Ce soir... C´EST LA TEEEEUUUUUFFF
Chapitre 21 : Bienvenue en Enfer
J’accélérai le pas. Derrière moi, les soldats de Sento n’osaient pas s’avancer seuls dans ce couloir. Une chance pour moi : je n’avais pas prévenu la Nouvelle Armée, il y a quelques jours, lorsque je suis parti pour Sento. C’était peut-être une grosse erreur, mais il fallait que je sache… Peu importe les ennuis que ça pourrait rapporter, même si j’étais conscient que ça pourrait être bien pire que de simples ennuis.
Je réfléchissais à un plan lorsque le canon d’un fusil se pointa sur ma tempe. Je levai lentement la tête et vit un soldat apparemment très fier de lui :
- Tu pensais vraiment pouvoir nous semer dans un simple couloir sombre ? Quelle blague !
Il m’emmena quelque part, pouffant de rire. Nous passâmes devant une porte blindée. Derrière, des rugissements à faire trembler le sol. Me rappelant les paroles de Voltère à propos de l’armée de Tyranocif, des frissons me parcoururent de la tête aux pieds.
Bientôt, nous arrivâmes dans une gigantesque salle au fond de laquelle trônait un fauteuil. Derrière lui, deux hommes nous tournaient le dos : ils regardaient une photo d’une tour… Une gigantesque tour entourée d’une aura sombre. Je reconnus Sylvain, mais qui était le deuxième homme ? La réponse sautait aux yeux, et elle parvint aux miens dès que ce dernier se retourna : c’était lui, le chef de l’armée Sentonienne… Celui qu’on appelait le Tyran.
- Tiens tiens, à croire que le petit meurtrier ne peut plus se passer de nous, ironisa Sylvain.
- La ferme, je suis pas venu écouter tes débilités, Sylvain, répliquai-je.
- Ouhlà, mais il se rebelle ? continua-t-il.
- Tais-toi, Sylvain, trancha le Tyran.
Sylvain parut refroidi.
- Tu sais que je n’aime pas quand tu me parles comme ça, Tyran, dit-il.
- Ici tu es chez moi, rappela l’imposant chef des armées. Alors, ajouta-t-il en se retournant vers moi. C’est lui… Ed ?
- Tout comme la vache n’a pas besoin de connaitre le nom de son bourreau, lançai-je, le bourreau n’a pas besoin de connaitre le nom de la vache, je suppose...
- Tu supposes bien, gamin, dit-il avec un sourire sadique.
A ce moment, le soldat se servit de son fusil pour me frapper au ventre. Le coup me fit mettre à genoux.
- Pénétrer ici a été ta plus grave erreur… Et ta dernière.
Alors que Sylvain quittait la salle en riant, le Tyran m’attrapa par le col et me projeta la tête dans la fenêtre, la faisant passer au travers.
- Tu vois ? La mer, gamin…
- Et alors ? réussis-je à dire.
- Et alors, ça sera ta dernière demeure, déclara-t-il en riant.
Il me sortit la tête de la fenêtre et me projeta en arrière. Il attrapa enfin une ball à sa ceinture :
- C’est la fin pour toi, gamin…
Avant qu’il puisse faire quoi que ce soit d’autre, j’attrapai moi-même la ball de Grahyena et le lançai à l’attaque :
- Charge Obscure !
Il réussit à percuter le Tyran qui s’écrasa contre le mur derrière lui. Le soldat se précipita mais le chef des armées ennemies l’arrêta.
- Tu as du talent, gamin… Mais que feras-tu face à CA ?
Il lança une ball, d’où sortit un gigantesque Tyranocif. Il n’était cependant pas pareil aux autres Tyranocif : celui-ci était vert pâle, presque doré.
Un Tyranocif Shiney.
Le monstre, dont la tête frôlai le plafond pourtant très haut, poussa un rugissement à réveiller les morts.
- C’est pas vrai ? m’exclamai-je.
- Et si ! hurla le Tyran. Adieu, gamin, et bienvenue en Enfer de la part de Satan ! Tyranocif, Ultralaser !
Le gigantesque rayon se dirigea vers moi et Grahyena. J’attrapai ce dernier et sautai vers la fen^tre, lorsque le rayon toucha le sol à l’endroit précis où je me trouvai. L’onde de choc qui en résulta me projeta vers la fenêtre, que j’achevai de briser, en serrant Tyranocif contre moi. Je tombai près de la falaise, et je m’évanouis une fois encore, peu avant de plonger dans la mer.
Etais-je fini ?
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