Voilà, c´est probablement le dernier chapitre de ma fic.
Je ne sais pas si j´aurais le temps de la continuer à la rentrée.
Pourtant, l´histoire n´en est qu´à son commencement.
Je vous laisse le soin d´imaginer la suite de l´épopée d´Elouan.
Sachez que j´ai adoré écrire cette fic et que je vous remercie beaucoup de tout le soutien que vous m´avez apporté au cours de cette (trop brève) aventure...
Il vous reste tout de même ce chapitre. Dégustez-le bien... ^
ATANOPOLIS
Laissant derrière eux la terrible tempête, Elouan, Voltère, Marc et les deux Rapasdepic restant survolaient le lac bleu turquoise du cratère d’Atanopolis.
Le ciel était lavé de tout nuage et un soleil rayonnant commençait déjà à chauffer un peu les vêtements trempés des voyageurs.
À l’issue d’un dernier piqué, ils se posèrent sur une piste d’atterrissage bien plus grande et mieux entretenue que leur précédent lieu de décollage sur le continent.
Un jeune garçon vint prendre en charge les deux rapaces après avoir chaleureusement salué les deux champions.
Voltère dit à Elouan :
-Petit, tu viens d’arriver dans l’endroit le plus sûr de tout le continent, même si à vrai dire ce n’est pas nécessairement très rassurant ! Tu n’imagine même pas tout ce que tu as à voir et à comprendre.
Elouan, encore tout tremblant de leur aventure météorologique n’écouta pas et dit au champion :
-Vous… Vous l’avez sauvé ! Vous nous avez tous sauvés ! Vous êtes incroyable !
Voltère regarda Méphisto qui s’ébrouait en grognant d’agacement et ri.
Une voix se fit alors entendre.
-Ai-je bien l’honneur de faire enfin la connaissance du fils de Ronan ?
Le sang d’Elouan ne fit qu’un tour, et il su à l’instant qui avait prononcé ces mots avant même qu’il ne se soit retourné.
-Bonjour, Pierre ! lança Voltère.
Pierre se tenait sur le perron de la piste et commençait à s’avancer vers eux.
Cet homme aux cheveux gris portait un gilet noir et un foulard de velours mauve.
On aurait pu le confondre avec un réceptionniste d’hôtel de luxe.
Tout sourire il salua Marc et Voltère avant de s’approcher d’Elouan.
-Bon. Tu m’as l’air en bonne santé… Il est temps de commencer l’entraînement.
Elouan n’en revenait pas.
Il avait vu Pierre. Son idole de toujours.
L’idole de tous les enfants, d’ailleurs. Mais Elouan n’avait jamais tari d’admiration pour le maître Pokémon de Hoenn qui dirigeait jadis le Conseil des Quatre de cette région.
Mais Pierre n’était déjà plus là, et Elouan marchait en direction de la salle d’entraînement souterraine.
Il avait juste eu le temps de boire un bol de soupe brûlante. Puis, Voltère lui avait posé la main sur l’épaule et lui avait dit :
-Petit, nous pouvons tous mourir dans quelques années comme dans quelques jours. Les temps ne sont plus sûrs. Tu dois avancer vite, ou tu tomberas sans jamais pouvoir te relever.
Un homme était alors venu le mener dans les profondeurs tortueuses du volcan éteint pour arriver à un dôme immense éclairé par des projecteurs aveuglants.
Une énorme rumeur vint d’abord aux oreilles d’Elouan.
Puis, après le son, ce furent ses yeux qui distinguèrent ce qui se passait sur le stade.
Des centaines de Pokémons courraient, sautaient, roulaient et marchaient en criant, hurlant, piaillant, rugissant et grognant.
Un charivari infernal se déroulait dans la plus parfaite confusion sous les yeux d’Elouan.
Un énorme Rhinocorne passa en trombe prés de lui pour venir exploser d’une charge destructrice un bloc de roche.
Les gros éclats jaillissaient et des Tyltons les réduisaient en miettes en plein vol.
Elouan réalisa soudain que ce dôme ne contenait pas que des Pokémons.
Certains dresseurs supervisaient l’entraînement de leurs monstres, à coup de sifflet ou… de fouet !
Un claquement sec vint rappeler à l’ordre un Makuhita un peu trop agité.
Elouan chercha des yeux celui qui osait utiliser ce genre d’instrument pour dresser son Pokémon.
Plissant des yeux sous l’éclat des étincelles d’un gros Raichu, Elouan repéra enfin l’homme au fouet.
Ce n’était pas un homme. Ni un Pokémon.
C’était une femme.
En combinaison de cuir, ses cheveux noirs corbeaux lui encadrant ses grands yeux brillants d’intelligence, Morgane, l’ancienne championne d’arène de Safrania, fixait Elouan de son célèbre sourire énigmatique.
-Vous ! s’écria Elouan.
-Moi-même, répliqua Morgan. Alors Elouan, on vient s’entraîner avec son Malosse ?
Stupéfié, Elouan bredouilla :
-Comment savez-vous… Je ne vous ai pas dit mon nom ni la nature de mon Pokémon ... Que… ?
Morgane eu un petit rire méprisant.
-Tu apprendras à me connaître un peu plus au fur et à mesure, finit-elle par annoncer avec une lueur dans les yeux qui fit frémir le jeune homme. Pour l’instant, je vais rapidement te mettre au courant de la structure destinée à l’entraînement, dont je suis la directrice.
Tout en marchant entre les Férosinges et les Ossatueurs, Morgane parlait, ponctuant régulièrement ses phrases par un coup de fouet menaçant en direction des plus dissipés.
-Cette zone est réservée aux Pokémons désireux de renforcer leurs aptitudes offensives et défensives, mais principalement sur le plan physique. Ici, on apprend à frapper vite et fort mais aussi à retomber sur ses pattes si on en a. Il faut aussi apprendre à encaisser sans broncher et à se relever vite.
Nous possédons aussi un grand bassin que tu as pu apercevoir en arrivant ici, ainsi qu’un jardin et une salle réservée aux coups spéciaux, à l’étage. Je te ferai visiter ces salles dans les prochains jours.
Elouan était béat d’admiration et de surprise face à cet immense complexe.
Mais Morgane dit soudain :
-Je te conseille de bien me suivre, ces Mackogneurs ne sont pas très accueillants.
En effet, une bande de trois Mackogneurs approchait en dardant des coups d’œil menaçants.
Celui qui paraissait être le chef de la bande tenta un pas de plus vers Morgane.
-Recule ! lança t’elle au monstre, il n’est pas dangereux.
Elouan comprit qu’elle parlait de lui.
Mais le Mackogneur fit craquer ses jointures en geste de défis et de ses autres bras, il fit signe à ses deux compagnons d’approcher.
Les trois monstres s’avancèrent un peu plus vers Morgane, qui s’interposait entre Elouan et eux.
Elouan voyait mal comment Morgane allait pouvoir s’en sortir à coup de fouet avec ces trois colosses aux mains grosses comme des assiettes.
Morgane rangea son fouet et repris :
-Votre maître est décidément un abruti. Reculez, dernière somation…
Pour une raison inconnue, Elouan n’aimait pas du tout le ton sur lequel avait été prononcée la dernière phrase de Morgane.
Alors tout se passa très vite.
Les trois colosses bondirent en même temps vers Elouan en mugissant férocement.
D’un mouvement encore plus rapide, Morgane étendit son bras vers eux.
Les trois Mackogneurs furent stoppés en pleine course, un mètre au dessus du sol.
Sans laisser à personne le temps de réagir, Morgane détendit ses doigts.
Les énormes Pokémons furent violemment projetés en arrière et ils vinrent percuter à une vitesse inouïe les parois en roche du dôme dans un fracas de morceaux de pierre et de poussière.
Lorsque le nuage se dissipa, Elouan pu voir les corps des Mackogneurs étendus au sol dans un enchevêtrement de membres.
Morgane baissa son bras et murmura pour elle-même.
-Cet Aldo mériterait le même sort que ses Pokémons…
Tétanisé, Elouan regarda celle qui avait étalé trois énormes colosses sans même les effleurer se retourner et lui dire d’une voix énigmatique :
-L’entraînement va débuter. J’espère que tu sais quelle conduite tu dois éviter d’adopter avec moi, maintenant…