Tadaaam.
7h00. Le reveil sonne. Je me frottai les yeux peniblement, a moitie endormi. Mais ce n'est pas le probleme ; puisqu'il faut se lever, eh bien on va se lever. En arrivant dans le salon, je me dirige vers le placard et ressort une miche de pain, du beurre et de la confiture de mirabelle. Je coupe un bout de pain puis le met dans le grille-pain et je deguste ma tartine beurre-confiture. Je me sens deja mieux. Avec un verre de jus d'orange c'aurait ete parfait mais j'avais oublie d'en acheter la veille. L'est-ce thomas bien remplis, je me dirige ensuite vers la salle de bain et me brosse les dents, chassant les dernieres traces du bon gout que j'avais dans la bouche, pensais-je avec une pointe de nostalgie. Puis arrive le moment que je redoute le plus derriere le reveil le matin : la douche. En effet, a peine entrais-je dans la douche, je ne pus me retenir d'arracher une grimace : la contact de l'eau losque l'on est pas bien reveille est toujours desagreable. Apres m'etre seche, soulage de n'etre presque plus mouille, je m'habille en hate, puis je fouille dans mon sac et retire de l'argent. Je quitte ensuite la maison et me retrouve en ville. Rien de tel qu'un peu de marche le matin. Sur le chemin, j'apercois un ami me faire un signe de main auquel je repondis par un pale sourire. Apres environ dix minutes de marche, j'arrive enfin. Une delicieuse odeur de cumin et d'olives m'emplit soudain les narines. Je commencai mon marché. Tout d'abord, je pris des tourtaux aux pommes de terre et d'autres aux groseilles. Cinq metres plus loin, je pris du miel de noisetier. Je passai ensuite devant les fruits et legumes et apres hesitation, continuai mon chemin sans en acheter. Je voulais aussi acheter des olives noires afin de preparer une succulente tapenade, mais en voyant le prix que proposait le vendeur, je passai mon chemin une fois de plus. J'achetai ensuite des oeufs fermiers ainsi que du thym et des herbes de Provence. Avec un sourire aux levres, je tournai dans l'angle pour aller dans un bar, le Bar des Dresseurs afin de prendre un cafe, chose indispensable. J'avais vu le patron qui m'attendait, comme tous les samedi matins. Ce que je n'avais pas vu, c'etait le pavé devant moi qui n'etait pas a la meme hauteur que les autres. Apres etre tombé et avoir juré pendant une dizaine de secondes devant les regards gauguenards des passants, une pensee me traversa l'espris comme une lame glacee : mes oeufs devaient etre ecrases. En regardant, je m'apercus que je n'eus que deux oeufs feles, tout etait bien. J'entrai donc dans le bar.
-Bonjour, dit le patron du bar en pouffant, je devinais pourquoi.
-Salut, dis-je sechement, n'aimant pas que l'on se moque de moi. Sers-moi un deca-noisette. je reviens tout de suite
-Tres bien, tres bien.
Abandonnant ma chaise, je sotis du bar pour aller au bar-tabac et achetai le journal. Puis, retournant au bar, je m'apercus que quelqu'un avait pris ma place. Changeant de place, j'attendai mon cafe en lisant le journal. Rien d'interessant aujourd'hui, mais je ne peux pas m'empecher de le lire devant un cafe. Lorsque ce dernier arrivait, le patron s'installa a ma table et nous discutames de tout et de rien. Enfin, lorsque j'achevais mon cafe et payais l'addition, je pris avec un dernier regard derriere le chemin du retour qui se passa sans incidents et rentrai chez moi. Sitot arrive, je me precipitai sur le lit afin de m'allonger quelques minutes, je ferai la cuisine un peu plus tard.
________________________
"To be the Man, you've got to beat the Man !"
"I'm sorry... I love you."