Mes amis, bonsoir.
À la lecture de mon pseudonyme, il est possible qu´une vague confuse de souvenirs épars vous submerge, draguant des bribes de vieilles conversations souvent vaines mais ô combien réjouissantes.
En clair, j´espère que vous vous souvenez de moi.
Mais, me direz vous, pourquoi cet énergumène au titre si chargé en "e" se présente t´ il séant ?
Quel est ce vent sournois qui l´amène à taper "jeuxvideo.com" sur sa barre de recherche ?
N´était-il pas censé vous avoir quitté pour l´un ou l´autre mathématicien, vous, la graine de la littérature virtuelle ?
Eh bien il se trouve que même mon cerveau envahi par les relations mathématiques est capable de se souvenir de mes relations sympathiques.
Pourquoi maintenant ? Parce que j´ai obtenu une dérogation exceptionnelle pour pouvoir utiliser mon ordinateur.
Pourquoi ici, alors ? Parce que ce topic est celui de mon élève en matière de fic, et que je me devais de lui fournir quelques dernières remarques.
De plus, j´en avais envie.
Je suis ravi de constater que ta fic continue, Arnaud, et que tu es toujours soutenu par Marine et borky.
Pour passer à la critique de ta fic, je commencerai par te féliciter de ta progression. Vers l´infini et l´au-delà, comme disait un savant philosophe dont le nom m´échappe.
Plus de maîtrise, plus d´aisance, plus d´intérêt.
En relation avec ton ultime chapitre, je ne peux pas laisser passer certaines réflexions de borky.
Tout d´abord, il est vital que tu sache précisément ce que tu fais bien avant de te pencher sur ce que tu fais mal. On ne progresse pas en regardant ses pieds.
Renforce tes points forts avant de combler tes points faibles.
Là où tu excelles, fais toi plaisir, sans te focaliser sur ce qui ne va pas.
Or donc, tu es très doué pour les dialogues, et je ne me perds que rarement dans l´attribution des répliques.
À propos, je ne sais pas où on peut voir une séparation ponctuelle entre le discours direct et la narration.
Pour ma part, je n´ai rencontré que la virgule (sauf dans mes livres anglo-saxons).
Autre chose, "claudicant" veut effectivement dire "en boitant", et non maladroitement, même si par la force des choses tout es lié.
Je ne sais pas si ce terme est lié à Claude Caesar, mais il est en tout cas issu du verbe "claudicare", qui signifie boiter, qu´on se le dise.
Au niveau du passé simple, j´avoue que moi aussi je suis surpris. Pas à cause de toi, mais à cause de notre évolution linguistique.
Ce temps devient désuet. Et ma surprise est révélatrice de ce déclin. Par conséquent, je t´encourage à poursuivre l´emplois des verbes au passé simple, de sorte que ce temps puisse être pour certains redécouvert.
Au niveau du récit, il est vrai que les guerres sont omniprésente, mais les éventer signifie renier l´originalité de ta fiction, qui demeure basée sur le combat.
Évidemment, le mot dresseur est redondant, et les mêmes formules initialement marginales se banalisent, mais qu´y pouvons nous ?
N´oublions pas que nos oeuvres reposent sur le phénomène Pokémon, qui vise un public jeune, et où le vocabulaire doit être réduit au plus simple.
Appelons un Miaouss un Miaouss.
Voilà, je vais vous laisser, en espérant que vous poursuiviez sur vos lancées respectives.
Je repasserai peut-être dans la soirée.
Amis Alchimistes Tisseurs d´Aventures, je vous salue bien bas.