Expeditions: Samurai veut révolutionner le RPG tactique avec une aventure entièrement jouable en coop
alors la au top la fille et le fils du tyran qui aurais pu le prevoire. magnifique
Je commente[rai] pas par contre.
~~> J'ai lu mais pas posté.
C'est bien comme d'hab *va lire le morceau d'arno si il a été posté*
Suite et fin, épilogue et remerciements demain... Je finis tous les préparatifs, chapitres comme le reste, je clos cette fanfic et je me mets une [censure, l'abus d'alcool est dangereux pour la santé] monumentale pour me vider les tripes avant 2009. Je n'en peux plus, j'ai tellement l'habitude de Cyrus que je veux le caser à tous les dialogues, j'ai tellement fait de la narration externe que j'en fais parfois des paragraphes avant de me rendre compte qu'ici, je travaille toujours avec une narrat' interne, et plus que tout, je n'ai aucune nouvelle de Nini qui aurait toutes les raisons du monde de me faire la gueule, mais qui j'espère vole plus haut que ça.
Il est temps aussi pour moi que tout ça se termine...
Publication, la dernière série de publications pour cette fic dans moins de 8 minutes
[Chapitre 73] Sur le fil:
Rien ne pouvait décrire ce qui se passait actuellement autour de nous. C'était comme... comme si l'univers tout entier n'avait plus d'importance. Comme si le destin, l'avenir, le vrai, celui qui aurait une chance d'être radieux, ou tout du moins ensoleillé dépendait de ce qui allait se passer ici.
"Evidemment que ca va se jouer ici, évidemment, pauvre sot.
-Arceus, si j'ai besoin de quelque chose venant de ta part, ce n'est certainement pas de tes reproches ou de ton jugement sur ma personne.
-Désolé, mais la stupidité de certaines de vos pensées me surprend parfois. C'est sans doute la plus grosse différence entre vous et nous.
-"Nous" ? Tu parles de toi au pluriel maintenant, ou de tous tes amis Légendaires qui ne sont pas encore venus nous aider ? Dis-moi, au lieu de te vanter, tu pourrais m'aider ?
-Figure-toi que je t'aide comme je peux. Icare est très fort et ce n'est pas de là où je suis que je parviendrai à vous aider à le battre. Les autres Légendaires ont entendu ton appel, mais ils ont fort à faire pour t'aider là où ils sont. C'est une purge qui a commencé. De partout.
-Et tu ne peux pas venir ici pour nous aider à tout finir ? Ah non, bien sûr, tu ne peux pas. Ta fameuse non-ingérence.
-Surtout le fait que le tyran a, parmi ses nombreux plans, celui de me capturer. Il connaît l'existence de la flûte et il sait qu'en théorie, elle peut me forcer à venir ici. Et même si les Légendaires tuent actuellement des soldats par dizaines, si le tyran met la main sur la flûte, il n'aura plus besoin de ces soldats pour gagner. Si j'étais toi, je ferais attention à Aurore.
-Elle a tendance à attirer les Ultralaser, je te l'accorde, mais on veille sur elle. Tu as d'autres informations importantes à partager ? Non pas que j'ai envie de faire une scène sur ton inutilité actuelle, d'ailleurs, je commencerais presque à comprendre que tu ne veuilles pas te montrer vu le détraqué qui me fait face, mais là, j'ai vraiment pas besoin d'une voix dans ma tête pour me déconcentrer sur ce que je fais. Ca fait plusieurs minutes que je balance de l'énergie pure, de quoi décoiffer pas mal de personnes si jamais je venais à "déraper".
-J'en ai deux, la première risque de devenir une urgence d'ici peu. Vos attaques, surtout la tempête sismique et aquatique de Groudon et de Palkia ont fragilisé la roche, et les secousses énergétiques que vous engendrez vont finir de détruire la cohésion des blocs."
Je quittais la conversation, juste temps de comprendre ce qu'il disait et d'essayer de voir l'état du bouclier de Raphaël, non, d'Icare, derrière le faisceau lumineux qui se trouvait entre lui et nous.
"L'île s'effondre, c'est ça ? On a combien de temps ?
-Bien que les Elus ne risquent rien, tes amis dresseurs sont en danger de mort s'ils n'ont pas de quoi s'envoler au moment où tout s'écroulera.
-COMBIEN de temps ? insistais-je.
-Pas plus d'une petite demi-heure, au rythme où vous enchaînez vos attaques. Et la deuxième nouvelle, c'est que vous ne faites rien du tout à Icare. Son bouclier se répare plus vite que vous ne l'endommagez.
-Et tu n'as pas une petite idée pour nous aider ?
-Il faut concentrer les projections d'aura de tous les Elus sur lui. Tous, y compris son père.
-Les projections d'aura ?
-Les jets d'énergie, c'est votre aura qui se dirige sur lui. Tant que vous êtes vivants, vous aurez la force de frapper, mais en contrepartie, ca vous épuise, et assez vite.
-Grosso modo, tu nous demandes de convaincre le Tyran de tirer sur Icare ? Bien sûr, fis-je faussement joyeux. Hey, monsieur le Tyran, tu veux bien nous aider à détruire l'arme la plus puissante contre nous ?
-Je ne sais pas comment tu feras, mais c'est toi le stratège."
Je soupirais, Arceus ne pouvait vraiment pas faire plus pour nous ? En temps normal, j'aurais pu dire que ces informations étaient vraiment importantes, mais le moyen de tuer Icare aurait été un peu plus appréciable s'il pouvait être mis en application.
"Je ferais avec, files avant qu'on te repère.
-Comment... sais-tu que je suis là ? J'ai tout fait pour laisser croire que j'étais encore là-haut.
-J'avais remarqué ce détail, merci. Mais si tu communiquais en pensée avec moi, le Tyran t'aurait entendu, tu étais donc obligé de faire le déplacement, même si ton camouflage optique est parfait. Et juger sans aller sur le front aurait été une erreur stratégique que toi, être supérieur à nous tous, pauvres humains, tu n'aurais jamais fait. Maintenant, si tu veux plus d'explications, il va falloir attendre, on est un peu occupés là."
Un flash parmi tant d'autres se remarqua à côté de moi, Arceus s'était téléporté.
"On va s'en sortir, fis-je pour moi-même. On va...
-Vous ne vous en sortirez pas ! répondit la voix tonnante du Tyran dans ma tête ! Vous n'êtes pas assez forts pour tuer mon oeuvre.
-J'oubliais qu'il avait libre accès à ma tête lui ! Dante, Nero, une barrière mentale vite !
-On s'occupe déjà de contrer ses attaques, désolé, mais il nous pilonne de toutes parts. En plus d'être puissant, il a de sacrées capacités mentales. Il nous a tous en ligne de mire.
-Je m'en occupe, répondit Nathan. Mais j'ai besoin de toi en retour !"
Je sentis comme une intrusion en moi-même. Comme si j'étais...
"Possédé, c'est exactement ça, me fit Nathan. Je suis en toi. Je vais devoir projeter mon aura à travers toi par contre.
-J'ai deux mains que je saches ! Occupe-toi d'empêcher le Tyran d'accéder à nos pensées. Améliore le Réseau, il ne doit pas y accéder. J'ai la solution dans mon esprit, mais je ne sais pas encore comment m'en servir. Et s'il y accède...
-Il saura tout de notre seule issue. Reçu, fais-toi petit, je vais te faire un écran total, et on va faire le contraire, je prends le contrôle de ton corps.
-Et je vais où moi ?"
Sans comprendre, je me retrouvais projeté dans une salle presque vide, uniquement meublée de quelques fauteuils. J'étais dans le Réseau, vraiment à l'intérieur.
"Au moins on est tranquilles."
Du moins, c'était ce que je croyais, avant qu'une ombre ne s'écrase contre une barrière fantomatique.
"Je le retiendrais pas longtemps, alors trouve la solution ! ET VITE !"
Quelques secondes, je devais trouver un plan parfait en quelques secondes. Rien n'était moins sûr.
"Et bien évidemment, personne ne viendra m'aider... Réfléchis donc !"
Comment pousser le Tyran à tirer sur son fils ? Il ne pouvait que s'il se sentait menacé par lui. Et encore, il verrait très vite qu'en faisant ça, il perdait. Il préfèrerait raser l'île avec une série de missiles plutôt que de tuer Icare. Et encore, cela supposait qu'il allait utiliser ses pouvoirs au maximum de leurs possibilités. Il fallait donc avant tout le convaincre d'y aller dès le début à pleine puissance.
Une nouvelle silhouette du Tyran s'écrasa contre la barrière de Nathan. Cette fois-ci, elle laissa un impact comme celui lancé par un caillou sur une vitre.
"Je ne sais pas si tu remarques, mais j'ai mal à chaque coup que je prends, et même si la bulle m'a endurci, j'ai l'âge d'être ton petit frère alors s'il te plaît, fais en sorte que je devienne pas fou en te protégeant."
Et Nathan qui me mettait la pression. si je faisais ça, mes amis ne tiendraient pas longtemps. Déjà que je trouvais que je m'épuisais, même si Nathan avait pris les commandes, je suais désormais à grosses gouttes. Dans ces conditions, j'avais bien du mal à se concentrer.
Je songeais aux conséquences de cette fatigue sur les autres membres du groupe. La lévitation demandait un effort supplémentaire à chacun de ceux qui volaient à mes côtés, sans parler des jumeaux qui devaient maintenir un bouclier sur deux niveaux. Et s'il lâchait à un endroit, le tyran ne se priverait pas de nous envoyer la sauce...
Un nouveau fantôme s'écrasa laissant cette fois-ci une fissure large et dangereusement fragile. Le prochain coup serait certainement le bon.
"Une seconde, si le Tyran nous envoie la sauce, il ne pourra qu'activer son aura. Il connaît les pouvoirs des Elus aussi bien que nous, et sait bien que c'est ce qu'il a de plus puissant. Donc...
-Lilian, magne-toi, il va charger !"
Je commençais vraiment à paniquer. Et Nathan n'arrangeais pas les choses.
"-Donc, répétais-je sans me soucier de ce que j'entendais, si on laissait volontairement une faille dans le bouclier et qu'il la repère, il attaquerait... Mais comment faire pour qu'il attaque Icare. Il est capable de rejeter même mes projectiles, alors comment... Hey !"
Je ne pus pas aller plus loin, une ombre se dirigea droit sur moi, brisant la barrière comme du verre alors qu'une main spectrale m'extirpait de ce bourbier et me faisait reprendre le contrôle de moi-même.
"Ca va Nathan ? Je ne te sens plus en moi !
-Je suis aux commandes de mon propre corps, maintenant, si tu veux propager ton idée au reste du groupe, j'ai gardé un semblant d'énergie pour ça. Ca ne nous protègera que quelques secondes...
-C'est suffisant, fis-je en refusant de penser à mon plan, ce qui devenait de plus en plus dur. Si j'y pensais, le tyran le lirait. J'envoie des images, pas des longs discours. Envoie la sauce !"
Cette fois-ci, l'aura spectrale nous entoura tous, et resta visible aux yeux de tous, le temps pour moi d'envoyer toutes les instructions à tout le monde. La protection ne dura pas assez longtemps pour que j'envoie tout de manière totalement sécurisée, mais ce que le Tyran capta n'était que d'importance minime: "Concentrer toutes les auras sur Icare"
"Ainsi vous avez compris que vous ne pouviez tuer Icare qu'avec mon aide ! Je vous l'aurais bien proposée en d'autres circonstances, mais ce n'est pas votre jour, on dirait."
Autour de moi, des rayons émettait désormais seulement par intermittence, le moment rêvé pour faire croire à notre faiblesse. L'occasion d'écrire l'histoire.
Tout se passa alors très vite. D'ailleurs en y repensant, j'avais presque l'impression que tout s'était fait d'un coup.
"Nero, Dante, ne laissez pas tomber notre protection ! fis-je comme un signal.
-On ne tient pas la protection et la projection en même temps, désolé !"
J'espérais qu'il disait ça pour donner le change, sinon nous étions fichus.
La barrière éclata par endroits, laissant une cible de choix aux yeux du tyran. Je détestais faire ça, mais je devais prendre un appât, et de nous tous, une seule personne avait la flûte que le tyran pouvait convoiter.
"Désolé Aurore, j'espère de tout coeur que ca marchera."
Une goutte de sueur (une larme ?) quitta ma joue pour tomber sur le sol. Si elle venait à mourir par ma faute, je ne me le pardonnerais jamais. Et je n'aurais vraisemblablement aucune occasion de me pardonner vu que la mort nous aurait fauché une petite minute après elle.
Le tyran repéra de son oeil aguerri en la matière une faiblesse dans la défense ennemie. Rien ne pouvait lui faire plus plaisir que d'être l'élément déclencheur de notre perte. En plus c'était la mélomane, celle qui était responsable de la flûte. Il pouvait tous les tuer d'un geste et sa cible était rêvée. Elle ne regardait pas dans sa direction, trop occupée à surveiller Icare, bien au-dessus de lui ! Un instant, un instant seulement, il songea que ce pouvait être un piège, mais il se força à voir les faits. Ses adversaires faiblissaient, de manière exponentielle, et il avait là une occasion que seul un incapable aurait raté. Il fit apparaître une aura couleur pierre qu'il concentra dans sa main. Il contempla cet instant, sentant une odeur familière. Celle de la victoire.
Il relâcha son aura sur Aurore, elle ne pouvait plus y échapper, son destin était scellé.
"Maintenant ! hurlais-je !"
Le jet d'Aura était parti, plus rien ne le retiendrait. La sphère d'énergie rencontra la barrière psychique, et elles n'explosèrent pas l'une sur l'autre. Non, l'aura du tyran semblait comme absorbée par le bouclier, comme s'il utilisait sa puissance pour se recharger. Et c'était ce qu'il faisait en partie, même si l'énergie déployée avait de quoi tout faire sauter. Mais il ne s'agissait pas de la contrer indéfiniment, juste de la contrôler quelques secondes, le temps... le temps de la renvoyer comme l'avait fait Icare avec ma toute première attaque.
"Ca ne vous protègera pas longtemps ! Cette puissance est bien trop forte pour alimenter vos batteries.
-Jusqu'au bout, tu n'auras rien compris ! répondis-je en un message sybillin."
Avant même que quelqu'un ne se demande qui allait s'occuper de tirer le coup final, une ombre émergea du groupe et se plaça devant tout le monde. Dans sa main droite, une énergie noire et malsaine des ténèbres, et dans la gauche, l'aura plus claire, mais encore plus maléfique du Tyran... Ed !
"Ici s'achève ton règne ! déclama t'il comme s'il avait attendu ce moment toute sa vie. Tyran, tu as perdu !"
J'étais excité comme jamais, j'aurais pu faire le plus long discours qui ait jamais été prononcé sur Terre à ce moment précis, mais certains petits mots résonnaient tout aussi fort dans l'éternité que les plus longues phrases. Celui-ci en faisait partie...
"FEEEEEEEEEEEEEEEEUUUUUUUUUUUUU !"
L'énergie concentrée jusqu'alors en un faisceau unique se mit à changer. Les Auras entouraient désormais Icare de toute part. Il n'avait absolument aucune chance de s'en sortir sans traverser l'Aura, et, comme le craquement sordide d'un os que l'on brisait, la protection d'Icare disparut en même temps que les derniers espoirs du Tyran.
Icare allait mourir et plus rien ne pourrait l'empêcher, et notre ennemi se rendait compte de l'erreur terrible qu'il avait fait en tentant d'accélérer les choses. Mon plan avait fonctionné.
Ce qui se passa par la suite était assez étrange. Comme si l'Aura avait sa volonté propre, elle hésita autour d'Icare, sans plus rien désormais pour le protéger. Et sans pitié aucune, elle se referma, se réduisit, ne devint plus qu'un point extrêmement lumineux qui nous obligea à fermer les yeux. Dante et Nero doublèrent l'épaisseur de la barrière qui nous protégeait, s'attendant à ce que toute cette énergie implose d'elle-même. En un sens, ils n'eurent pas tort, car le point implosa vraiment, mais sans toutefois faire plus de dégâts qu'une immense IEM comme celles que Silver ne pourrait jamais produire avant une bonne éternité.
Quand la lumière disparut, je vis clairement le corps d'Icare retomber. Il n'avait pas été réduit en cendres dans l'explosion. Un moment, je crus qu'il avait vraiment survécu sans dommages à tout ça, mais le corps chuta lourdement sur le sol, sans qu'aucun des pouvoirs qu'avait le surhomme auparavant ne puisse amortir cette descente.
"Icare, non ! hurla le Tyran en se dirigeant vers le point d’impact."
Plus occupé par la perte de son arme la plus puissante que par son fils, certainement, il n'en était pas moins bouleversé de voir cette personne mourir sous ses yeux. De notre côté, nous étions tous en sueur, littéralement exténués par l'effort, et il y'avait de quoi, mais nous ne pouvions pas nous déclarer vainqueurs... Non, pas tant qu'il était vivant. Cependant, il n'avait plus d'armes autres que celle que l'on contrait sans pousser bien loin nos pouvoirs défensifs, et son armée ne semblait plus poser de problèmes à Pierre et à ses dresseurs expérimentés. Je n'arrivais pas à savoir si Mikhaïl et Sylvain étaient encore debout. Ca ne valait même pas le coup qu'on l'aide. La fin était proche, et il était l'heure de faire les comptes... et de payer ses dettes.
Et rien, plus rien ni personne ne nous empêcherait de les demander, en tête à tête avec l'intéressé.
[Chapitre 74] Déchirements:
Tout ce qui restait de l'armée qui avait si vaillamment combattu pendant des années, que dis-je, des décennies pour Sento était désormais en train de s'effondrer autour de nous.
"Sylvain, où sont mes hommes ? Pourquoi sommes-nous si peu nombreux ?"
Rien, plus rien ne résistait à notre passage, même pas Icare, même pas ce Tyran qui pendant des années entière avait mené une guerre sans merci contre Hoenn et ses dirigeants.
"C'est incompréhensible, Tyran, je reçois des rapports de toutes parts me disant que des Pokémon légendaires les ont pris pour cible. J'ai perdu le contact avec certaines. On se fait attaquer de toutes parts, nos soldats fuient par centaines !"
Un moment, je pensais à tout ce qui était à la portée de notre main. Peut-être était-ce cette toute puissance qui avait poussé Arceus à se retirer des affaires du monde.
"Lilian, Arno vient de me dire que l'éclair lumineux qu'ont émis les Auras a été vu par le satellite. Il y'a déjà des déclarations officielles de la part du reste du monde qui circulent sur internet."
Le monde entier était à portée de main, si je le voulais, et pourtant, la seule chose que j'aurai réellement voulu avoir, la seule personne que je voulais près de moi, elle, je ne pourrais plus la voir, plus jamais.
"Arno, je te rappelle d’ici peu. On n’en a pas fini ici. Aucun de nous n'a l'intention de le traîner devant un tribunal, je crois... Reste à savoir qui va appuyer sur la détente."
Eva, elle, ne serait pas là pour partager cette victoire avec moi... Je ne savais même pas si je pourrais un jour lui offrir une dernière demeure digne de ce nom. Avec la tempête qui nous avait balloté et qui avait bien failli me tuer, son corps avait certainement du disparaître, emporté par les vents et les flots, ou par les soldats qui nous avaient encerclés sur le toit.
"Mikhaïl, occupe-toi de ces importuns, finis le travail pour lequel je t'ai payé."
S'il avaient osé toucher à un seul de ses cheveux, je les retrouverais, ou qu'il se cachent. J'avais encore leurs visages ancrés dans l'esprit, alors que cette scène refusait de quitter mon esprit. Je les reconnaîtrais, et je me délecterais de leur mort lente et douloureuse.
"Désolé patron, mais je n'ai aucune obligation de risquer ma vie pour vous. Et je crois que vous n'aurez pas besoin de cet argent là où vous allez.
-Mikhaïl ! Reviens ici !
-Mes salutations au Diable... Je ne suis plus avec vous."
Mikhaïl sortit un Branette de sa ball, et lui ordonna de se téléporter. Ce à quoi Megan répondit par un signe de tête négatif, lourd de conséquences... Quand il comprit qu'il ne pourrait pas quitter l'île vivant, son visage changea du tout au tout. Il porta alors son arme au niveau de son épaule, mais n'eut jamais l'occasion de tirer. Deux monolithes émergèrent de part et d'autre de sa position, et se rapprochèrent de lui, le broyant dans un étau de pierre qui serait sa tombe.
"Voilà ce que je fais des traîtres, répondit le Tyran à la proposition du défunt Mikhaïl de le laisser tomber. Sylvain, je croyais que les gènes des Elus allaient le rendre invincibles !
-Nous avons la jeunesse éternelle, l'immortalité dans un certain sens, expliqua Silver, non sans une pensée pour son ancêtre qu'il avait tué de ses mains. Le temps n'a pas d'effet sur nous. Mais ca ne veut pas dire qu'on ne peut pas nous tuer. C'est bien pour ça que vous pouviez avoir une chance d'en finir avec nous.
-Et c'est aussi pour ça que nous sommes tous là pour toi, continua Ed avec un regard meurtrier."
Une lame de roche parcourut la terre et alla surprendre Megan, qui perdit connaissance lorsque sa tête heurta le sol. Il venait de faire tomber la seule personne qui le retenait ici.
"Sylvain, téléporte-nous ! ordonna le Tyran.
-Mon Pokémon ne pourra pas nous téléporter tous les trois, fit-il en montrant sa ball.
-Dans ce cas, je prends les mesures qui s'imposent.
-Il ne faut pas laisser Icare aux mains de l'ennemi ! avisa Sylvain.
-Je ne pensais pas laisser Icare ici, répondit le Tyran en prenant la ball des mains de son subalterne.
-Vous n'allez pas me laisser là ! Pas avec eux ! Nous avons perdu presque tous nos effectifs, mes hommes ne peuvent plus gagner...
-Et c'est la juste punition pour votre échec, fit-il en dégainant une arme et en lui tirant une balle dans la poitrine."
Avant même que quelqu'un ne puisse réagir, le tyran venait de mettre à mort son dernier opposant.
Désormais à terre, le dernier membre du conseil encore vivant se tordait de douleur. Il allait mourir de manière lente et douloureuse.
"Par... pardon d'avoir échoué, Seigneur, répondit une voix qui croyait que les reproches s'adressaient à lui."
Ma transe cessa immédiatement. Cette voix ne pouvait plus parler... Je l'avais... Nous l'avions tué.
"Icare, mon fils, tu es... en vie ! fit le Tyran, pour une fois presque ému. Viens on rentre à la maison.
-Il est encore plus résistant que la vermine, lui ! s'exclama Antoine. Attends, je vais lui rêgler son cas.
-Pas la peine Antoine, le coupa Dante."
Dans son esprit, il avait eu une prémonition de ce qui allait arriver.
"Je me rappelle du jour ou vous m'avez nommé responsable du Projet Icare, rappela Sylvain. Ce fut une réussite sur tous les plans. Puissance, intelligence, seule sa conscience le travaillait. Alors vous m'avez demandé de la détruire. Et j'ai échoué, mais j'ai fait bien mieux. Je l'ai bloquée dans un coin minuscule de son esprit. Votre fils est toujours là, Tyran, et moi-seul peut lui rendre son ancienne personnalité, lança-t-il dans un râle de souffrance.
-Je m'en contrefous, Sylvain, cet chose n'est plus mon fils, pas plus que cette garce n'est ma fille, fit-il en montrant Megan à terre.
-Maintenant que vous me condamnez, je n'ai plus aucun remords à vous prouver le contraire. Cumulonimbus calleux ! lança t'il comme une incantation."
Comme si cette phrase avait été un électrochoc pour Icare, il s'agita dans des soubresauts saccadés.
"Qu'as tu fait à Icare, sale traître, je vais te...
-Cette phrase, c'était la clé qui déverrouillait sa mémoire, expliqua Sylvain désormais blême. Maintenant, Tyran, maintenant c'est votre fils. Et maintenant, vous aurez à lui expliquer de quel droit vous l'avez manipulé pendant une décennie."
Alors que le tyran prenait conscience de ce que cette menace impliquait, il n'en perdit pas pour autant son cran. Cette fois-ci, tout le monde remarqua l'arme, mais personne ne l'empêcha de tirer une balle dans la tête de Sylvain.
"Ils commencent à se déchirer entre eux, c'est bien, constata Silver, ca nous fera du boulot en moins.
-A ta place, je ne serai pas si confiant, expliqua Sorbier. On n'a pas tué Icare, et rien ne dit que Raphaël aura la volonté de lutter."
En effet, à terre, le corps de Raphaël, ou peut-être était-ce Icare, ne cessait de convulser. Les deux personnalités luttaient pour la possession de ce corps. Quand finalement, ces tremblements cessèrent, le Tyran était au dessus du jeune garçon et attendait sa réaction avec sa fureur habituelle dans les yeux.
"On fait quoi ? demanda Antoine les bras croisés.
-On regarde, répondis-je. Megan va bien ?
-Ca, ca ira, j'aurais une belle bo... Je rêve ou Icare bouge ?
-Je ne sais pas, si Raphaël a réussi à lutter, c'est lui qui bouge, sinon c'est toujours Icare, en effet, expliqua Sorbier."
Au dessus du corps, le Tyran posa une unique question:
"Qui es-tu ?"
Un long silence répondit à cette question avant que l'homme (Raphaël ? Icare ?) ne prenne la parole.
"Je suis Raphaël, ton fils ! répondit-il sans douter."
Le tyran leva son arme à nouveau. Il allait l'exécuter !
"Non ! hurla Megan."
Le coup partit sans que personne ne l'arrête. Personne, sauf Raphaël lui-même.
"J'ai encore quelques ressources, père, fit le jeune homme dans un soupir. Je vois que tout ce qu'a dit Sylvain était vrai. Je ne te croyais pas capable de tant d'insensibilité, mais en dix ans, tu n'as fait qu'empirer."
La balle flottait entre les deux hommes, alors que le père vidait son chargeur sur son propre. Comme la première, les autres balles s'arrêtèrent dans le vide. En arrière-plan, les batailles prenaient fin, alors que les derniers soldats encore debout se rendaient, ou désertaient, pour ceux qui avaient la chance d'avoir des Pokémon volants. Pierre ne les poursuivit pas, lorsqu'il vit le Tyran exécuter le dernier membre de son conseil. Il savait que c'était fini, mais crut lui aussi que Raphaël allait mourir. Le frère de Megan avait un pistolet braqué sur la tempe. Plus rien n'allait empêcher le destin de s'accomplir. Mais le garçon se releva après tous ces coups. Il n'était quand même pas invincible ?
"L'Aura m'a bien amochée, mais j'ai gardé quelques pouvoirs défensifs, expliqua Raphaël. Cependant..."
Nous étions tous suspendus à ses lèvres. Ce "cependant" n'allait-il pas renverser la vapeur en la faveur du Tyran.
"Cependant, je te pardonne, père. Tu avais certainement une raison, tu en as toujours une. Tu m'expliqueras ça... Allez, viens dans mes bras."
Je n'en revenais pas. Ils étaient malades de père en fils ou quoi ? L'autre venait d'essayer de l'assassiner et son fils jouait les messies. Sans plus comprendre ce qui se passait, je préparais mon Aura dans ma main. Il n'allait quand même pas nous attaquer après tout ce qu'il avait pris par la figure. Non, il ne pouvait pas, il l'avait dit lui-même, il ne lui restait plus que quelques pouvoirs défensifs... Le tyran lui aussi ne comprit pas comment son fils pouvait avoir tant de pitié pour celui qui avait voulu le tuer, mais ne se laissa pas intimider et accepta ce gage de bonne volonté.
La ball de Sylvain s'éjecta d'elle même de la main du Tyran.
"Nous n'avons pas besoin de ça, murmura Raphaël."
La Tyran nous tournait désormais le dos, et son fils, derrière lui, nous faisait face. Comme s'il cherchait quelque chose du regard. Il sembla le trouver et adressa un regard à quelqu'un et un léger signe de la main, un signe d'adieu... Megan, évidemment.
"Quelque chose ne va pas, expliqua cette dernière. Raph', tu fais quoi ?
-Je mets fin à tout ça. Heureux de t'avoir revue, princesse."
Je ne savais pas pourquoi, mais il allait commettre une idiotie. Une grosse, une irréparable. J'était trop loin pour entendre ce qu'il susurrait à l'oreille de son père, mais ce dernier restait en liaison mentale avec nous. Comme si j'étais à sa place, j'entendais désormais ce que Raphaël murmurait:
"Maintenant, père, je crois que ton règne se termine."
Le Tyran eut une pensée d'horreur. Ce n'était pas un pardon, c'était un parricide que son fils préparait. Tentant sans succès de se débattre, il ne parvint pas à quitter le piège des bras forts de Raphaël. Avec un regard vers le ciel, ce dernier expliqua:
"C'est bizarre hein ? C'en est presque drôle, même. C'est toi qui m'a rendu si puissant avec tes manipulations. Et maintenant, je suis plus fort que toi..."
D'un seul coup, ils disparurent de la surface de l'île.
"Ils sont où tous les deux ? hurla Pierre. Vous ne les avez pas laissé s'échapper !"
Non, je ne les avais pas perdu, la voix de Raphaël résonnait encore dans ma tête, enfin, dans celle du Tyran.
"Lilian, regarde ! montra Aurore."
Suivant son doigt, je voyais désormais. Le tyran et son fils, toujours enlacés l'un à l'autre, lévitant au dessus de la falaise, du côté Nord de l’île. La falaise d'Eternara, la plus haute de la région. Avant même que je ne comprenne ce qu'il faisait, Raphaël se laissa tomber la tête la première, entraînant son père à sa suite.
"Laisse-moi ! tonna la voix du Tyran dans ma tête. Comment fais-tu pour me retenir, même mes pouvoirs ne fonctionnent pas !
-Les miens non plus, père, c'est pour ça que nous tombons droit sur ces récifs."
Je comprenais maintenant, il allait tuer son père de ses mains, et il allait mourir avec lui.
"A la falaise, vite ! hurlais-je."
Nous courrions, bien plus vite que nos poumons nous y autorisaient. L'île était grande, et tout en longueur. La pointe Nord semblait s'éloigner plus nous nous en approchions.
"Tu peux pas nous téléporter ? demanda Antoine.
-Tu peux voler ?
-Bien sûr que... euh non, remarqua t'il. Pourquoi on est bloqués ?
-Je ne sais pas, figures-toi, mais je crois que Raphaël n'y est pas étranger."
Dans ma tête, sa voix résonnait. Il n'était même pas énervé, même pas en colère, il semblait au contraire apaisé, comme s'il allait apaiser ses souffrances.
"Tu comprends père ? Tu comprends maintenant ?
-Comment peux-tu m'empêcher ? Personne ne t'a donné un tel pouvoir !
-J'ai les dons du Poison, rappelle-toi. Cela comprend aussi la conception de molécules très complexes... telles que l'Ombre !
-Tu vas te tuer dans ta folle entreprise !
-Je sais... fit Raphaël on ne peut plus calme. Ne t'avais-je pas dit que nous allions discuter ?"
A nouveau, à travers les yeux du Tyran, je voyais Raphaël regarder par dessus-lui... Donc vers le bas, vers les récifs, puis replonger ses yeux dans ceux de son père.
"Lilian, si tu pouvais dire à Megan de n'avoir aucun regret. Ce n'est qu'un petit contretemps. Nous allons préparer le terrain avec père. Oui... Nous avons... l'éternité pour discuter."
Un cri guttural retentit. La voix du Tyran, le chant du cygne, la fin de tous nos tracas, selon le point de vue qu'on adoptait. Et un dernier choc, un ultime fracas de verre dans ma tête.
"Raph' !" hurla Megan.
Je la retenais, sachant que le spectacle de leurs corps écrasés sur les récifs ne serait sans doute pas beau à voir. Elle risquait de faire des folies une fois arrivée sur la falaise.
"Megan, arrête, c'est..." je m'interrompis un moment avant d’enfin oser prononcer cette phrase lourde de signification...
"C'est fini. Tout est fini."
[Chapitre 75] Des miettes:
Sur l'île d'Eternara, rien ne laissait présager un quelconque changement, aucune lumière divine ne vint nous frapper, aucun choeur grégorien chuchotant des paroles latines obscures sur fond d’accord majeur, comme dans ces films que j'avais regardé par centaines. Et pourtant, c'était sûr et certain, le tyran était mort. Aucune ruse, aucun subterfuge. Raphaël avait tout prévu et on ne pouvait douter de sa sincérité.
"Quand tu dis "fini", demanda Pierre, tu penses à quoi ?
-Je pense à "fini", comme la fin de nos souffrances, de nos douleurs, de ces années de guerre, de tous les problèmes dont souffraient Hoenn, Kanto, Johto depuis des années.
-Qu'est ce qui te dit qu'il est mort ? Tant que je n'aurais pas son corps sous les yeux, je ne pourrais en être sûr.
-A moins d'un coup de génie, je ne vois pas comment il aurait pu s'en sortir, pris au piège entre son fils, l'Ombre et les récifs, répondit Antoine. Je crois que tu pourras dormir tranquille même si on ne retrouve pas son corps dans les mois à venir.
-Tu as tout entendu ? demandais-je. Vous avez tous tout entendu ?
-Hormi la dernière phrase de Raphaël, j'ai tout entendu, et tout vu, expliqua Ed. Je n'arrive pas à y croire."
Pierre restait cependant dubitatif, mais Voltère ne s'arrêta même pas pour le regarder, et le dépassa en lui adressant juste un "Crois-moi, cette vermine a enfin rendu l'âme" en lui tapotant l'épaule. Marc pour sa part, était enfin en paix avec lui-même, ca se lisait sur son visage.
"Vous êtes prêts à mettre en danger la vie de milliers de personnes en vous basant sur une simple vision ?
-Sans vouloir te manquer de respect, ne parles pas de choses que tu ne connais pas Pierre. Ce n'était pas une vision, expliqua le professeur. Et crois-moi pourtant, j'en ai vu des choses bizarres ces derniers temps. Peut-être qu'avec le temps, tu t'y feras aussi.
-Ils sont littéralement morts dans nos têtes, fit à son tour Cynthia. C'était proprement...
-Dégoûtant, termina Iris."
Et moi, j'étais proprement brisé, alors que toute cette tension retombait, je faisais de même, m'étalant de tout mon long sur le sol...
"Lilian. Ca va ? demanda Aurore qui arrivait à mon niveau.
-Je te retourne la question. On a du tuer plus de personnes en une journée que pendant le restant de notre vie...
-Deux journées, corrigea Aurore. Le soleil pointe à l'horizon. Je n'ai pas vu passer le temps, mais je crois que l'intervention de Darkrai a un peu chamboulé cette nuit. A ce sujet, je serai toi, je rappellerai Palkia et Regigigas, avant qu'ils ne décident aussi de chambouler certaines choses.
-Tu n'as pas répondu à ma question, fis-je avec un sourire.
-Toi non plus, et j'ai posé la mienne la première, répondit-elle sur le même ton.
-Tu m'en veux toujours pour tout ce qui s'est passé durant tout ce temps ?
-Si tu parles de nos régulières prises de tête sur l'éthique et la logique de ce que nous faisions ou allions faire, je crois que vu le résultat et le nombre de morts plutôt proche de zéro dans notre petit groupe, je passerai l'éponge pour cette fois."
Elle me tendit une main que je saisis, en profitant pour me relever. Je rappelais les Pokémon légendaires et je repris le fil de mes pensées:
"Le bilan n'est pas vierge pour les Elus, fis-je. Pense au Tyran...
-Hors catégorie, celui-là, proposa Antoine qui nous rejoignait. Arrêtez de penser à lui, bon sang.
-Raphaël alors... et puis..."
Je ne finis pas ma phrase. Ils avaient tous deux très bien compris de qui je parlais...
"Cette page se tourne, fit Antoine d'un ton étrangement calme. Pense à ce qui nous attend.
-Merci de ton soutien, mais ca ne sera pas aussi facile. Je dois...
-Tu dois profiter de cette victoire, le Tyran est mort, répéta Aurore.
-Je dois faire mon possible pour retrouver son corps et lui offrir une tombe digne de ce nom.
-Bon, soupira Antoine. Tu feras ça, promis, je t'aiderai même dans tes recherches, même si je n'y crois pas trop, et toi non plus, je pense. Mais pour le moment, il faut mettre les choses au point. On est à une étape assez importante de notre vie, je te signale."
Je rejoignais le petit groupe, déjà en liesse pour certains, et proche de la dépression pour d'autres. Je pensais justement à ce dernier type de personnes.
"Allez rejoindre les autres, expliquais-je. Je dois parler à Megan."
Laissant le couple rejoindre les dresseurs de Pierre et les autres Elus, je repartais de mon côté vers le bord de la falaise, où Megan était assise, sujette à des soubresauts, vraisemblablement en train de sangloter à quelques mètres du vide seulement.
"Si c'est pour me dire que son sacrifice a permis de sauver des milliers de vies, inutile de te forcer... Ca ne changera rien à mon état, fit-elle en m'entendant arriver.
-Il m'a dit de te dire de n'avoir aucun regrets, que ce n'était qu'un contretemps et qu'il allait avoir tout le temps qu'il voulait pour mettre les points sur les "i" avec ton père."
Megan tiqua, visiblement surprise par cette approche peu commune...
"Du Raphaël tout craché. Même quand tout va mal, il dit le contraire pour ne pas que sa petit soeur s'inquiète.
-J'avais peur que tu ne me croies pas...
-Si tu es un fieffé salaud, tu peux en effet me mentir, mais ce n'est pas l'image que tu m'as donné dans la Bulle.
-Pourquoi ne pas nous avoir dit que le Tyran était ton père ? fis-je en repensant à ce fragment de vie que nous avions tous partagés dans la Bulle.
-Ca aurait changé quelque chose ? Raphaël nous a épargné une bataille longue et fastidieuse contre mon père.
-Ca m'aurait peut-être aidé à comprendre des choses sur toi, expliquais-je. Bien sûr, après cette révélation, je me serais méfié, mais bon, c'est de bonne guerre.
-Ne me parles plus... de guerre, fit-elle avec un rire nerveux."
C'était fini, elle le rappelait elle-même. Peut-être n'était ce pas un bon souvenir, mais de toute façon, il était trop tard pour se poser des questions.
"Effectivement, j'ai eu ma dose aussi. Tu comptes faire quoi maintenant ? On a une place pour toi, si tu le veux. Ca ne remplacera jamais ta vraie famille mais...
-Repartir à Sento ! me coupa t'elle. Mon père a du prévoir une astuce légale pour que le pouvoir reste dans la famille si jamais il venait à mourir. Il ne s'attendait cependant certainement pas à ce que ca arrive si vite. Je vais régler les affaires le temps que tout revienne à la normale, et après, je ne sais pas. Je n'ai plus de mère, ni de père, et si j'ai des membres un peu plus éloignés, ils vont certainement éviter de se vanter qu'ils étaient de la famille du Tyran.
-Tu n'as pas besoin de faire tout ça. Pierre peut prendre la tutelle de Sento. Ca t'épargnerait bien des souvenirs douloureux.
-J'ai vécu plus de six mois dans la Bulle, j'ai même du faire plus d'un an là dedans, je n’ai que le souvenir de journées toutes identiques, alors le temps s’est peut-être écoulé bizarrement dans ma tête. J'ai BESOIN de ressasser ces souvenirs douloureux, pour me sentir vivante. Et puis tu imagines la réaction du peuple Sentonien si Hoenn venait faire la police chez eux ? Alors que mon père en a fait son principal argument de propagande ?
-Un point pour toi. En tout cas, je crois qu'on va devoir éviter de trop se montrer à l'avenir. Notre petite existence peinarde vient de se terminer avec cette guerre. La projection d'Aura a été vue par la moitié de la planète grâce à leurs satellites.
-Tu crois qu'ils n'auraient rien tenté avant s'ils l'avaient vraiment voulu ?
-Ton père a toujours fait la guerre de manière "conventionnelle". Tout le monde s'en fichait. Mais avec le flash qu'on a du leur envoyer dans la figure, ils doivent craindre une nouvelle arme surpuissante.
-Quels poltrons. Pas capables de se bouger pour aider leur prochain mais dès qu'on menace un peu leur postérieur présidentiel ou royal, ils tremblent tous comme des feuilles.
-On va devoir la jouer fine à mon avis. On n'est pas passés loin du carnage. S'ils avaient débarqué et commencé à étudier les Pokémon dans la même optique guerrière qu'actuellement..."
Megan frissonna à cette idée:
"Il faudra qu'on se montre solides. Il n'est pas question que les Pokémon soient élevés par des gens qui ne connaissent rien à notre culture.
-Entièrement d'accord avec toi. Mais dans notre cas, ca veut surtout dire rester à l'abri des projecteurs quelques temps...
-Les Elus vont disparaître ? demanda t’elle
-Je crois que c'est la meilleure solution. L'Alliance a travaillé depuis des mois dans le secret le plus total et ca lui allait très bien. On va juste passer à l'étape supérieure. Quelques mois pour régler les conflits avec l'extérieur, puis on disparaîtra tous. Je ne sais même pas si les champions d'arènes ne devraient pas rester un peu dans l'ombre aussi. Juste le temps de mettre dans le crâne des petits malins qui veulent révolutionner le système qu'ils ne trouveront pas mieux que ce qui se fait actuellement.
-Tu parles comme un politique, mais avec ton sens de la stratégie habituel. Je crois que je vais prendre exemple sur toi. De toute façon, mon "conseil" se résume à quatre cadavres étendus au quatre coins d'Hoenn. Il va falloir gérer tout celà avec finesse pour reprendre le contrôle de cette horde.
-Mais c'est pas pour tout de suite. Viens, on va rejoindre les autres, je pense qu'on devrait leur parler de ça.
-Proposition acceptée, acquiesça Megan."
Ainsi, elle faisait face à la douleur en travaillant d'autant plus dur à la reconstruction de tout ce que son père avait détruit. C'était toujours mieux que de se morfondre dans son coin, même si reprendre les rênes de la nation qui avait failli tous nous tuer me faisait un brin peur. Mais après tout, hormis l'obstination de son père, elle ne partageait rien avec lui... Et certainement pas son sens des réalités... Non, elle s'en tirerait très bien. Admirablement bien, même. Sento ne pouvait rêver d'une meilleure dirigeante pour se relever.
Ainsi, tout le monde s'était laissé aller à la joie de la victoire,... sauf Pierre.
"Pierre, il est mort ! Et tu ne me feras jamais croire le contraire. Son armée est réduite à néant, et vous allez tous pouvoir enfin faire votre deuil et reprendre une vie un tant soit peu normale. C'est en tout cas ce que j'ai l'intention de faire...
-Rien ne sera jamais comme avant, tu peux comprendre ?
-On ne peut parfois pas défaire ce qui a été fait. J'en suis bien conscient, mais c'est à nous de surmonter les épreuves. C'est pour ça qu'on en est arrivé aussi haut, pour montrer aux autres ce qui nous attend."
Pierre soupira. Rien, rien n'était aussi fou que cette joie immense de savoir son pays libéré pour lui.
"Tu me jures que le Tyran est mort ?
-J'en jures sur la tête de tous les gens présents ici.
-Dans ce cas... merci... pour tout.
-Je ne sais plus qui doit des choses à qui, donc je suggère de remettre les compteurs à zéro entre Sinnoh et Hoenn.
-Proposition acceptée avec joie. C'est le début d'un long partenariat entre Nouvelle Armée et Alliance.
-D'ailleurs, il faudra trouver un nouveau nom, maintenant, ce n'est plus une armée...
-Tu as raison... Que penses-tu de... Nouvelle Alliance ?
-Un nom qui sonne comme une douce mélodie à mes oreilles."
Pierre réussit à m'arracher un sourire, et à s'en trouver un lui aussi l'espace d'un instant, avant de repenser avec nostalgie à Eternara, qui n'était plus.
-Il n'y a plus rien ici, expliquais-je. La vague magnétique qu'a envoyé la projection d'auras a tout fait griller. Il ne reste que des miettes. Maintenant, on quitte l'île avant que tout ne s'effondre et on va fêter ça comme il se doit..."
Avant que je ne puisse rajouter quoi que ce soit, un craquement sinistre retentit sous nos pieds, comme si l'île avait attendu mon accord pour commencer à se disloquer. Un pan entier du sud de l'île se sépara du reste dans une fissure immense, avant de s'effondrer dans l'océan.
"On a vraiment fait du bon boulot", comprit Pierre en regardant cette île mourir. Cette île qui avait été sa maison des années durant, et qu'il laissait désormais se laver des souillures d'Hoenn par l'eau purifiante de la mer, l'eau de la nation pour laquelle il s'était battu.
"On a vraiment tout effacé."
Alors que tout le monde se préparait à s'envoler vers la terre la plus proche, certainement Atalanopolis, je reçus un message mental plutôt déroutant.
"Tu vois que tu commences à apprécier ma philosophie de non-ingérence.
-En effet, il y'a certaines choses dont il vaut mieux qu'on ne se mêle pas.
-A ce propos, n'as rien oublié Lilian ?
-Qui... Arceus ? Non, je... enfin je ne crois pas...
-L'artefact que tu es venu chercher. Celui qui à lui tout seul pourrait décider de l'avenir de tout un univers ?
-L'artefact ultime ? Celui dont a parlé Kyogre ? Il est ici ?
-Où se trouvait la flûte quand tu l'as trouvée ? répondit Arceus.
-Au pied de l'endroit où les attaques de Dialga et Palkia s'étaient croisées. Au pied du vortex qui avait failli tout détruire. Mais quel est le rapport ?
-L'énergie qu'a déployé la projection d'Aura était colossale, bien supérieure à celle qui avait créé le vortex il y'a si longtemps. Le flash et la déflagration magnétique n'étaient que la partie émergée de l'iceberg."
Je songeais que nous n'avions pas regardé aux pieds de Raphaël une fois qu'il fut déchu, trop occupés à contempler les instances de Sento en train de se déchirer... Peut-être que...
"Oui, peut-être que..., répondit la voix dans ma tête.
-Partez devant, criais-je à l'attention des autres. J'ai une dernière chose à faire..."
Courant comme un dératé vers l'endroit où tout avait basculé, j'entendis le pan nord de l'île s'effondrer juste derrière moi. Il n'allait pas falloir traîner ici longtemps. Arrivé au pied du lieu fatidique, je remarquais une bosse étrange, recouverte de terre, dans l'empreinte qu'avait laissé Icare en retombant. Enlevant la poussière et le sable, je découvrais une petite sphère bleutée, de la taille d'un poing, animée par un mouvement intérieur qui faisait flotter des volutes d'une matière inconnue à l'intérieur de ce qui semblait être une pierre.
"Qu'est ce que c'est que ce truc ? me demandais-je.
-La Pierre des Voeux, répondit Arceus. L'objet que Jirachi lui-même utilisait pour exaucer les voeux de ceux qui avaient eu la chance de le rencontrer.
-Ca sert à quoi ? J'espère qu'on a pas fait tout ça pour un caillou qui clignote.
-Tu disais tout à l'heure à Pierre qu'on ne pouvait pas défaire certaines choses. Cette pierre le peut. Elle peut aussi faire certaines choses que tu n'aurais jamais pu imaginer accomplir, même avec tes dons et tous ceux de tes amis. il te suffit de la tenir, et de le souhaiter. C'est ainsi que Jirachi aidait ceux qui avaient besoin de lui
-Défaire certaines choses ? fis-je avec une lueur d'espoir. Pourrait-elle...
-La mort est un aller simple, me coupa Arceus. Il n'y a pas de retour possible. Par contre, si celà peut te consoler, ton amie Mars avait raison sur un point.
-Lequel ? Le livre contient la solution pour ramener Hélio ?
-Non, mais cette pierre... Ce n'est ni l'heure ni l'endroit, termina t'il alors que la roche craquait de nouveau derrière moi. Mais ce sera un excellent test pour te prouver ses possibilités. Je crois que quelqu'un quelque part a bien mérité de rentrer chez lui...
-Tu parles d'Hélio là où de nous tous ?
-Humain, t'ais-je déjà dit que tu posais des questions inutiles ?"
Dans ma tête, le silence revint. Cette fois-ci, il n'y avait plus rien à faire ici. Il me restait un dernier travail à accomplir, un dernier hommage à rendre, mais moi seul devais m'en charger. Sortant une ball, je chevauchais un Nostenfer que nombre de dresseurs m'enviaient et je lui susurrais...
"A la maison, Nosty, on va avoir droit à un long repos, bien mérité..."
Zut, j'ai lu la fin en voulant poster.
Je voulais donc te dire merci pour avoir terminé cette Fanfic même en l'absence d'Arno, et d'ailleurs, elle est restée tout aussi bonne que quand lui participé j'ai envie de dire.
Et puis bravo aussi, parce que ça n'a pas du être facile de trouver l'inspiration.
Sur ce, je me met à la lecture de ce (ces ?) dernier(s) chapitre(s). ![]()
[Epilogue] La paix des âmes:
Il fallut plusieurs jours pour retrouver le cadavre du Tyran. La mer le rejeta comme un déchet sur les plages de Poivressel, créant la stupeur parmi ceux qui croyaient encore que cette mort n'était qu'une ruse pour porter le coup final à l'armée de Sento. Pierre eut à peine le temps de venir constater sa mort comme il le souhaiter, de regarder son corps, que les habitants de la ville avaient dressé un bûcher et brûlé ce qu'il restait du dictateur mégalomane. L'océan ne rendit jamais le corps de Raphaël, lui offrant peut-être asile dans ses abysses chaudes à l'abri des regards comme récompense à son sacrifice.
En retournant sur l'île Fondmer, je trouvais sans peine le corps d'Eva, sans vie. Elle était toujours aussi belle, comme endormie pour quiconque ne regardait pas l'auréole de sang qui ornait son dos. Elle n'avais pas bougé, ni la furie de la mer ni les agents sous les ordres d'Al n'y avaient touché. Un véritable miracle... J'avais même demandé à Arceus s'il avait eu un quelconque rôle. Il ne m'a jamais répondu. En même temps, certaines questions humaines sont vraiment stupides parfois.
Puis vint l'heure d'enterrer nos morts. Ce fut Pierre qui lut la longue liste des défunts, des maris, des femmes, des enfants, des pères, des amies, des compagnons. Ils reposent aujourd'hui là où la Bulle n'est plus. Le complexe disparut, "détruit comme par magie" d’après les informations, et il ne resta plus qu'une terre meuble où le dernier séjour devait être bien paisible, bercé par la mer et par les zéphyrs... On y enterra Aragon, Eva, Herr General dont j'ai oublié le nom mais dont personne ne se souciait. On y transporta le cercueil de la princesse de Glace, Glacia la superbe, et parfois Marc contemple sa dernière demeure, quand il regarde du sommet du cratère d’Atalanopolis et que le ciel est clair.
Kim ne retrouva jamais ses parents, pas vivants en tout cas. Les seules personnes qu'il lui restait aujourd'hui, c'était nous, et si elle n’était plus innocente maintenant, elle goûtait cependant aux plaisirs de la vie et de sa jeunesse sans se soucier du lendemain, comme nous tous. La famille s’agrandit avec le retour d'Hélio. Jamais je n'aurais cru le revoir... Mars non plus apparemment. Elle s’empressa de le demander en mariage avant qu'il ne disparaisse encore. Je n’aurai jamais cru que leur sentiments l’un envers l’autre étaient de cette nature. Aujourd’hui, ils vivent comme tout le monde, sous une fausse identité, attendent un heureux évènement, et il paraîtrait que le professeur a été choisi comme parrain, et Cynthia comme marraine, " en souvenir du temps passé" avait dit Hélio. Comme quoi, même après la mort, la vie reprend ses droits.
Et les affaires aussi. Les affaires du peuple surtout. Après avoir du faire face à des assauts politiques incessants, le reste du monde dut se faire à l'idée que c'était un mauvais choix que de venir étudier les Pokémon, et aucun d'eux n'eut la sottise de croire qu'il pouvait nous attaquer. Sinnoh se remit en question, et le départ temporaire de tous les champions confirma ce que je pensais. Au bout de quelques mois, ils revinrent, acclamés par tous alors que les quelques tentatives de coup d'état avaient fondu comme neige au soleil. Le Conseil de Sinnoh, lui, resta encore quelques années dans l'ombre, les deux seules personnes pouvant prétendre au titre de maître étant toutes deux très particulières... A Hoenn, Pierre procéda différemment. Offrant la place de Glacia à Marc, et proposant celle d'Aragon à un jeune dresseur apparemment très doué... Un certain Ed Barson, sympathique, paraît-il. Il reforma Hoenn, aida Kanto à remonter la pente. Blue, le gardien du Mont Argenté s'en retourna "chez lui"... là où nombre de dresseurs rêvent de parvenir...
A Sento aussi, la vie repartit. Megan fit un discours dont je ne l'aurais jamais cru capable. L'île redevint paisible, et des relations commerciales étroites se tissèrent avec nous. Un industriel, un certain Versili, sauta sur ce nouveau marché pour construire une économie puissante et durable. Loin de ces considérations matérielles, Seko retourna à ses recherches, alors que Flora délaissait de plus en plus souvent le domicile familial... Apparemment un certain dresseur du Conseil d'Hoenn ne la laissait pas indifférent.
Quant aux Elus, me direz-vous... Les Elus n'existent pas... Vous y croyez vous ? A ces ragots qui dsent que des adolescents dotés de pouvoirs surnaturels auraient terrassé un dictateur qui possédait lui aussi des dons en plus d’une véritable armée ? Les Elus, s'ils existaient aujourd'hui, feraient bien de se cacher du monde, vivant à part, sortant sous de fausses identités... Mais pour ça il leur aurait fallu une logistique imparable, et on sait tous que quelques adolescents et un vieux savant ne peuvent pas se payer de telles choses... Il n'y a que dans les romans que ça arrive ça...
[FIN]
OMG, j'ai posté entre deux chapitre. *va se pendre*
Enfin, le " "C'est fini. Tout est fini." " portait à confusion. ![]()
Ca ne me dit pas ce que tu en as pensé...
J'avais pas encore lu.
Petites erreurs :
"Et juger sans aller sur le front aurait été une erreur stratégique que toi, être supérieur à nous tous, pauvres humains, tu n'aurais jamais fait."
~~> jamais faite, le COD étant, si je n'm'abuse "erreur stratégique"
"alors que le père vidait son chargeur sur son propre"
~~> Sur son propre fils j'imagine
Bref : Tout est bien qui finis bien ![]()
Je n'ai rien d'autre à ajouter ![]()
MY EMPEROR,MY GOD,MY DESTINYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYY!!!!!!!!!
HALELUIAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA MY BROTHERS!!!!!!!
LA VOIE DES ELUS EST FINIE!!!!!
MERCI IMHOTEP ET BONNE ANNEE A TOUS!!!!!!!!!!
![]()
Une fin digne de ce nom. bravo et bonne année a tous.
Et merci au maitre de la fic
Et bien voilà, c'est fini... Je ne vais pas éviter la tradition des remerciements, et vu la date, je n'éluderai pas non plus la sempiternelle expansion de voeux dont tout le monde se fiche de toute façon, vu que c'est pas quelques voeux qui vont révolutionner votre année.
Merci à tous mes lecteurs pour leur fidélité (leur fanatisme aveugle, dirais-je même pour certains *regarde Araegon et Palkia_master discrètement*), et de manière générale à tous les écrivains qui ont oeuvré en même temps que moi... Il semblerait qu'avec le temps, ca ne fasse plus qu'une grande famille de barges qui partent dans les mêmes délires à tour de rôle de telle sorte qu'à la fin, on se comprenait tous dans nos délires psychosomatiques d'écrivains frustrés...
Si je ne citais qu'une longue liste de noms, on me dirait peut-être que je suis insensible et trop stupide pour faire de vrais remerciements honnêtes envers chacun... Je remercie donc:
-Marine, qui doit toujours lire cette fic depuis déjà un bon bout de temps...
-Alecx, qui a attaqué de lire apparement...
-Totor, qui... non, arrête de frapper ce pauvre Power Ranger, je suis en train de te remercier pour ne pas avoir fini ma fic toi non plus...
-Nyarno, qui lui a lu ma fic en entier (dommage qu'il n'ait plus pu sur la fin... En tout cas, ce fut une expérience passionnante, bien que parfois longuette) et sans qui elle n'aurait pas été ce qu'elle est.
-Nephe, qui l'avait attaquée et l'aurait certainement lue en entier s'il était toujours avec nous...
-Araegon, qui n'est pas avec nous ce soir car il doit régler les derniers préparatifs avant d'ouvrir le site web "imhotep-is-the-only-god-for-me.com" et qui refait la déco des locaux de la secte de l'adeptus custodes
-Palkia_master, qui a tragiquement disparu par manque de MAJ sur Perle (et je m'en excuse encore)
-le-chat, tal et tous les nouveaux lecteurs qui voient qu'il y'a autre chose que les kikoolols sur le forum...
-tous les lecteurs de 'bip qui passent aussi par ici
-ShiroiRyu, (toujours 'bip) dont les écrits m'ont enfin donné l'envie de rattaquer ce qui traînait depuis trop longtemps...
-Et enfin, tous les ATA, les ABE, les lecteurs que j'aurais oublié et qui font que ces fics survivent envers et contre tout, même si les écrivains tombent ici les uns après les autres...
A tous ceux là et uniquement à eux (tu ne lis pas ma fic, je ne vois pas pourquoi je te souhaiterai quoi que ce soit... Zyva gajdé avec ta face de rat yo, Araegon, lance-flammes sur le monsieur qui n'a pas lu là, s'il te plaît...), je souhaite une année riche en joies, que la réussite couronne vos efforts et que la santé ne vous quitte pas... Pour ceux qui écrivent, que l'inspiration guide votre plume et que votre sagesse vous offre les mots pour décrire ces milliers d'univers qui peuplent votre imagination. Pour ceux qui lisent, que cette année soit riche d'aventures, oui, mais d'aventures avec un grand P, comme Pokémon...
Ah, et pour ceux qui floodent encore sur cette fic...
Araegon ? C'est toi qui a ma hache ? Non non, garde là, mais si tu peux m'élaguer ces petits floodeurs au niveau de la micro-limace qui leur sert d'organe reproducteur, ca me fera gagner un peu de temps...
Sinon, maintenant que c'est enfin fini, je pense que vous n'aurez aucune surprise à découvrir qu'il y'a une suite... Et que vous n'aurez plus d'excuses pour ne pas attaquer de la lire... La Voie des Elus se termine ici, mais le chemin ne s'arrête pas pour autant...
Le Cristal du Destin, c'est ici, et c'est la suite...
https://www.jeuxvideo.com/forums/1-10266-3219053-1-0-1-0-fic-le-cristal-du-destin.htm ![]()
Que dire... Je ne suis pas aussi doué que toi pour les longs discours. Je vais me contenter de te souhaiter une bonne année, une excellente année et beaucoup de réussites dans tes études...
Et ta fic ? Ah... ta fic... Si je te dis sincèrement que tu es le meilleur écrivain que je connais personnellement, ça te parle ?
Tes écrits sont les meilleurs qu'il m'ait été donné de lire.
Bravo, l'artiste.
"Araegon, lance-flammes sur le monsieur qui n'a pas lu là, s'il te plaît"
Alors,pour le nouvel an,(seigneur) je peux proposer,dans notre menu;
Troll cuit à point au lance-flamme lourd accompagné de ces échalottes(laché de son gluteus maximus,fraiche et d'origine
)
Petit noob cuit a feux de bois(du bûcher
,remerciement à la chef chanoinesse de la rose sacrée,sa spécialité)
Et enfin le menu spécial tradition,la spécialité de la maison(
):
Le flooder flambé aux pyrum-petroleum (à la main s'il vous plaît) servi froid(réchauffé
) dans son petit plat,un poireaux dans le (
) avec sa petite cuvée d'amasec,grand crû
...
Bonne année-tit
"Araegon ? C'est toi qui a ma hache ? Non non, garde là, mais si tu peux m'élaguer ces petits floodeurs au niveau de la micro-limace qui leur sert d'organe reproducteur, ca me fera gagner un peu de temps... "
Je regrette my lord,mais c'est palkia qui doit l'avoir,ben oui...pendant qu'il coupe,je dois poivré et salé le tout correctement,et pour cela j'ai dû "emprunté" les gantelets d'ultramar(aïe que l'empereur me pardonne,car marneus aime pas qu'on touche à ces jouets
)
Faut dire que la dernière fois que j'ai tenté de faire le menu special,c'était avec un prototype de lance-plasma lourd que frère nyarno n'avait pas fini
http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/c/c9/Nuclear_fireball.jpg
Mais faut avouer qu'il tait vraiment très cuit ![]()
Bravo pour cette excellente (et interminable) fiction!
C'est de loin la meilleure que je n'ai jamais lu! ![]()
Bravo encore! ![]()
Je vais quand même tenter le menu spécial tradition, j'aime quand c'est bien cuit... C'est possible d'avoir un sapin à la place du poireau pour rester dans la tradition des fêtes de fin d'année ?
Evidemment
:
Quel taille
?