Je regroupe les deux parties du chapitre en améliorant la deuxième^^
Chapitre 14 : Tout peut arriver lorsque les temps changent
Le noir.
L´attente.
Le choc.
Non. Pas le choc.
Hélio attendait l´attaque arriver. Elle ne venait pas. Il rouvrit les yeux, et vit une chose absolument étrange : Damien et son Pokemon étaient KO, et Cornil n´avait pas bougé.
« Damien! C´est pas le moment de nous faire une blague, dit Aragon. Damien!
-Inutile, intervint Voltaire. Il est mo...-
-Qu´est ce qui s´est passé? Le coupa Damien .
- Ouf. J´ai eu peur.
- Vous savez ce qui s´est passé? »
Damien avait beaucoup de difficultés à s´exprimer.
« Pas plus que toi, malheureusement. On a rien vu...
WARGG!! C´est quoi ça? S´affola Aragon. Damien, tu pisses le sang! »
En effet, du sang dégoulinait de la poitrine de Damien.
« Ah, ça.. C´est... rien.
-Damien, bouge pas, parle pas! Reste calme, t´endors pas! Ce te pourrait être fatal! Dit Voltère.
- Mais non, ça va aller.
- Tais toi!
- C´est... bon...Je vais pouvoir me... lever...
- Parle pas!
- Tu sais, Voltère, demain on ira à la pêche. On va... bien s´amuser. »
Et, sur ces dernières paroles, il rendit l´âme.
« DAMIEN!!
Cool, un de moins. »
La paralysie d´Hélio se stoppa. Sans savoir pourquoi, la situation revenait à son avantage.
« Maintenant, vous êtes fait comme des rats. Yanmega, go! »
Hélio lança le papillon géant.
« Attaque Bourdon! »
Le Pokemon utilisa la puissante attaque Insecte sur Aragon. Le dresseur se la prit de point fouet. Il chuta.
« Aie... Drattak, vas y. »
Il lança à nouveau le terrible Pokemon
« Attaque Vol. »
Drattak s´envola, pour faire une magnifique chute en piqué en plein sur Yanmega. Celui-ci était mal.
« Finis-le avec Dracogriffe. Mais ne le tue pas. »
Le dragon sortit ses griffes qui lacérèrent le Yanmega.
« Il est KO, dit Aragon.
-Bien joué ! Répondit Voltaire. Maintenant, laisse moi m´occuper de son dresseur. J´ai des comptes à régler.
Voltaire se dressa devant Hélio.
« Maintenant, mon gars, on va voir si t´en as dans trippes.
-Hum... Si tu veux... »
Hélio se mit en position de combat.
« Mais prépare toi à pleurer ta mère »
Hélio se mit en mode vampire. Il prit une vitesse folle et asséna un direct en plein ventre de Voltaire.
« C´est fini.
Ca, c´est toi qui le crois, répliqua Voltaire. J´suis p´tet vieux, mais faut pas rigoler. Elescprint, go! »
Le « chien » électrique apparut.
« Chargeur! Ordonna Voltaire. »
Le Pokemon se concentra, et une aura sortit de son corps.
« Maintenant, Fatal-Foudre! »
Elecsprint lança la foudroyante attaque, mais Hélio esquiva facilement. Celui-ci disparut à nouveau. Et, d´un fantastique coup de rein, il transperça le ventre du Pokemon.
« Pas d´inquiétude, il est en vie.
Je vais... te... »
Voltaire ne pouvait plus bouger. Il était paralysé. Damien, mort. Aragon, dans un sale état. Hélio avait gagné. Cornil était certes encore paralysé, mais ils ne pouvaient rien faire.
Des choses étranges s´étaient pourtant passées. Comme si tout jouait en faveur d´Hélio.
« Encore? Et ben dis donc, tout le monde est paralysé, ici. J´vais en profiter pour aller acheter ma clope.
Non! Reste-là! »
Hélio se retourna, et vit trois petits gars.
« Vous êtes qui vous?
- Nous sommes... les trois ninjas! »
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Deux jours plus tard.
Le laboratoire de Sorbier était sale. Les murs étaient d´un blanc qui avait jaunit, la moquette noire se décollait, la crasse empestait, le foutoir régnait.
De toute évidence, le Prof. Pokemon déprimait.
A 50 ans environ, il n´avait jamais connu l´amour. Il considérait ses disciples comme ses propres enfants, mais maintenant qu´il en avait perdu un, plus rien ne lui plaisait. Tout l´énervait, tout le dégoûtait. Aurore faisait tout son possible pour le réconforter, mais rien n´y faisait.
« Vous venez, Professeur. On va faire un tour en ville » lui avait-elle proposé la veille.
C´était non. Sorbier n´avait plus aucun désir de vengeance. Il était vide. Son esprit le quittait.
Le soir, il partit au bistrot le plus proche.
« Une bière. »
Il la but d´une traite. Etant donné qu´il n´avait jamais bu d´alcool de sa vie, il se sentait déjà mal. Il manqua de tomber de sa longue chaise, mais se rattrapa in extremis.
« Faites attention. Ce serait bête de tomber devant tout le monde! Hahaha! » S´exclama le barman.
Et l´assistance s´exclafa à son tour. Sorbier était humilé.
« Une autre. »
Puis une autre, encore une autre, jusqu´à dix au moins. Puis, ivre, il commença à se faire des amis.
« Vous faites des paris au carte? Hahaha! J´ai toujours été fort à ces jeux-là! Je vais tous vous laminer!
-C´est ça. On va voir ce qu´on va voir.
-Hahaha! Trop marrant tes expressions! »
Sorbier s´installa à la table des parieurs. Et il joua.
« C´est quoi comme jeu?
-C´est la bataille. Un contre un.
-HAHAHAHAHA!!!! C´est le jeu où j´utilise le plus mon intelligence! Vous êtes fichu!!
-Mais oui. »
Sorbier joua alors avec un gars qui disait s´appeler Cornil. Celui-ci tomba sur un as de pique.
« Eh ben ça commence bien, dit il. »
Mais Sorbier joua.
« Joker. C´est bête! Hahaha!
-Grr... Allez continue! T´as pas gagné pour l´instant. »
Mais le Professeur enchaînait réussite sur réussite. Sans que Cornil puisse comprendre, il remportait chaque point. Il empocha le pactole.
« Prêt pour une revanche? Proposa-t-il.
-Nan... J´ai pas envie.
-Allez! »
Et Sorbier frappa sur sa table.
« Tous avec moi! Cria-t-il.
-Ouais!!
-Ecoutez ma nouvelle chanson! Muuuusique!!!!!! »
Il claqua des doigts. Les lumières s´éteignirent, laissant la place à un piano. Sorbier s´y installa. Et il se mit à jouer, tout en chantant. C´était « rock´n roll »
« Haribo c´est beau la vie! Pour les grands et les petits!
-Oh Hariboo! Enchainèrent des coeurs qui venait de s´installer.
- Dragiiiiiiiiibus!
-Oh Dragibuss! »
Puis d´une voie roque et puissante, il continua :
« Oh! Ohohoh! Vive les Fraiseuh.. Tagada!!
-Oh, Fraise Ta-gada!
-Year!! Vive les chamalooooow! »
Il s´interrompit!
« Et c´est parti pour le premier couplet! »
Puis il repartit dans son délire.
« Les Fraises Tagada, c´est bon mais pas trop, ça va!
Les Dragibus, faut faire... attention à pas les confondre...
AVEC DES PUCES!!!
Oh, Year!!! »
La musique s´emballa, et Sorbier monta sur le piano.
« Les Chamalooow, quand on en voit, on dit : « How!! »
Les Car en Sac, faut les mettre soit dans des cars, soit dans des sacs!!
Oh, Year!! Baby! »
Il s´arrêta, et embrassa sa main.
« Vous avez aimé?? dit il en fermant les yeux.
- Ouais!!
- Donc c´est parti pour une autre petite chanson! »
Il rouvrit les yeux, puis chanta :
" C´est la danse des canards
Qui en sortant de la mare
Se secouent le bas des reins
Et font coin-coin!
Oh year!"
Il s´approcha de la foule en ébulition et se pencha en avant quand :
"CRIK!"
"Ah, je me suis coincé l´dos!gémit Sorbier.
- Ah la honte! Hahaha!"
Et tout le monde partit.
Quand Sorbier fut décoincé, il vit la salle vide, hurla, puis pleura :
« Sniff. »
Il s´en alla, et passa la nuit dans la rue.
De toutes évidences, il avait sombré dans l´alcool.