Voilà, enfin, la suite.
J´ai aimé écrire ce chapitre.
Episode 17 : La Salle de cristal
Un petit Taupiqueur vint nous demander une faveur.
- S’il vous plaît, j’ai perdu une médaille que je tenais de mon grand-père, retrouvez-la ! dit celui-ci.
- On s’en occupe, répondis-je. Où l’as-tu perdu ?
- Dans la Vallée Sans Œil, lança la petite taupe.
Nous marchions longtemps, la Vallée était loin. Etonnamment, il n’y avait pas âme qui vive dans la région.
Soudain, un homme vêtu d’une longue cape noire et de longues bottes s’approcha. Nous attaquâmes, le sang jaillit de ses blessures. Nous en profitions pour nous enfuir, le laissant gisant sur le sol poussiéreux.
- Qu’est-ce qu’il nous voulait ? demanda Owyc.
- Nous capturer, comme tous dresseurs qui se respecte, rétorquai-je.
- Nous capturer ?
- Si un dresseur lance une pokéball sur un Pokémon, logiquement il est capturé, expliquai-je.
- Mais c’est ignoble ! s’exclama le petit singe de feu.
- On s’y fait, à la longue…
Nous arrivions à la lisière d’une forêt. Elle était dense et sombre. Nous avancions d’un pas vif pour éviter les mauvaises surprises.
Enfin, nous vîmes la Vallée Sans Œil.
- Pourquoi est-elle appelée comme ça ? demandai-je.
- A cause de tous les Nosferapti qui y grouillent.
La vallée était immense. Une grotte se trouvait de l’autre côté de la vallée. Nous traversions la vallée, sur nos gardes, lorsqu’un Machoc nous attaqua. Il nous lançait une série de coups, bientôt nous allions tomber, inertes. Ce fut à ce moment que je décidais de réagir, sans grand succès. Nous nous léguions contre l’adversaire à fin de le terrasser. Il reculait, reculait encore et encore jusqu’à ce qu’il comprit qu’il devait attaquer, ce qu’il fit. Il me projeta contre la paroi rocheuse grâce à sa puissante Frappe Atlas, mais Tinyc lui lança une attaque Flammèche bien placée. Le Machoc tomba… pour mieux se relever et frapper Owyc à plusieurs reprises. Je reprenais petit à petit connaissance, Tinyc ne pouvait pas tenir indéfiniment.
<< Relève-toi, aide-le ! >> pensai-je. Je me forçais à me relever, je le devais ! Je parvins à me relever mais trop tard. Tinyc agonisait à terre et le Machoc s’éloignait à grandes enjambées. Je le hélais mais il ne se retourna pas. Mon égo en fut vexé et je l’attaquai, il s’effondra.
Il se retourna, les yeux pleins de rage, il se releva de toute sa hauteur. Il était légèrement plus grand que moi, ce qui m’obligea à lever les yeux. Il abattit son poing sur mon crâne, je lui rendis la pareille. Il essaya de m’achever à coups de poing mais j’esquivais chacun de ses coups avec une agilité qui me surprit. Je profitais d’un moment de stupeur de sa part pour frapper. Son corps grisâtre, gisait au sol, bientôt il se relèverait j’en étais certain. Je me préparais au pire, mais bizarrement il restait étendu, là, humilié. Je voyais des larmes briller dans ces yeux.
<< Honte… Honte…>> répétait-il.
- Owyc, Tinyc ! criai-je en me souvenant de leur présence.
- Tu… as été… for… formidable, bafouilla le petit pingouin.
- Je… merci, répondis-je incapable de prononcer une autre parole. Mettons-nous en route.
Lorsque nous nous retournions, le corps du Machoc n’était plus là. Nous ne nous en souciâmes guère, bien résolus à trouver la médaille.
Nous entrions dans la grotte. Si nous n’avions pas eu la flamme de Tinyc, nous n’aurions rien vu, absolument rien. Les parois étaient lisses, mais dures à la fois.
Au bout d’un moment, nous arrivâmes dans une salle. L’air se refroidissait, mes poumons se contractaient, l’atmosphère était lourde. Soudain, je sentis une lame me traversé de part en part. Je m’effondrais, pris de convulsions. Mes compagnons ne tardèrent pas à subir le même sort.
Nous nous réveillâmes, blessés à mort, dans une salle de cristal. Le Machoc se tenait là, son regard impénétrable nous fixait. Dans sa main, un bout de cristal couvert d’une matière verdâtre, pendouillait.
- Je n’aurais jamais cru ça de vous, dit-il, rompant le silence.
- Quoi ? m’étonnai-je.
- Que vous vous releviez.
Jouant avec le bout de cristal ensanglanté, il nous lançait un regard furieux. Soudain, je la vis. La médaille, elle était là ! Pendue à son cou.
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