les discours de présentation. Je constate que sur quinze minutes, on en a consacré douze à parler d´éthique et de lutte contre le dopage.»