Chapitre 9 : Pause
Nous arrivâmes à Bourg-en-Vol. La porte de la maison du prof Seko s´ouvrit à la volée et Mme Seko en sortit en courant.
- Marc! Flora!
- Rose! s´étonna le prof quand sa femme l´eut serré dans ses bras avec sa fille.
Je profitai de cet instant pour aller soigner mes Pokémons au centre.
- Ed! Attends! cria la voix de Flora derrière moi.
Je me retournai et vis Flora arriver.
- Je vais au centre Pokémon, lui dis-je. Passe-moi tes Pokémons, pour que je les emmène aussi.
- Non, merci, je préfère venir avec toi.
Je haussai les épaules pour lui faire signe que ça ne me dérangeait pas. Nous marchâmes en silence jusqu´au centre, puis je donnai mes Pokémons et ceux de Flora à l´infirmière.
- Ed, je voudrais te remercier pour... Pour ce que tu as fait, dit Flora, mal à l´aise.
- C´était rien, dis-je. J´ai besoin de ton père et j´adore taquiner l´armée de Sento, continuai-je avec un sourire.
Flora sourit à son tour, puis me dit:
- Alors, pourquoi tu n´as pas remis les plans d´invasion au général de Hoenn?
- Pour savoir où ils vont frapper la prochaine fois, répondis-je. Ils ont l´air intimement liés avec la personne que je recherche.
Flora se tut un instant, puis dit:
- Tu sais, je pourrais t´aider à retrouver cette personne, Ed...
- Ce serait bien trop dangereux, tranchai-je d´un ton sec.
- Arrête de dire n´importe quoi, s´emporta-t-elle. Ce serait dangereux si tu partais tout seul!
Je restai silencieux un instant. Puis je repris la parole:
- On verra.
Flora sembla surprise que je pliai aussi vite, mais satisfaite.
- Alors, qui recherches-tu? me demanda-t-elle.
- Je vous dirai tout chez toi, dis-je.
Après avoir récupéré nos Pokémons, nous rentrâmes chez Flora. Le prof Seko et sa femme étaient dans la cuisine.
- Ed, me dit le prof d´un ton très sérieux. Je voudrai te remercier de m´avoir secouru. Toi aussi Flora, mais je n´en attendais pas moins de toi, finissa-t-il, fier de sa fille.
- Ce n´était rien, professeur, lui dis-je. MAis ce n´était pas tout à fait dénué d´intérêt...
- Bien entendu, répondit Seko de nouveau sérieux. Je t´écoute.
Une fois de plus, je racontai toute mon histoire. Le professeur Seko resta impassible jusqu´à la fin, mais Flora et Mme Seko parurent avoir de la peine pour moi. C´était exactement le genre de situation dans laquelle je détestais me trouver...
- Eh bien, Ed, me dit Seko, ton histoire est des plus...
- Mais c´est horrible! s´écria Mme Seko, scandalisée.
- Des plus singulières, finit Seko.
- Oui, on peut dire ça comme ça, répondis-je calmement.
- Que puis-je faire pour toi? me demanda-t-il.
Je réfléchis.
- Et bien, je pensais que ma mère était retenue prisonnière, mais elle n´était pas dans la prison, dis-je.
- Oui, mais ce n´était sûrement pas la seule prison du pays, fit remarquer Mme Seko.
Je pris les plans de mon sac et les étalai sur la table.
- Qu´est-ce que c´est, Ed? me demanda Seko.
- Les plans d´invasion de l´armée de Sento, répondit machinalement Flora.
- Quoi? s´exclama sa mère.
- Nous les avons pris à la prison de Cimetronelle, dis-je. Je suppose qu´ils pensaient que personne n´irait fouiller là-bas.
J´examinai un moment les cartes. Les prochaines villes touchées seraient Clémenti-ville, Atalanopolis et Doublonville.
- Pas de problème pour Clémentiville, dit Seko. Norman et Timmy veillent au grain.
- Sont-ils des dresseurs talentueux? demandai-je.
- Deux des meilleurs de Hoenn, Ed, répondit Flora.
- Pareil pour Atalanopolis, renchérit Mme Seko. Marc est le meilleur champion d´arène de Hoenn.
- Par contre, à Doublonville...
- Que se passe-t-il à Doublonville? questionnai-je.
- La championne d´arène, Blanche, est portée disparue, dit Seko.
Je réfléchis un moment, puis regardai les zones déjà sous l´emprise de Sento. Ma mère pourrait s´y trouver...
- Très bien, dis-je. Dès demain je pars pour Clémenti-ville prévenir Norman et Timmy, puis j´irais à Atalanopolis pour prévenir Marc. Ensuite, j´irais à Johto défendre Doublonville.
- C´est trop dangereux, dit aussitôt Mme Seko.
Je regardai Flora, puis dit:
- C´est dangereux seulement si j´y vais seul.
- Que veux-tu dire par là? s´étonna le prof.
- Maman... Papa, dit Flora. J´ai décidé d´aller avec Ed à la recherche de sa mère.
- Pas question! s´écria sa mère à elle. Tu risquerais de te faire tuer...
- Maman, j´ai 17 ans! protesta Flora. Je suis en âge de décider ce que je veux faire. Et j´ai plus de chances de me faire tuer en ne faisant rien qu´en me battant avec Ed!
Silence total. Seko hésitait, et sa femme était au bord des larmes.
- Très bien..., commença Seko. Je suppose qu´on ne peut pas t´en empêcher.
Sa femme éclata en sanglots.
- C´est fou ce qu´on peut faire, par amour, dit le prof d´un ton enjoué.
Flora détourna le regard, rouge comme une tomate, alors que je cherchai à comprendre ce qu´il voulait dire.
- C´est peut-être le dernier jour que je passe avec toi, et tu en profites pour dire des bêtises, dit Flora. Oh, Ed, ta blessure s´est rouverte! s´écria-t-elle. Il faut te soigner et changer le pansement, viens!
Elle m´entraîna dans la salle de bains et changea mon pansement.
- Flora, dis-je. Est-ce que tu es sûre de ce que tu fais?
- Oui, j´ai quelques notions de secourisme, répondit-elle, le ton rose vif.
- Je parle du fait de partir avec moi!
Elle me regarda droit dans les yeux, et n´eut pas besoin de parler pour que je la comprenne.
Voilà, enfin fini! 
Pinaise, je pensais pas q´il serait aussi long
