Expeditions: Samurai veut révolutionner le RPG tactique avec une aventure entièrement jouable en coop
J'ai peur. ![]()
Ah, et surtout, surtout, ne te fie pas au prologue ! Il est très mauvais, fait en quelques minutes, j'avais trop hâte de me plonger dans l'histoire.
Ah, je suis content de voir que tu as apprécié la présentation, des fois j'ai vraiment l'impression de mettre trop d'espaces.
Je suis tout à fait d'accord pour les dialogues bourratifs. J'essaye d'arranger ça depuis un moment, mais j'ai peur que ça fasse genre "j'ai pas envie de me casser la tête alors je fous des résumés bidon".
Pour le scénario, ça va bien vite être élucidé, je pense. Ceux qui ont des notions de philo ou qui ont joué à Suikoden Tierkreis (
) verront où je veux en venir avec le scénario.
Merci pour ton commentaire construit. ![]()
Haha, marrant.
Je suis plus modo depuis le mois de mars.
Au revoir.
Merci, mais si tu ne comptes pas lire, inutile de poster. Attends d'arriver au lycée et tu verras si ce que j'écris, c'est beaucoup comparé à ce que tu devras lire.
je vais avoir un accident au niveau des yeux je crois ![]()
ça gère sisi, j'ai kiffé
J'ai adoré la référence à l'actualité, bien trouvé.
Cravatte =>
Ainsi " - Bonjour. dit-il. " Est correct
=> euh ça m'étonne beaucoup, c'est une virgule normalement ![]()
Merci, Fromage !
.
Cravatte > Moi aussi, j'ai toujours vu une virgule. ![]()
Je tente un petit up.
Après vérification, la virgule est totalement correcte ce qui me met dans une position très agaçante. On m'avait toujours appris que c'était le point et j'ai toujours corrigé ainsi. Crotte.
Cependant
" Comment ? interrogea-t-il " est correct
" Comment, interrogea-t-il " est faux
Il en est de même pour les ! et les ... . Bref je t'exhorte à utiliser le plus possible ces ponctuations forte et à délaisser les déclarations simples ou à les introduire plus subtilement. (Ca devrait combler les dialogues bourratifs)
Mais ce n'est qu'un détail évidemment. La seule chose que j'attends en général de ta fic et de toutes les autres qu'on m'a recommandé, ce sont les combats. Plus longs, plus longs...
Au fait ? Vu que tu évolues dans un univers réaliste, aurons-nous droit à des combats à la main, au couteau ou avec des armes à feu ?
Ca s'est déjà vu dans mon ancienne fic, mais je me cherchais encore un style. En effet, ça devrait se voir.
Un nouveau chapitre est prévu pour demain.
[Chapitre 7 – Arnaud]
Le Kaorine de Liza les déposa au pied de la Tour Céleste. Ed promit à la jeune femme de faire vite et franchit la double porte qui donnait sur le hall de la Tour. Il se dirigea directement vers l’hôtesse d’accueil, sans prêter attention au commerçant ni à l’infirmière. L’hôtesse s’inclina devant lui lorsqu’il s’arrêta devant le comptoir. Ed lui demanda de signaler son arrivée à Pierre, dans son bureau du dernier étage, puis se dirigea vers l’ascenseur. Ce qu’il avait à faire ne lui plaisait pas du tout, mais il devait aller voir le Maître de la Ligue Pokémon et le prévenir qu’il s’en allait. Après tout, il serait peut-être parti des mois à la recherche de Butler et de ses Pokémon.
L’ascenseur s’arrêta doucement au dernier étage de la Tour et Ed prit une profonde inspiration. Il s’avança d’un pas décidé et s’apprêtait à frapper à la porte lorsqu’il entendit la voix de Spectra :
« Oh, ben ça ! Ed, ça faisait un moment…
- Ca, tu peux le dire ! » répondit Ed en se tournant vers elle.
Spectra s’avança vers lui, un exemplaire de Poké-soir à la main. Elle le serra dans ses bras avant de lui donner un coup de journal sur le crâne.
C’était une magnifique jeune femme à l’allure très exotique. Elle ressemblait plus à une vahiné qu’à une redoutable dresseuse de Pokémon, mais la sous-estimer à cause de son apparence physique revenait à s’engager dans un combat perdu d’avance. Elle avait toujours été d’humeur joviale et Ed l’appréciait beaucoup pour ça. Mais pour l’instant, elle le regardait d’un air préoccupé.
« Alors, comment ça va ?
- Bah, comme d’habitude, répondit Ed, résolu à éviter une grande conversation sur l’état dans lequel il se trouvait. J’allais voir Pierre pour l’informer de quelque chose.
- Moi aussi, j’y allais, dit Spectra. Tu n’as qu’à passer devant moi, je risque d’en avoir pour un moment.
- Ouais, ben moi ça risque d’être assez rapide… »
La jeune femme se laissa donc tomber sur un siège à côté de la porte du bureau de Pierre et reprit sa lecture du journal. Ed frappa à la porte et pénétra dans la pièce lorsqu’il entendit Pierre dire « Entrez ».
C’était une grande pièce remplie de placards et de tiroirs de rangement où étaient entreposés des dossiers sur les différents challengers de la Ligue Pokémon et sur les affaires politiques et juridiques de Hoenn. Les seuls autres meubles étaient le bureau de Pierre, son fauteuil et les deux fauteuils devant son bureau. Ed s’avança.
« Salut, Pierre.
- Salut, répondit-il. Alors… Qu’est-ce qui me vaut cette visite ? »
Ed prit une profonde inspiration et dit :
« Je m’en vais. »
Pierre le regarda fixement.
« Tu t’en vas, c’est-à-dire…
- C’est-à-dire, je vais en Europe retrouver Butler et lui botter le cul tout en récupérant mes Pokémon au passage.
- Tout un programme, répliqua Pierre qui était vite revenu de sa surprise. Et comment tu peux être sûr qu’il est en Europe, et comment tu vas le retrouver, et bla, bla, bla…
- T’inquiètes pas pour moi, j’ai mes sources, dit Ed. Et je serai pas tout seul.
- Ecoute. Je ne suis pas ton père, mais je suis ton patron. On a besoin de toi ici et il n’est pas question que tu t’en ailles.
- Vous avez besoin de moi, c’est ça, lança Ed d’un ton sarcastique. Il est beau, le membre du Conseil qui n’a pas de Pokémon.
- Il te reste toujours…
- Je n’ai pas l’intention de me servir de lui à la Ligue, coupa Ed d’un ton sans réplique.
- Très bien… Je t’interdis de quitter l’archipel, Ed. »
Ed ne répondit pas tout de suite. Il s’était attendu à ce que les choses ne se passent pas comme il l’avait souhaité. Mais il avait fait son choix et ce n’était sûrement pas Pierre qui allait l’arrêter.
« D’accord, patron, dit-il simplement en haussant les épaules. N’en parlons plus. »
Pierre le regarda d’un air soupçonneux, mais ne dit rien de plus. Ed soutint son regard. Sa décision était prise.
« Dans ce cas, je démissionne. »
Pierre ne répondit rien. Ed s’attendait à un débordement de colère, ou au moins à ce qu’il lui dise qu’il n’était absolument pas question qu’il démissionne et qu’il avait intérêt à obéir. Mais Pierre ne fit rien de tout ça. Il continuait de regarder Ed qui estima qu’il pouvait à présent s’en aller sans plus rien devoir à qui que ce soit.
« T’auras qu’à contacter Sandra pour qu’elle prenne ma place. Après tout, elle aussi, elle était une élève d’Aragon.
- Je n’arrive pas à y croire, dit lentement Pierre.
- Qu’est-ce que tu n’arrives pas à croire ? Tu pensais quand même pas que j’allais rester ici pendant que Butler faisait joujou avec mes Pokémon, non ?
- Mais réveille-toi, s’impatienta Pierre, tu fonces droit dans la gueule du loup, là ! Non seulement tu n’as aucune idée de ce que c’est que l’Europe, mais en plus, tu y vas avec la ferme intention de ne pas te servir du seul Pokémon qu’il te reste ! Tu vas crever en terre inconnue comme un abruti, et tu vas laisser Flora élever votre gosse seule ? »
Ed resta silencieux. Pierre venait de mettre le doigt sur ce qui lui faisait le plus peur à propos de cette expédition : il laissait Flora seule alors qu’elle était enceinte. Bien sûr, ses parents s’occuperaient très bien d’elle, mais la possibilité qu’il ne revienne pas vivant d’Europe n’était pas à écarter. Et s’il y restait ? Et si Flora était obligée de s’occuper seule de leur enfant ? Lui pardonnerait-elle un jour de les avoir abandonnées ?
Non, pensa-t-il. Il ne devait pas voir les choses comme ça. Il retrouverait ses Pokémon et reviendrait avec Flora pour élever son bébé. Et puis après tout, ne lui avait-elle pas donné sa bénédiction ?
« Ca, Pierre, ce sont mes affaires, répondit finalement Ed. Ca n’a rien à voir avec toi.
- Mais espèce d’abruti, je te parle en tant qu’ami, le tien et celui de Flora ! Qu’est-ce qui va se passer pour elle si Butler te démolit ?
- Je croyais que tu aurais un peu plus confiance en moi, Pierre, dit Ed. Je suis un Elu, je suis immortel, d’accord ?
- Non, tu n’es pas immortel ! Tu as la jeunesse éternelle, tu ne vieillis pas, mais si on te cale un morceau de plomb entre les deux yeux, tu risques d’être éternellement mort !
- Au revoir, Pierre. Je m’en vais demain matin. Je reviendrai vous rendre visite quand je serai rentré. »
Ed fit demi-tour et se dirigea vers la porte. Il posa la main sur la poignée et entendit Pierre dire à mi-voix :
« Je n’aurais jamais pensé que tu attacherais si peu d’importance à Flora et à votre enfant, Ed. »
Une fois encore, Ed resta silencieux. Il aurait voulu crier de toutes ses forces que s’il s’en allait, c’était justement pour avoir les moyens de protéger sa famille, qu’il ne voulait pas partir mais qu’il le devait… Mais au fond de lui, il se demandait si c’était vraiment la vérité. Presque aussitôt, une voix forte retentit dans sa tête et répondait que oui, c’était la vérité.
« Tu sais, Pierre, finit-il par dire. Jamais je n’aurais pensé que tu te tromperais à ce point. »
Cette nuit-là, Ed se retournait dans son lit, encore et encore. Il n’arrivait pas à trouver le sommeil et repensait à sa discussion avec Pierre. Et si jamais il avait eu raison ? Qu’est-ce qui garantissait que la voix avait raison ? Au moment même où Ed eut cette pensée, une voix se mit à lui parler dans sa tête.
« Tu as peur.
- Non, pensa Ed. Non, je suis juste… inquiet. Je sais pas si je fais bien de laisser Flora seule. »
Flora était allongée à côté de lui. Elle aussi, elle quitterait la maison, le lendemain matin : elle irait à Bourg-en-Vol par téléportation et s’installerait chez ses parents. Et si elle venait à lui en vouloir ? Si elle refusait de le revoir, par la suite ? Ed savait qu’il ne s’en remettrait pas.
« Tu vois… Tu as peur.
- Ecoute, je dois me lever tôt demain, alors si tu n’as rien d’autre à me dire…
- Je peux te plonger dans un sommeil sans rêves, si tu veux. Ou alors te faire avoir un rêve agréable.
- Pourquoi es-tu venu me parler ? pensa Ed. Qu’est-ce que tu veux ?
- Laisse-moi t’aider. Avec moi, tes pouvoirs seraient bien plus développés.
- Je n’ai pas besoin de toi. J’ai Grahyena…
- Tu crois que tes pouvoirs marcheront alors que Grahyena est peut-être à l’autre bout de la planète ? »
Il avait raison, bien sûr. Sans Grahyena, Ed était convaincu que ses pouvoirs ne fonctionneraient plus.
« Pourquoi je n’ai pas réussi à atteindre Butler, pendant notre combat ?
- Je ne saurais pas répondre à cette question. Il a neutralisé tes pouvoirs, d’une façon ou d’une autre. Tu ne pourrais pas t’en servir directement pour lui faire du mal…
- Lilian m’a parlé d’un dispositif, il y a cinq ans, qui neutralise les pouvoirs des Elus.
- Ce n’est pas ça… Mais je peux t’aider. Je peux t’aider à te servir de l’Aura en combat d’humains. »
Ed remua dans son sommeil. L’Aura était la source de tous les pouvoirs des Elus.
« Non. Je n’ai pas besoin de toi.
- Bien sûr, mon enseignement seul ne suffira pas. Tu devras t’aider d’un expert pour t’apprendre à te battre.
- Pour la dernière fois, je n’ai pas l’intention de me servir de toi. Maintenant, laisse-moi dormir. »
Mais lorsque la créature quitta son rêve, Ed eut un cauchemar particulièrement déplaisant dans lequel Flora lui en voulait de l’avoir abandonné et refusait qu’il voie son bébé. Elle lui criait d’une voix forte qu’il aurait dû accepter son aide et qu’à présent, il devrait se contenter d’un bébé Medhyena pour affronter Butler. Mais alors que le Motisma de Butler, qui s’était transformé en Pierre, allait le frapper, il s’éveilla brusquement.
Il lui fallut quelques secondes pour se rendre compte qu’il était en nage. Encore quelques secondes de plus pour comprendre que Flora était éveillée et lui parlait.
« … endormi ? Bon, Liza vient d’arriver. Elle dit qu’elle ne restera pas avec toi après t’avoir laissé chez son ami et qu’elle enquêtera de son côté. Ca risque de te coûter la peau des fesses, cette histoire.
- Hmm.
- Encore une fois, je te répète que je serais bien plus tranquille si tu prenais mes Pokémon.
- Et encore une fois, il n’en est pas question. Je ne peux pas te priver de tes Pokémon. Je me suis fait avoir par Butler, je dois réparer mes conneries. »
Ed entendit Flora soupirer, puis un tiroir se fermer et la porte claquer. Il jeta un coup d’œil dans la chambre et s’aperçut que Flora en était sortie. Il s’en voulut presque aussitôt de lui avoir répondu comme ça et pensa que la contrarier n’était pas le meilleur moyen de faire qu’elle ne lui en veuille pas. Il se redressa et sortit de son lit. Son regard se posa aussitôt sur l’Hyper Ball qui était placée sur une étagère et la conversation de cette nuit lui revint en mémoire.
Vingt minutes plus tard, Ed et Liza étaient prêts à partir. Flora, elle, était sur le point de se téléporter à Bourg-en-Vol avec son Gardevoir.
« Fais attention, répétait-elle d’un ton angoissé à Ed. Oh, je sens que ça ne me plait pas…
- Ecoute, dit Ed. Ne t’inquiète pas, d’accord ? Je reviendrai en un seul morceau et je serai là pour te tenir la main pendant l’accouchement.
- Fais attention, d’accord ? »
Flora le serra contre elle et s’adressa à Liza par-dessus son épaule.
« Toi, tu veilles sur lui, d’accord ? dit-elle d’une voix tremblante.
- Hé, c’est lui, le type avec des super pouvoirs, protesta Liza. Qui devrait veiller sur qui ?
- 5000 Pokédollars par sauvetage.
- Vendu. »
Flora lâcha Ed et recula d’un pas. Il se pencha et embrassa le ventre de Flora.
« Attends ton père avant de sortir, d’accord ? murmura-t-il. Sinon, je serai très contrarié.
- Je suis sûr que tu lui pardonnerais, lança Flora avec un sourire. Reviens nous voir quand tu auras récupéré Gallame.
- Moyennant des frais de port, je pourrai vous le ramener de temps en temps, dit Liza.
- Frais de port, frais de port, je suis pas un colis.
- Bon, hé ben j’y vais, dit Flora. J’aurais déjà dû être là-bas il y a un quart d’heure.
- Ne te surmène pas, surtout, s’inquiéta Ed. Ecoute bien ce que te diront tes parents.
- Promis. Et toi… fais attention. »
Elle sortit Gardevoir de sa Ball et, une seconde plus tard, elle disparut dans un éclair de lumière blanche. Ed resta là à regarder l’endroit où Flora se tenait quelques secondes, puis il se tourna vers Liza.
« Bon, alors, donne-moi des renseignements sur ce type avec qui on va bosser.
- Arnaud, vingt-trois ans. S’il te sera utile, c’est parce qu’il bosse en tant que surveillant dans un lycée. Ca veut dire qu’il est au courant de toutes les bizarreries qu’on entend grâce à ses élèves. Bien sûr, on est en juillet, donc il est en vacances.
- Attends. Explique-moi en quoi ça nous sera utile ?
- Réfléchis, répondit Liza, agacée. Butler cherche à recruter des jeunes, on le saura s’il agit parce qu’il a des contacts avec une tonne de gamins. Ensuite, depuis cinq ans, la vidéo des Elus qui attaquent le Tyran à grand renfort de rayons d’énergie à fait le tour du monde. Certains croient à un canular, d’autres non. En plus de ça, Butler à fait circuler des rumeurs sur les Pokémon et les Elus pour se faire des partisans, qu’est-ce que tu crois ?
- Je suis sûr que c’est pas tout.
- Oui, heu… Disons que c’est aussi le seul qui ait accepté de nous aider. Mais ne t’inquiètes pas, il est au courant des agissements de Butler et lui aussi, il veut le calmer une bonne fois pour toutes. Ensuite, tu dois savoir que son cousin nous aidera aussi.
- Et son cousin, il fait quoi ?
- Il se bat, répondit simplement Liza. Un truc extrêmement rare à Marseille, il paraitrait.
- T’aurais pas plus de détails ?
- Non. Bon, si tu es prêt, je crois qu’on devrait y aller. »
Ed approuva d’un signe de tête. Il prit la valise qui contenait ses affaires et s’approcha de Liza qui venait se sortir son Kaorine. Il ferma alors les yeux…
Lorsqu’il les rouvrit, il comprit aussitôt qu’ils n’étaient plus à Hoenn. Ils se trouvaient à présent dans un parc, caché par un grand arbre. Le parc était vite en raison de l’heure matinale, si l’on exceptait les deux joggeurs un peu plus loin qui couraient le long du petit chemin. Ils étaient tout près de l’entrée du parc, et après que Liza eut rappelé Kaorine et qu’ils eurent quitté le parc, Ed vit qu’ils se trouvaient dans une rue où des bâtiments à l’aspect un peu vieillot s’étalaient à perte de vue. Une longue file de voitures parquées le long du trottoir n’empêchèrent pas un bus délabré de s’avancer le long de la route jusqu’à un arrêt plus bas dans la rue. Ed se sentait mal. Etait-ce le fait de se trouver dans un pays dont il ne savait rien ? Il avait de plus en plus de mal à respirer et Liza le remarqua.
« T’arrives plus à respirer ? Normal. La pollution. Chez nous, il n’y a pas autant de véhicules. En plus, tu habitais dans le village le plus sain de l’archipel. Pas de quoi s’étonner. Viens, la station de métro est juste à côté. »
Une demi-heure plus tard, Ed et Liza descendirent du bus qui les avait amenés à destination. Ils se trouvaient à l’entrée d’un quartier dont les immeubles ne semblaient même pas achevés. Un peu plus loin, un chantier semblait abandonné et il était impossible de déterminer si le bâtiment au milieu était en construction ou si, au contraire, il était à moitié détruit.
« Liza, dis-moi qu’on ne va pas dans ce truc, ça pourrait s’effondrer n’importe quand.
- Ne dis pas n’importe quoi, répliqua Liza. Arnaud habite là ! » ajouta-t-elle en montrant un bâtiment du doigt.
Ils se dirigèrent vers l’immeuble indiqué. Il n’y avait personne dans les rues et Ed pensa que c’était normal, un samedi matin à neuf heures. La porte du bâtiment semblait avoir comporté une vitre, un jour, si l’on se fiait aux morceaux de verre qui restaient tout autour du cadre de la porte.
« Dis donc, il est pas rassurant, ce quartier.
- Tu parles, c’est toi, le type le plus dangereux de la ville. Oh non, l’ascenseur ne marche pas… »
Ed hissa sa valise sur son épaule et se félicita de n’avoir emporté que le strict minimum alors qu’ils empruntaient les escaliers. Le sol était jonché d’emballages de gâteaux, de mégots de cigarette et Ed dut même faire un bond en avant pour ne pas marcher sur une flaque d’un liquide dégageant une odeur pestilentielle.
« Attention la flaque, là. Il habite à quel étage ?
- Cinquième.
- Génial. »
Enfin, Ed posa le pied sur le palier du cinquième étage. Liza le rejoignit et se dirigea vers la porte la plus proche. Elle frappa contre le panneau et attendit. Personne n’ouvrit. Elle frappa à nouveau. Toujours personne. Ed enclencha la sonnette. Cette fois-ci, la porte s’ouvrit et un homme en sortit en bousculant Ed. Il grommela quelques mots d’excuse et descendit les escaliers à toute vitesse. Ed était perplexe.
« C’était lui, Arnaud ?
- Non, lui je l’ai jamais vu. J’ai un mauvais pressentiment… Viens. »
Elle poussa prudemment la porte, prête à entrer. Sa main se dirigea naturellement vers sa ceinture, comme pour y prendre une arme. Ed crut voir quelque chose scintiller à la lumière diffusée par les néons du couloir. Soudain, la porte s’ouvrit en grand. Liza parut soulagée.
« Ouf, Arnaud.
- Salut Liza, répondit le jeune homme. Et tu dois être Ed ? »
Il lui tendit une main qu’Ed serra tout en l’observant attentivement. Le jeune homme avait des lunettes de soleil d’une taille impressionnante qui empêchait de voir la plus grande partie de son visage. Il portait un t-shirt blanc et un short rouge et était chaussé de tongs. Une serviette de bain sur les épaules, il prit la valise des mains d’Ed, la posa chez lui puis il sortit de l’appartement et verrouilla la porte.
« Vous voulez aller à la plage ? demanda-t-il d’un ton énergique.
- Ecoute, je crois pas que ce soit…, commença Liza.
- J’ai dit, vous voulez aller à la place ? » répéta Arnaud en leur montrant la une du journal.
C’était l’édition du jour d’un quelconque quotidien. Ed vit tout de suite ce que le jeune homme voulait leur montrer. Le gros titre était « Panique aux Prophètes : un monstre marin fait deux blessés graves » et s’étalait au-dessus d’une photo sur laquelle on pouvait voir une immense créature s’agitant dans la mer.
« Finalement, pourquoi ne pas profiter de ce magnifique soleil ? » dit Liza.
Ed savait que, comme lui, elle avait reconnu sur la photo un Leviator.
Son Leviator.
Up...
J'ai lu ce matin mais j'ai oublié de commenter
Bref je sais pas quoi dire, j'aime toujours autant
Vivement la suite, 'va se passer des choses apparemment
Merci Fromage. ![]()
Up.
Je lis, je lis. Attends.
Je commente, je commente...
Double commentaire même... Je m'aperçois. Enfin un commentaire pour deux chapitres puisque l'un est dans le prolongement de l'autre (vous allez me dire "normal") et y fait écho. Tout d'abord, je ne suis pas, mais alors pas du tout fan du changement de prénom... Je dis ça juste pour Liza/Ayame dans ton cas (parce que chez Totor c'est le bordel vu que quasiment tous les persos de son tome 1 ont été renommés), mais sache que c'est très déstabilisant.
Je suis obligé de revenir au chapitre d'avant pour savoir qui est qui alors que même après un long silence, j'arrive à me souvenir des nouveaux personnages introduits juste avant. Seule grosse reproche typique du chapitre 7.
Ensuite, gros point positif pour les deux chapitres, là où quelques années plus tôt, je te reprochais l'usage d'un portable dans un monde totalement privé de ses réseaux de comm'... Ben là ca coule tout seul, portable, intervention musclées comme à la télé, bref, un Pokémonde un peu "polar", proche du nôtre, et qui est plutôt bien organisé. C'est discret, mais toujours apprécié. Manque plus que les bandits catcheurs masqués....
Gros (semi) reproche de mon côté pour le chapitre 8, ben c'est Marseille. 'ttention, je ne critiquerai pas ce ramassis de supporters ivres et gras qui font le gros (hihi) des rangs des tribunes du Vélodrome, pas plus que je ne critiquerai leur navrante équipe de foot et leurs minab... pardon désolé...
Donc Marseille, c'est bien, mais faut connaître quoi... Autant Pokémon tout le monde connaît, autant les régions inventées personne ne connaît, autant une vraie ville du grand monde de l'IRL, ça ne part pas sur un pied d'égalité pour le lecteur. Voilà, perso ça me gène. D'autres apprécieront la référence, mais pour moi, une communauté de lecteurs doit pouvoir partager les mêmes références pour que chacun puisse avoir les mêmes armes pour imaginer
Conj-Gramm-Ortho-Rhino-Laryngho toujours excellentes, même si en effet, c'est parfois un peu plat. Mais tout ne peut pas être toujours explosif et bourré de cascades et de giclées de sang sur fond de dialogues tarantinesques...
Well done...