et pr ceux ki l´ont pa lu l´interview de pelous apré sa blessure...et avant son opération de demain !
Fabien Pelous, comment allez-vous ?
Les examens ont révélé une rupture totale du ligament latéral interne. Je dois revoir les chirurgiens en fin d’après-midi pour que nous prenions une décision. Ma saison est d’ores et déjà terminée, il reste à savoir si je dois me faire opérer.
Pour revenir à votre victoire face au Stade Français, vous avez été accueillis en héros à votre retour à Toulouse. Cela a dû vous faire plaisir ?
Oui, c’est vrai. Ce qui est important, c’est d’avoir partagé ce moment avec nos supporters. Ils nous rendent ce qu’on leur donne sur le terrain. Notre moyen d’expression est le terrain, pour les supporters, cela se passe dans les tribunes ou dans ces moments de partage comme nous l’avons vécu lundi sur la Place du Capitole. C’était très intense.
C’est votre troisième succès en Coupe d’Europe. Comment jugez-vous cette victoire par rapport à celles de 1996 et 2003 ?
La différence de cette année, c’est que nous avons gagné face au Stade Français, la seule équipe qui rivalise avec nous sur le plan du palmarès depuis cinq ou six ans. C’était important pour nous de remporter cette Coupe d’Europe pour rester les numéro 1 au niveau européen. L’Europe, c’est la seule chose qui manque aux Parisiens et c’était important de s’imposer.
Pensez-vous, comme certains de vos coéquipiers, que c’est encore meilleur de remporter la Heineken Cup face à Paris ?
Il ne s’agit pas d’une animosité particulière entre nos deux équipes mais d’une rivalité en terme de résultats. Ils sont nos seuls rivaux au niveau du palmarès et on se motive évidemment pour battre les meilleures équipes comme le Stade Français.
Comment avez-vous vécu cette finale ?
En deux étapes : d’abord sur le terrain puis sur le banc des remplaçants. C’était assez particulier d’assister à cette fin de match après avoir dû quitter le terrain sur blessure. Mais j’ai bien aimé ce sentiment un peu particulier.
On a l’impression que cette victoire est avant tout celle d’un groupe, des titulaires mais aussi et peut-être surtout des remplaçants…
C’est vrai que le discours de la semaine avait été très important. On avait répété que c’était les remplaçants qui allaient faire gagner l’équipe. Guy Novès, puis je m’en étais fait le relais, avait insisté en disant que le statut de remplaçants était encore plus fort que celui de titulaire pour ce match. Et cela s’est vérifié. Tout le monde était conscient de la tâche à accomplir.
Comment imaginez vous votre fin de saison et celle du Stade Toulousain ?
Pour moi, je vais la voir comme un spectateur. J’ai le privilège de pouvoir rester proche de l’équipe et de la suivre. Cette victoire nous aura fait du bien et il faut continuer. Nous devons nous remettre au boulot puisque nous avons des matches à préparer. Samedi, nous affronterons Auch et il faut préparer cette rencontre aussi sérieusement que la semaine passée avant de rencontrer le Stade Français. Au niveau de l’état d’esprit, je pense que nous sommes dans une très bonne passe.
Comment abordez-vous la rencontre face à Auch ?
Nous ne pouvons pas calculer car nous ne sommes pas encore qualifiés. Il faut impérativement gagner ce week-end contre Auch. Nous allons gagner et je pense franchement que les autres feront plus des calculs pour nous éviter que pour nous rencontrer.
Imaginez-vous voir le Stade Toulousain réussir le double Coupe d’Europe – Championnat ?
Oui, bien sûr. C’est une perspective qui motive vraiment les joueurs et nous pourrions ainsi écrire une belle page du rugby.
Pensez-vous que le Stade Français va être capable de se relever d’une telle désillusion ?
Bien sûr. Les deux équipes sont proches et tout s’est joué sur des détails dimanche. Cela nous a souri dimanche et si nous les affrontons de nouveau dans quinze jours en demi-finale, ce sera peut-être leur tour. Je ne me fais pas de soucis pour eux.